-
Renault: Jean-Dominique Senard ne fera pas "le mandat de trop" et quittera la présidence en 2027
-
La BCE temporise face au choc énergétique, avant une possible hausse des taux en juin
-
Wall Street digère un tsunami de résultats et données économiques
-
Priorité aux palmipèdes: Varsovie arrête la circulation pour le passage des harles
-
La BCE maintient ses taux face à la montée des risques sur les prix et l'activité
-
BPCE boucle le rachat de novobanco et fait du Portugal un de ses principaux marchés
-
Mission réussie pour Ariane 6 qui lance un nouveau lot de satellites Amazon Leo, rival de Starlink
-
La Belgique veut prendre le contrôle de ses centrales nucléaires, et va négocier avec Engie
-
Défilé aérien, banquet, fanfares militaires: le roi de Suède fête ses 80 ans
-
Le patron de la COP31 appelle à "accélérer la transition vers les énergies propres"
-
France : mauvaise surprise pour la croissance, restée nulle au 1er trimestre
-
Volkswagen s'enfonce dans la crise et veut tailler encore dans ses coûts
-
La Bourse de Paris en nette baisse, entre envolée du pétrole et résultats d'entreprises
-
Très mauvaise surprise pour l'économie française, le PIB est resté stable au 1er trimestre, et pas à cause de la guerre
-
Réseaux sociaux: pas de changement "significatif" après l'interdiction pour les adolescents en Australie (gouvernement)
-
La Bourse de Paris attendue en baisse à l'ouverture
-
Bénéfice net record au premier trimestre pour BNP Paribas, première banque européenne
-
A Fos-sur-Mer, la chasse au méthane accélérateur du réchauffement climatique
-
La Société Générale garde le rythme au premier trimestre
-
Samsung voit son bénéfice net trimestriel multiplié par six grâce à l'IA
-
La BCE va maintenir ses taux malgré le choc énergétique
-
Microsoft continue sur sa lancée au 3e trimestre, dopé par le "cloud" et l'IA
-
A New York, une campagne d'affichage sauvage contre Jeff Bezos au Met Gala
-
Wall Street mitigée avant d'aborder les résultats de la tech
-
Trump dit croire en un retour des Américains sur la Lune d'ici à la fin de son mandat
-
Fed: Powell tire sa révérence comme président, restera gouverneur face aux pressions
-
Les Etats-Unis n'ont toujours pas payé leurs cotisations, annonce l'OMS
-
La Fed divisée pour la probable dernière réunion de Powell comme président
-
L'ère Garijo débute chez Sanofi, avec la promesse d'une stratégie plus claire
-
La Bourse de Paris termine en baisse, la nervosité l'emporte sur les résultats
-
Accor s'attaque à la croisière de luxe, avec "le plus grand voilier du monde"
-
Roquettes longue portée: l'alternative européenne se concrétise face au Himars américain
-
Uber ajoute la réservation d'hôtels, un pas de plus vers l'appli à tout faire
-
Fed: prise de parole très attendue de Powell, avant que Warsh n'entre en scène
-
Allemagne: le remorquage de la baleine échouée se poursuit au large du Danemark
-
Sophie Binet (CGT) exhorte le gouvernement à inscrire "au plus vite" la loi vie chère outre-mer à l'Assemblée
-
Wall Street sur la défensive avant la Fed et les résultats de la tech
-
L'Indonésie va prêter un couple de dragons de Komodo à un zoo japonais
-
Thundart: premier tir réussi d'une roquette longue portée de Safran et MBDA
-
1er-Mai: "aucune instruction" donnée aux inspecteurs du travail, mais un appel à "l'intelligence collective", dit Farandou
-
Irak: des pluies hivernales redonnent vie aux mythiques marais mésopotamiens
-
Cibles de violences, les personnalités de l'IA cristallisent angoisses et rancoeur
-
Stockholm expérimente un café entièrement dirigé par l'IA
-
La Bourse de Paris sur ses gardes malgré les bons résultats de TotalEnergies
-
Bruxelles accuse Meta de laisser les moins de 13 ans accéder à Instagram et Facebook
-
La destruction des forêts tropicales ralentit mais reste inquiétante
-
Les Bourses d'Europe en ordre dispersé en pleine saison des résultats
-
Qui a le droit de travailler le 1er-Mai ?
-
La cigarette électronique progresse chez les lycéens
-
Fin de vie: le Sénat reprend l'examen de la réforme en commission, après un report
En Irlande, le réchauffement de l'Atlantique menace la pêche
À la fin de ses études, Darragh McGuinness connaissait sa vocation: rejoindre un équipage de pêche. Mais avec le réchauffement de l'Atlantique, cet Irlandais de 23 ans craint aujourd'hui la disparition de cette activité qui fait vivre sa famille depuis des générations.
"C'est un énorme problème", dit Darragh McGuinness à l'AFP depuis la cabine de pilotage de l'Atlantic Challenge, amarré dans le port de Killybegs, dans le nord-ouest de l'Irlande. "Cela pourrait mettre un terme à la pêche, en Irlande au moins".
La forte hausse des températures dans l'Atlantique Nord cet été a accentué la pression sur un secteur déjà en difficulté. Elle a renforcé les craintes de changement dans les migrations des poissons, qui pousserait certaines espèces vers le nord, vers des eaux plus froides. Le coup pourrait être fatal.
Fin juillet, les eaux de l'Atlantique Nord ont atteint une température moyenne encore jamais mesurée jusqu'ici, avec un record de température de l'eau de surface de 24,9°C, selon l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA).
L'Atlantic Challenge, comme de nombreux bateaux de Killybegs, pêche le merlan bleu et le maquereau - très prisés sur les marchés internationaux - et rentre au port après un ou deux jours de pêche pour que les produits soient frais.
"Si on devait aller plus loin, trop au nord, il ne serait plus possible de revenir à Killybegs" avec du poisson frais, explique Darragh McGuinness.
- Chaleur "extrême" -
Le changement climatique a "un effet dramatique" sur les stocks de poissons blancs, tels que le cabillaud, qui préfèrent les eaux froides, renchérit Sean O'Donoghue, le directeur de l'Organisation des pêcheurs de Killybegs.
Il craint que ce ne soit "juste une question de temps" avant que les poissons dits pélagiques, tels que le maquereau, le merlan bleu et le hareng, ne se déplacent vers le nord: "Si l'eau continue de se réchauffer, (...) on pourrait se retrouver avec très peu de poissons".
Il a observé que les pêcheurs islandais capturaient davantage de maquereaux, tandis que les membres de son organisation attrapent plus d'espèces comme les anchois et les sardines, qui se trouvent généralement dans les eaux plus chaudes du sud.
Les températures enregistrées en juillet sont d'autant plus préoccupantes que l'Atlantique Nord atteint généralement son pic de température en septembre.
En juin, la NOAA a relevé une vague de chaleur marine "extrême" au large de l'Irlande et du Royaume-Uni.
Ce mois là, des températures dépassant de 4 à 5 degrés les normales de l'été ont été enregistrées au large des côtes irlandaises, explique Glenn Nolan, qui dirige les services océanographiques et climatiques du Marine Institute irlandais.
Des températures très élevées, jusqu'à 24,5 degrés, ont été relevées dans des baies du comté de Galway (ouest), dit-il. "C'est bien plus que ce à quoi on s'attendrait normalement".
M. Nolan s'attend à ce qu'une étude attribuant le pic de température de juin et juillet au changement climatique soit publiée d'ici peu.
Le Groupe international d'experts sur le climat (Giec) de l'ONU attribue l'intensité des vagues de chaleur marines au réchauffement climatique depuis des décennies, note l'expert basé à Galway.
- Double peine -
Les températures extrêmes pourraient bien provoquer des changements dans la migration des poissons, confirme Glenn Nolan. La prolifération d'algues dans les eaux chaudes cause déjà "des problèmes pour les mollusques et les poissons", souligne-t-il.
La pêche irlandaise est confrontée à une autre grande difficulté: les conséquences du Brexit. L'Irlande, membre de l'Union européenne, a vu ses quotas de pêche réduits de 15% d'ici 2025 dans le cadre de l'accord commercial de dernière minute conclu entre Londres et Bruxelles.
"Malheureusement, l'accord conclu a frappé de manière disproportionnée l'Irlande", déplore Sean O'Donoghue.
Il souhaite des changements dans la politique européenne de la pêche pour qu'elle prenne en compte l'impact du Brexit sur le secteur en Irlande et pour qu'elle atténue les effets du changement climatique.
"Nous ne sommes pas satisfaits de la façon dont la politique commune de la pêche de l'Europe se déroule actuellement. Il faut prendre en compte le Brexit et le changement climatique", insiste M. O'Donoghue.
Y.Tengku--CPN