-
Face à Trump, Macron et Carney plaident pour un "rapprochement profond" de leurs pays
-
Droits télé: le président du PSG Nasser al-Khelaïfi visé en France par une enquête pour prise illégale d'intérêts
-
Aux Philippines, l'angoisse d'une tribu face à un projet IA américain
-
L'Etat accorde un prêt de 2 millions d'euros à l'usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens
-
A Singapour, une tour de contrôle des centres de données veille sur l'IA
-
Saint-Pierre-et-Miquelon est "français" répond Macron à Trump à son arrivée dans l'archipel
-
Un "front du refus" inédit mobilisé à Arles contre une ligne aérienne THT
-
Catherine Ringer inhumée à Paris aux côtés de Fred Chichin
-
L'IA de Google a perpétré des cyberattaques et deviné des identifiants
-
Compagnon artificiel, robot stimulateur... L’IA, au chevet des malades d’Alzheimer
-
Derrière "Lofi Girl", un entrepreneur français et un phénomène mondial sur YouTube
-
Déplacer le village de Miquelon: pas un modèle mais des leçons à tirer, selon une géographe
-
Cuba : nouvelle panne de courant massive, la septième de l'année
-
Wall Street termine en ordre dispersé, entre Fed et taux élevés
-
Sécheresse : les stations de lavage auto sont "la seule profession à qui on interdit de travailler", s'insurgent-elles
-
En difficulté, le secteur audiovisuel cible "l'apathie" des pouvoirs publics
-
La Bourse de Paris dans le rouge, les taux d'emprunts français flambent
-
Lidl France change soudainement de patron, une "surprise totale" pour les syndicats
-
Fin de la conférence Travail Emploi Retraites, des pistes sur la table pour candidats et partenaires sociaux
-
Wall Street ouvre en baisse, digère ses gains de la veille
-
"2,1 Top boules!" La FDJ ouvre pour la première fois au public les studios du Loto
-
La sécheresse fait bouillir l'éternelle bataille du prix du lait
-
Marchés: les Etats dans l'étau de la hausse des taux
-
Conflits et carburant: Macron dresse le tableau d'une crise durable, des candidats réclament des aides "massives"
-
Macron a reçu les candidats à sa succession ou leur bras droit sur des crises qui risquent de "durer"
-
Budget: les fonctionnaires, à nouveau mis à contribution, dénoncent leur "appauvrissement"
-
Berlin plaide pour une taxe européenne sur les superprofits pétroliers
-
"Complètement fou": un navire de guerre de Louis XIV en chantier dans le Nord
-
Warren Buffett quitte la présidence de Berkshire, reste président émérite
-
Japon: des poubelles robotisées mobiles à la rescousse d'une gare de Tokyo
-
Budget: 5% de déficit pour 2027, un objectif "ambitieux" mais "réalisable", dit Lescure à l'AFP
-
La France appelle l'Europe à "des mesures concrètes et rapides" pour l'industrie chimique
-
L'Unesco peut être un "modérateur" dans le "débat global" sur l'IA, affirme son chef
-
Optique-audition: un projet d'interdiction de la publicité divise le secteur
-
Carburants à un prix record: le gouvernement ouvre la porte à de nouvelles aides
-
La Bourse de Paris en léger recul
-
Claude dirige plus d'un quart des recherches sur les futurs modèles d'Anthropic, dit la firme
-
Carburants: l'aide aux "gros rouleurs" ne "s'arrêtera pas le 30 septembre" annonce le ministre du Commerce
-
Les Bourses européennes débutent en légère baisse
-
France Télé devra économiser 90 millions d'euros en 2027, selon sa présidente
-
Aux Etats-Unis, la diaspora iranienne profondément divisée sur la guerre
-
Des bébés orangs-outans symptômes du bond du trafic d'animaux en Inde
-
Crises et carburant: Macron reçoit les candidats à sa succession ou leur bras droit
-
Des étudiants en médecine afghans au Pakistan dans l'angoisse d'une expulsion soudaine
-
Meta épinglé pour ses mesures de protection "insuffisantes" contre les deepfakes
-
Wall Street clôture en nette hausse, salue le ton de la Fed
-
Fed: le monde économique décerne un bon point à Warsh, s'interroge sur l'influence de Trump
-
Le frère de la princesse Diana lance de nouvelles attaques contre Charles III
-
Le pétrole recule un peu, les exportations saoudiennes dans le viseur
-
Première sortie publique pour le prince Harry depuis son retour au Royaume-Uni
Minneapolis: Trump durcit le ton, deux policiers suspendus
Changement de ton. L'administration Trump, qui avait joué l'apaisement ces derniers jours face à la vague d'émotions suscitée par la mort de deux Américains à Minneapolis, a de nouveau durci ses propos mercredi envers cette ville devenue l'emblème de sa politique migratoire.
La métropole du nord des Etats-Unis reste sous le choc des décès samedi d'Alex Pretti, manifestant de 37 ans, tué par des agents de la police aux frontières (CBP), quelques jours après Renee Good, une mère de famille du même âge, abattue le 7 janvier par la police de l'immigration (ICE) lors d'un rassemblement.
La police aux frontières a annoncé qu'elle avait suspendu dès samedi deux agents impliqués dans la mort d'Alex Pretti, tué de dix coups de feu alors qu'il était maîtrisé au sol. Une procédure "standard", a affirmé un porte-parole à l'AFP.
Le président américain Donald Trump, après avoir promis une "petite désescalade" et un retrait partiel des hommes masqués qui quadrillent la cité du Midwest, a renoué avec sa rhétorique incendiaire en s'en prenant au maire démocrate de Minneapolis Jacob Frey, pour avoir déclaré qu'il "n'appliquerait pas les lois fédérales sur l'immigration".
"Est-ce que quelqu'un (...) pourrait lui expliquer que cette déclaration constitue une violation très grave de la loi et qu'il JOUE AVEC LE FEU", a lancé M. Trump sur sa plateforme Truth Social.
- "Hors de contrôle" -
Signe que l'administration Trump n'entend pas relâcher son étau sur la grande ville du Minnesota, la ministre de la Justice, Pam Bondi, a affirmé sur X que seize "émeutiers" suspectés d'avoir "agressé des agents fédéraux des forces de l'ordre" avaient été arrêtés.
Et "nous nous attendons à d'autres arrestations", a-t-elle prévenu.
Des propos qui ont "profondément troublé" la juge Dulce Foster devant laquelle ont comparu ces seize personnes, la magistrate rappelant la notion de présomption d'innocence à la ministre, selon le New York Times.
Sur place, la peur des raids continue de mobiliser des citoyens qui tournent inlassablement dans les rues de Minneapolis pour débusquer et signaler la présence des policiers fédéraux.
"J'ai l'impression que les crimes commis contre les habitants de Minneapolis ont atteint un tel niveau que nous ne serons plus jamais les mêmes", assure à l'AFP Dylan Alverson, propriétaire d'un café qui offre un repas gratuit aux plus démunis.
Le président de la Conférence des évêques américains, Paul Coakley, a lui dénoncé un climat de "peur et de polarisation, qui prospère lorsque la dignité humaine est méprisée".
Mardi, la députée démocrate du Minnesota Ilhan Omar, une des cibles favorites de Donald Trump, a été agressée lors d'une réunion publique. Un homme muni d'une seringue remplie d'un liquide nauséabond s'est rué vers l'élue avant d'être maîtrisé. Le FBI enquête sur cette affaire. De source policière, la chaîne CNN affirme qu'il s'agissait probablement de vinaigre de cidre.
- Ville sous "occupation" -
L'administration Trump a toujours affirmé que ses opérations dans le Minnesota avaient pour origine un vaste scandale de fraude sociale impliquant la communauté somalienne, dont est originaire Ilhan Omar.
Le président a d'ailleurs annoncé mercredi soir la création d'un nouveau département en charge de la lutte contre la fraude au sein du ministère de la Justice pour "démasquer et arrêter les fraudeurs qui volent le peuple américain", dans une publication qui cite le Minnesota comme exemple.
"Les agents fédéraux de l'immigration terrorisent nos voisins, arrêtent les personnes de couleur (...) et brutalisent les habitants du Minnesota au nom de la sécurité publique", a fustigé dans le même temps Ilhan Omar lors d'une conférence de presse.
"Les membres de la communauté ont peur de sortir à cause de l'occupation de notre ville par l'ICE", a dénoncé l'élue.
Bref, malgré les promesses de désescalade, "on ne voit rien qui change sur le terrain, les gens se font toujours enlever dans la rue", résume auprès de l'AFP Jennifer Arnold, 39 ans, qui a créé un réseau d'entraide à Minneapolis pour emmener les enfants de migrants à l'école.
L'enquête sur la mort d'Alex Pretti, elle, doit déterminer les responsabilités des agents impliqués. Des vidéos analysées par l'AFP et d'autres médias décrédibilisent la thèse d'abord défendue par l'administration américaine selon laquelle l'infirmier, qui portait légalement une arme, menaçait les forces de l'ordre.
A Minneapolis, c'est désormais Tom Homan, émissaire présidentiel, qui pilote l'opération antimigrants depuis le départ du très martial chef de la police aux frontières, Greg Bovino.
Ce déploiement pourrait déclencher en fin de semaine une paralysie budgétaire aux Etats-Unis, où le camp démocrate veut empêcher Donald Trump de financer sa lutte contre l'immigration, quitte à aller jusqu'au "shutdown".
burs-rh-sha/eml
Y.Ibrahim--CPN