-
Le sud de la France frappé par un important incendie attisé par les vents
-
La Bourse de Paris sensible au discours du patron de la Fed
-
Plus de colis, moins de courriers: la Poste dévoile son plan de croissance sur cinq ans
-
Jeu vidéo: le format disque abandonné pour les nouveautés sur PlayStation début 2028
-
Canicule, feux de forêts: Lecornu à Marseille, le gouvernement se prépare à une troisième vague de chaleur
-
Protection des enfants: le gouvernement renforce son projet de loi après l'affaire Lyhanna
-
La princesse Anne commémore la bataille de la Somme
-
Wall Street fait une pause après un trimestre étincelant
-
France: nouveau record pour les ventes en ligne, en progression de 7% en 2025
-
Isabelle Adjani condamnée en appel à 10 mois de prison avec sursis pour fraude fiscale aggravée
-
Suède: Google condamné à verser 1,3 milliard d'euros à Klarna pour avoir défavorisé son comparateur de prix
-
Les arbres résistent pour l'instant à la canicule mais danger pour le reste de l'été
-
Zone euro: l'inflation ralentit en juin, après un pic lié à l'énergie
-
Des robinets à sec en Hongrie en pleine vague de chaleur
-
La SNCF se "prépare à faire face" aux départs en vacances malgré les fortes chaleurs
-
Chez Meta, le virage IA à marche forcée nourrit la peur et la colère
-
Dans les montagnes du Nouristan, la fierté des agricultrices afghanes
-
"Rêve brisé": des résidents étrangers face au durcissement des règles de visa au Japon
-
Les Etats-Unis ont 250 ans: le rêve américain, abîmé mais toujours vivant
-
En attendant les réformes, le secteur privé a d'ores et déjà changé Cuba
-
Trump a gagné environ 1,2 milliard de dollars dans les cryptomonnaies en 2025
-
A Washington, la "grande foire" de Trump pour les 250 ans des Etats-Unis divise
-
Wall Street: le Nasdaq conclut son meilleur trimestre depuis le Covid-19, à +21%
-
Des milliers de Sud-Africains défilent pour exiger le départ des sans-papiers
-
La Bourse de Paris termine sur une note optimiste
-
Wall Street ouvre en hausse pour clôturer un trimestre fructueux
-
A Taïwan, les cueilleuses d'algues attendent en vain la relève
-
La France vers un nouvel épisode de fortes chaleurs après une canicule exceptionnelle
-
Enfance: un projet de loi à l'Assemblée, bientôt élargi après l'affaire Lyhanna
-
Les Emirats découvrent le voyage en train, encore rare dans le Golfe
-
Canicule: la France vers un nouvel épisode de fortes chaleurs après une canicule exceptionnelle
-
Pas de revalorisation des allocations chômage au 1er juillet, une première en dix ans
-
Les Bourses mondiales dans le vert au dernier jour d'un trimestre prolifique
-
Fatigué d'être seul? Ce robot chinois à corps d'humain vous tend la main
-
Fronde contre le projet gouvernemental de consigne des bouteilles en plastique
-
Onze librairies Furet du Nord et Decitre doivent fermer, jusqu'à 163 postes touchés
-
Nombre record de "nouveaux millionnaires" dans le monde en 2025, selon UBS
-
Nombre record de "nouveaux millionaires" dans le monde en 2025, selon UBS
-
Papouasie-Nouvelle-Guinée: un projet minier fait craindre un désastre environnemental
-
France: "Sans doute un nouvel épisode caniculaire à partir de ce week-end", annonce Météo-France à l'AFP
-
Royaume-Uni: sur le départ, Starmer muscle le budget militaire pour moderniser l'armée
-
Petits colis: la France change de stratégie et suspend sa taxe au nom de l'harmonisation européenne
-
Emissaires américains et iraniens au Qatar après des frappes: ce que l'on sait
-
IA : les centres de données émettent bien plus de CO2 qu'estimé, selon Allianz Trade
-
Canicule: près de 16.000 clients restent privés d'électricité, selon Enedis
-
France: l'assagissement des prix de l'énergie soulage l'inflation en juin
-
La Bourse de Paris montre un appétit mesuré pour le risque
-
L'enquête visant Adriana Karembeu, pour soustraction aux obligations parentales, classée sans suite
-
EDF: action en justice des salariés pour connaître les rémunérations de ses dirigeants
-
Nette augmentation des tarifs bancaires cette année
Les ours du Svalbard ont résisté mieux que prévu au réchauffement
C'est "une surprise" pour les chercheurs : les ours polaires du Svalbard ont augmenté leur corpulence, résistant mieux que prévu au réchauffement climatique accéléré qui frappe la région, conclut une étude publiée jeudi, même si cette adaptation pourrait être de courte durée.
"L'augmentation de leur condition physique durant une période de perte significative de la glace de mer a été une surprise", confie à l'AFP Jon Aars, de l'Institut polaire norvégien, auteur principal de l'article paru dans la revue Scientific Reports, pour qui ce résultat pourrait s'expliquer par une diversification de l'alimentation des ours.
Les scientifiques ont analysé la corpulence de centaines d'ours entre entre 1995 et 2019 dans l'archipel norvégien du Svalbard, une région marquée par un changement climatique jusqu'à quatre fois plus rapide que la moyenne mondiale. Certaines zones de la mer de Barents ont même connu un réchauffement de près de 2°C par décennie ces 40 dernières années, soulignent les chercheurs.
Conséquence de ces conditions climatiques, la glace de mer qui sert de terrain de chasse à l'ours polaire - entre 1.900 et 3.600 individus dans toute la mer de Barents, selon un recensement de 2004 - recule.
Les scientifiques s'attendaient donc à trouver des ours plus maigres, comme dans d'autres régions du monde touchées par un même recul de la glace, mais le résultat s'est avéré étonnant.
L'indice mesurant la condition corporelle des ours, après un déclin initial entre 1995 et 2000, a "augmenté ensuite, durant une période de perte rapide de la glace de mer", concluent ainsi les chercheurs dans leur étude.
- "Surprenant" -
"Ce résultat peut sembler surprenant car il est contraire aux résultats des études menées dans d'autres populations d'ours polaires, comme dans la baie de Hudson, où la condition physique a fortement diminué à cause du réchauffement", souligne pour l'AFP la chercheuse Sarah Cubaynes, qui n'a pas participé directement à cette étude mais a aussi travaillé sur les populations d'ours.
Une dégradation de ces mesures, qui prend en compte la corpulence et les réserves de graisse, aurait été considérée comme un indicateur de futurs problèmes démographiques pour ces animaux, comme dans d'autres régions.
"Quand les conditions se dégradent, avec moins d'accès à la nourriture, on anticipe d'abord que les ours vont devenir plus maigres, en accumulant moins de graisse", "avant que les choses ne s'aggravent encore et que la survie et la reproduction ne baissent significativement", explique Jon Aars.
Les auteurs insistent donc sur l'importance de ne pas extrapoler les observations d'une région à une autre. La situation des ours du Svalbard obéit à une "relation complexe" entre leur habitat, l'écosystème, leurs gains et leurs dépenses énergétiques, soulignent-ils.
- Rennes et morses -
Pour expliquer leur résilience, les auteurs suggèrent que les ours ont pu diversifier leur alimentation, jusqu'ici composée essentiellement de phoques. Ils auraient pu chasser plus facilement les rennes et les morses, dont les populations ont de nouveau prospéré après avoir été surexploitées par les humains.
La concentration d'une espèce particulière de phoques pourrait aussi avoir augmenté lorsque la glace de mer était plus rare, demandant moins d'efforts aux ours pour les chasser.
"Une hypothèse plausible pourrait être que les ourses femelles arrivent à préserver leur condition physique toutefois au prix de produire moins de descendants", ajoute Sarah Cubaynes, évoquant une piste qui n'est pas mentionnée dans l'étude.
Même si l'adaptation des ours polaires étudiés leur semble une "bonne nouvelle", les chercheurs se montrent moins optimistes pour la suite, estimant que les ours du Svalbard finiront probablement par être rattrapés par le changement climatique dans un futur proche.
"Nous pensons qu'ils sont toujours dépendants de leur capacité à chasser des phoques sur la glace", ce qui va s'avérer plus difficile, insiste Jon Aars.
H.Müller--CPN