-
Le Tour de France s'adaptera face à la canicule, dit son directeur à l'AFP
-
Le géant américain Comcast se scinde pour isoler ses activités médias, NBCUniversal et Sky
-
La non-assurance automobile, un fléau qui perdure
-
Violences sexuelles sur les enfants: l'Etat doit mettre fin à la "fabrique" des agresseurs, disent des psychiatres
-
British American Tobacco annonce 5.500 suppressions de postes dans le monde
-
Pékin annonce des restrictions d'exportation visant 20 entités japonaises
-
Les frais supplémentaires de Ryanair annulés par la justice en Autriche
-
La Corée du Sud annonce un plan colossal d'investissements dans l'IA
-
Pangolins, chimpanzés: le commerce illégal d'espèces sauvages prospère sur Facebook
-
La princesse Kate gravit trois sommets en 24 heures pour une association d'aide aux malades du cancer
-
Le Cap-Vert, îlot de tolérance pour une communauté LGBT+ de plus en plus ciblée en Afrique
-
Les Etats-Unis et l'Iran cessent les hostilités "pour le moment"
-
En route pour Downing Street, Andy Burnham va dévoiler sa potion de "choc" pour le Royaume-Uni
-
Loi d'urgence agricole: dissensions en vue au Sénat, le gouvernement s'inquiète
-
Loi contre l'ultra fast fashion: adoption définitive en vue au Parlement
-
Près de Nancy, onze morts dans le crash d'un avion lors d'un baptême de parachutisme
-
Les fonctionnaires ne doivent pas être "les boucs émissaires" des difficultés financières, selon un ministre
-
Comité d'alerte des finances publiques le 7 juillet, nouvelles économies à la clef, selon un ministre
-
En Corée du Sud, des milliers de chiens disparus avant l'interdiction de leur viande
-
Comité d'alerte des finances publiques le 7 juillet, nouvelles économies à la clef (ministre)
-
Dans l'Idaho, la nouvelle génération de réacteurs nucléaires américains devient réalité
-
La Belgique balayée par de violents orages, un mort
-
Au salon du vélo Eurobike, l'IA pédale pour un secteur en recul
-
Un écrivain victime d'usurpation d'identité dénonce une IA qui "fait vaciller le réel"
-
L'Ardèche sur la brèche pour réguler ses sangliers
-
Canicule: les Français commencent à souffler, les hôpitaux s'accrochent encore
-
Séismes au Venezuela: au moins 1.430 morts, 50.000 disparus, l'aide internationale arrive
-
Grèce: le gouvernement offre des primes aux pêcheurs capturant des poissons-ballons
-
Le plus grand accélérateur de particules entre en chantier pour mieux traquer la matière noire
-
A Budapest, première Pride de l'après Orban, en attendant des actes
-
Pékin: la collision d'un petit avion avec un gratte-ciel a fait un mort, le pilote, et 13 blessés
-
Pour ses 80 ans, l'iconique Vespa retrouve la Ville éternelle
-
Apple voit les cinémas comme un allié du streaming, selon un de ses dirigeants
-
Une nouvelle journée suffocante pour une grande partie des Européens
-
L'Iran accuse les Etats-Unis de "violation" de l'accord, les deux pays échangent des frappes
-
A Civaux, une centrale nucléaire qui défie les canicules
-
Toujours plus de radars sol-air, un défi pour les avions de combat
-
Le Chapare, la région d'Evo Morales qui défie le gouvernement bolivien
-
Trump menace les pays européens qui taxeraient les services numériques
-
Wall Street termine la semaine en petite baisse
-
OpenAI lance son nouveau modèle GPT 5.6, limité à quelques partenaires américains
-
Enquête ouverte après des signalements sur des soupçons de trafic d'enfants sur Vinted
-
Des bijoux ayant appartenu à Claudia Cardinale vendus 826.000 euros aux enchères
-
La Bourse de Paris termine la semaine en légère baisse, sauvée par ses valeurs traditionnelles
-
Canicule: de nouveaux départements vont sortir de la vigilance rouge, les hôpitaux restent sous pression
-
Bourses: Apple et Microsoft jettent un nouveau froid sur les valeurs de la tech
-
Canicule: Édouard Geffray "ne regrette pas" d'avoir maintenu le brevet vendredi
-
Golfe de Gascogne: la justice exige de l'Etat "un plan national d'actions" pour protéger les cétacés
-
Wall Street ouvre en baisse, la tech de nouveau sous pression
-
Les Bourses mondiales lestées par les doutes sur la tech
Loi d'urgence agricole: dissensions en vue au Sénat, le gouvernement s'inquiète
Gestion de l'eau, défense contre le loup, réintroduction de pesticides interdits... Avec de nombreuses mesures qui irritent jusqu'au gouvernement, l'examen du projet de loi d'urgence agricole au Sénat promet de raviver les clivages dès lundi, un an après la fronde contre la loi Duplomb.
Une colère agricole tenace depuis l'hiver dernier, des partis politiques divisés, des associations vent debout et un gouvernement embarrassé... Alors que la chambre haute s'empare du texte à partir de 16H00, les ingrédients réunis laissent entrevoir un cocktail assez explosif dans l'hémicycle, même si les débats y sont d'ordinaire convenus.
Dominé par une alliance entre la droite et les centristes, le Sénat entend en effet aller plus loin que le projet de loi du gouvernement, promettant de lever un peu plus les contraintes au métier d'agriculteur sur plusieurs secteurs clés comme la gestion de l'eau ou la prédation du loup.
Adopté à l'Assemblée nationale début juin avec un soutien allant du camp présidentiel au Rassemblement national, ce texte est érigé comme une réponse à la mobilisation du monde agricole, venu manifester en janvier jusqu'aux portes du Palais Bourbon avec tracteurs et banderoles.
Mais pourra-t-il aboutir avant la suspension estivale des travaux parlementaires fin juillet, comme l'espère le gouvernement ? Le calendrier est tenable, mais le gouvernement a fait part publiquement de ses inquiétudes face aux intentions des sénateurs, susceptibles de tendre une partie de la classe politique comme l'opinion publique.
En cause, l'ajout par le Sénat, en commission, d'un volet relatif aux pesticides, avec la réintroduction dérogatoire et encadrée de deux produits phytosanitaires, l'acétamipride et le flupyradifurone, des insecticides interdits en France mais autorisés ailleurs en Europe.
Des mesures ressuscitées de la précédente loi Duplomb, du nom du sénateur-agriculteur LR de Haute-Loire qui fait partie des rapporteurs de la loi d'urgence au Sénat.
Censurées par le Conseil constitutionnel l'an dernier au terme de plusieurs semaines d'une mobilisation très forte de leurs opposants, ces mesures ont été retravaillées par leurs auteurs pour passer le filtre des Sages, espèrent-ils.
- "Surenchère" -
De l'autre côté de l'hémicycle, la gauche crie à la "surenchère pro-pesticides", relayant les inquiétudes d'associations de défense de l'environnement indignées face à la perspective de voir réintroduit l'acétamipride, produit toxique pour la biodiversité et potentiellement pour la santé humaine.
Le gouvernement portera un amendement pour supprimer ces dispositions dérogatoires, qui irritent très fortement la ministre de la Transition écologique Monique Barbut, totalement opposée. Sa collègue Annie Genevard, ministre de l'Agriculture, est plus ouverte à titre personnel, mais elle a reconnu un certain embarras.
"Le gouvernement n'est pas favorable à cette évolution, qui fait courir le risque de débats houleux pouvant compromettre l'adoption définitive" du texte, a-t-elle affirmé. En effet, si cette mesure est largement soutenue à droite et à l'extrême droite, elle risque de diviser profondément le bloc central, très partagé sur la question.
Pour le sénateur LR Pierre Cuypers, c'est au contraire "la seule solution pour certaines filières en danger" comme la betterave ou la noisette, a-t-il martelé en commission.
Mais les irritants sont nombreux ailleurs dans le texte. "Il faut faire attention à ce que l'acétamipride ne soit pas l'arbre qui cache la forêt", s'alarme le socialiste Jean-Claude Tissot, dénonçant "plusieurs reculs très importants qu'il faudra combattre".
En premier lieu, un dense volet sur l'eau, qui sera discuté au sortir d'une canicule exceptionnelle. Il prévoit d'atténuer les obligations environnementales sous-jacentes à la construction d'ouvrages de stockage, et le Sénat prévoit de le renforcer.
Autre pan très discuté du texte, les moyens offerts aux éleveurs pour se protéger du loup, avec la suppression d'une autorisation préalable requise pour effectuer des tirs de défense lors d'attaques sur tous les troupeaux.
Sur ces deux aspects, Monique Barbut n'a pas caché sa gêne face à l'évolution des débats: si le texte initial lui convenait, il comporte désormais des "reculs" qui "ne peuvent pas être acceptables".
Le gouvernement portera des amendements pour supprimer plusieurs de ces ajouts. Au total, quelque 1.000 amendements ont été déposés, présageant de longs débats.
Après le vote du Sénat, une commission mixte paritaire (CMP), réunion de députés et sénateurs, doit se réunir mi-juillet pour aboutir à un texte commun. Au vu des divergences, cela s'annonce d'ores et déjà très incertain.
P.Gonzales--CPN