-
Bleu, vert, écaillé: nouveau couac dans la rénovation d'un bassin cher à Trump
-
Premier cas de grippe aviaire H5 détecté en Australie
-
Royaume-Uni: un mort et des dizaines de blessés dans une collision de deux trains
-
Un musée basé sur l'IA propose une plongée sensorielle dans la forêt amazonienne
-
Rentrée 2027: Lecornu annonce une heure par semaine d'enseignement à l'IA en seconde
-
Tourisme: l'IA va faciliter les voyages personnalisés, promet le patron de Booking
-
Le gouvernement veut baisser le remboursement de la "Sécu" sur les actes médicaux
-
La Bourse de Paris termine la semaine atone
-
Ponchos rouges et wiphalas au coeur de la contestation paysanne en Bolivie
-
Duralex: la recherche de repreneurs est lancée, date limite fixée au 6 août
-
La Terre ne finira (peut-être) pas avalée par le Soleil
-
Meurtre de Lyhanna: la collégienne a été violée, de l'ADN du suspect retrouvé
-
Maisons du Monde s'en remet à des fonds britanniques après des pertes massives
-
La Bourse de Paris en hausse sur un marché tranquille
-
Malaisie: des scientifiques découvrent un "hyperparasite" s'attaquant au "champignon zombie"
-
"Comme dans un réfrigérateur" : les troglodytes échappent à la canicule
-
Les Bourses européennes portées par des mouvements contraires
-
Adaptation à la terre ferme: des fossiles chamboulent les théories
-
Chez France Travail, l'IA s'installe, pour les agents et les demandeurs d'emploi
-
Un Sud-Coréen accablé par la douleur se bat pour le droit de mourir
-
Cosmétiques: beauté et intelligence artificielle, l'heure des noces
-
Thaïlande: 18 mois de prison pour un commentaire Facebook sur la monarchie
-
Robotique: les start-up européennes se battent pour exister face aux mastodontes chinois
-
"Dernier voyage": les Etats-Unis disent au revoir à Air Force One, en attendant un modèle qatari
-
A la gare de l'Est à Paris, des centaines de voyageurs dans l'attente et la chaleur à cause d'une panne électrique
-
Marchés mondiaux: les Bourses saluent l'accord Iran-USA, le pétrole hésite
-
Wall Street clôture en hausse, soulagée par la signature de l'accord Iran-USA
-
Paris: Panne d'électricité sur le réseau au départ de la gare de l'Est, le trafic interrompu jusqu'à 22H00, annonce SNCF Gares et Connexions
-
La Bourse de Paris termine en hausse, après une nouvelle baisse du pétrole
-
Les plus riches ont un poids "considérable" sur la destruction de la nature, montre une étude
-
Drones, robots, IA: l'Ukraine impose ses leçons de guerre à Eurosatory
-
A VivaTech, la "start-up nation" fait le bilan des années Macron
-
Wall Street ouvre en hausse, se reprend après la Fed
-
Souveraineté numérique: la France et l'Europe à l'heure de la bataille des fonds
-
La Banque d'Angleterre maintient comme attendu son taux directeur à 3,75%
-
Trump balaie les critiques après la signature de l'accord avec l'Iran
-
Concurrence accrue, tension sur la ressource: les pêcheurs à Cherbourg pour leurs assises
-
En pleine crise existentielle, les métiers de la presse manifestent à Paris
-
Classés sans suite: la plateforme supprime la possibilité aux victimes de nommer leurs agresseurs
-
Maisons France Santé: un soutien pour l'accès aux soins qui fait débat
-
Une membre indépendante du conseil de surveillance de Volkswagen jette l'éponge
-
Le boom de l'IA va faire grimper le prix des iPhone, prévient le patron d'Apple
-
Niger: retour au calme à Niamey après une possible attaque jihadiste contre l'aéroport
-
Défense: John Cockerill mise sur un blindé développé à la vitesse de l'automobile
-
La Bourse de Paris en petite hausse, entre accord Etat-Unis/Iran et Fed plus ferme
-
Présidentielle en Colombie: salut militaire et K-pop s'invitent dans la campagne
-
Plateforme Classés sans suite: quand des victimes dénoncent, en ligne, leurs agresseurs
-
Fortes chaleurs: la SNCF supprime 71 trains Intercités
-
La Chine s'apprête à durcir les règles de concurrence autour des livraisons de repas
-
Malgré les promesses, les robots humanoïdes à tout faire ne sont pas pour tout de suite
Ponchos rouges et wiphalas au coeur de la contestation paysanne en Bolivie
Sur une place de Tilata, dans l'Altiplano bolivien, des centaines de paysans vêtus de ponchos rouges exhortent leurs dirigeants à durcir les manifestations qui secouent la Bolivie depuis 40 jours. Une pierre lancée vers l'estrade témoigne de leur impatience.
"Qu'il démissionne, bordel!" lance la foule dans cette localité de la province d'Ingavi, aux portes d'El Alto, bastion historique des mouvements sociaux dans le pays, en réclamant le départ du président de centre droit Rodrigo Paz.
"Nous voulons qu'il parte. Nous ne voulons pas qu'il gouverne (...) Nous ne cesserons pas les blocages tant que ce gouvernement incapable ne sera pas parti", explique à l'AFP Lidia Callisaya, dirigeante paysanne de 42 ans.
Devant les barrages de pierres, de troncs et de débris qui jalonnent les routes de la région, les véhicules exhibent une wiphala, le drapeau des peuples andins, comme un sauf-conduit.
"Nous allons radicaliser les points de blocage. Plus aucun produit n'entre ni ne sort! C'est nous qui faisons manger la ville", lance un dirigeant sous les applaudissements.
A l'origine de la majorité des barrages, les paysans ont été rejoints dans la contestation par des ouvriers, des mineurs, des transporteurs et des enseignants.
Tous dénoncent ce qu'ils considèrent comme le virage néolibéral de Rodrigo Paz et réclament des solutions à la pire crise économique que traverse le pays depuis quatre décennies.
A Tilata, localité située à près de 4.000 mètres d'altitude, les discussions se poursuivent en plein air lors du cabildo, l'assemblée syndicale des paysans aymara.
- Fouet en bandoulière -
Autour de la place, des dizaines d'hommes aux joues gonflées par les feuilles de coca qu'ils mâchent montent la garde. Fouet en bandoulière, ils arborent sur leurs chapeaux des papiers portant la mention "Police syndicale".
Ce cabildo n'est qu'une étape d'un processus de consultation plus large sur la suite du mouvement. Mais une tendance semble se dessiner : le refus de toute négociation avec le président Paz.
Au milieu de la foule de paysans, Vicente Salazar, principal dirigeant de la puissante fédération paysanne Tupac Katari du département de La Paz, affiche sa détermination.
"Le gouvernement cherche à nous épuiser. Il y a eu une réponse, mais ce ne sont que des promesses auxquelles les gens ne croient pas", explique-t-il à l'AFP. "Le peuple s'est levé et a exigé, sous forme d'ultimatum, la démission du président", ajoute-t-il.
Bien que le nombre de points de blocage soit passé d'une centaine à une cinquantaine dans tout le pays au cours des deux dernières semaines, les pénuries persistent dans les villes.
A La Paz et à El Alto les blocages continuent de peser sur le quotidien. Les prix de nombreux produits alimentaires ont doublé, l'oxygène se fait rare dans les hôpitaux et les automobilistes passent parfois plusieurs jours dans leurs véhicules dans l'espoir de faire le plein.
Le long des routes de l'Ingavi, les paysans vivent depuis des semaines dans des campements improvisés.
Face à cette détermination, Rodrigo Paz a multiplié les appels à la négociation. Mais à Tilata, ils sont accueillis avec scepticisme.
Son gouvernement affirme que ceux qui réclament sa démission sont des "narcoterroristes" associés à l'ancien président socialiste Evo Morales, visé par un mandat d'arrêt dans une affaire présumée de traite de mineure, accusation qu'il nie.
"En tant qu'indigènes, en tant que femmes en pollera, nous sommes persécutées par le gouvernement", déclare Marlen Quiroga, avocate et dirigeante paysanne de 43 ans, vêtue d'une pollera verte, la jupe traditionnelle des femmes andines.
"Nous sommes des indigènes. Notre lutte vient de nos ancêtres", dit-elle, rejetant les accusations qui réduisent le mouvement à une mobilisation en faveur d'Evo Morales et assurant que les paysans souffrent eux aussi des conséquences des blocages.
Pour autant, à Tilata, peu semblent prêts à renoncer. Les discussions doivent encore se poursuivre avant que les vingt provinces du département de La Paz n'arrêtent une position commune sur la suite du mouvement.
Y.Uduike--CPN