-
Les Bourses européennes portées par des mouvements contraires
-
Adaptation à la terre ferme: des fossiles chamboulent les théories
-
Chez France Travail, l'IA s'installe, pour les agents et les demandeurs d'emploi
-
Un Sud-Coréen accablé par la douleur se bat pour le droit de mourir
-
Cosmétiques: beauté et intelligence artificielle, l'heure des noces
-
Thaïlande: 18 mois de prison pour un commentaire Facebook sur la monarchie
-
Robotique: les start-up européennes se battent pour exister face aux mastodontes chinois
-
"Dernier voyage": les Etats-Unis disent au revoir à Air Force One, en attendant un modèle qatari
-
A la gare de l'Est à Paris, des centaines de voyageurs dans l'attente et la chaleur à cause d'une panne électrique
-
Marchés mondiaux: les Bourses saluent l'accord Iran-USA, le pétrole hésite
-
Wall Street clôture en hausse, soulagée par la signature de l'accord Iran-USA
-
Paris: Panne d'électricité sur le réseau au départ de la gare de l'Est, le trafic interrompu jusqu'à 22H00, annonce SNCF Gares et Connexions
-
La Bourse de Paris termine en hausse, après une nouvelle baisse du pétrole
-
Les plus riches ont un poids "considérable" sur la destruction de la nature, montre une étude
-
Drones, robots, IA: l'Ukraine impose ses leçons de guerre à Eurosatory
-
A VivaTech, la "start-up nation" fait le bilan des années Macron
-
Wall Street ouvre en hausse, se reprend après la Fed
-
Souveraineté numérique: la France et l'Europe à l'heure de la bataille des fonds
-
La Banque d'Angleterre maintient comme attendu son taux directeur à 3,75%
-
Trump balaie les critiques après la signature de l'accord avec l'Iran
-
Concurrence accrue, tension sur la ressource: les pêcheurs à Cherbourg pour leurs assises
-
En pleine crise existentielle, les métiers de la presse manifestent à Paris
-
Classés sans suite: la plateforme supprime la possibilité aux victimes de nommer leurs agresseurs
-
Maisons France Santé: un soutien pour l'accès aux soins qui fait débat
-
Une membre indépendante du conseil de surveillance de Volkswagen jette l'éponge
-
Le boom de l'IA va faire grimper le prix des iPhone, prévient le patron d'Apple
-
Niger: retour au calme à Niamey après une possible attaque jihadiste contre l'aéroport
-
Défense: John Cockerill mise sur un blindé développé à la vitesse de l'automobile
-
La Bourse de Paris en petite hausse, entre accord Etat-Unis/Iran et Fed plus ferme
-
Présidentielle en Colombie: salut militaire et K-pop s'invitent dans la campagne
-
Plateforme Classés sans suite: quand des victimes dénoncent, en ligne, leurs agresseurs
-
Fortes chaleurs: la SNCF supprime 71 trains Intercités
-
La Chine s'apprête à durcir les règles de concurrence autour des livraisons de repas
-
Malgré les promesses, les robots humanoïdes à tout faire ne sont pas pour tout de suite
-
Face aux attaques sur son système énergétique, l'Ukraine développe le renouvelable
-
Le réseau social W, concurrent européen de X, lance sa version publique
-
Mondial-2026: à New York, un moment suspendu pour la communauté haïtienne
-
Les Européens cherchent la parade face à la déferlante chinoise
-
Wall Street recule après que la Fed évoque une hausse des taux
-
Les dirigeants communistes cubains se réunissent pour impulser des réformes économiques
-
Entassés dans un camp de fortune en Afrique du Sud, des milliers de Malawiens espèrent rentrer chez eux
-
Drones: MBDA adapte son bouclier au civil, Naval Group à l'armée de terre
-
Le G7 fait bloc sur l'Iran et l'Ukraine après des mois de bras de fer avec Trump
-
Le Parlement adopte un texte pour relancer les investissements dans les barrages
-
Fortes chaleurs: de "bons réflexes" à adopter par tous, rappelle Santé publique France
-
France: l'Insee anticipe une croissance de 0,7% pour 2026, avec des ménages mis à rude épreuve
-
Le désengagement de marques nationales empêche la progression du Nutri-Score (rapport)
-
Le prince Harry, Meghan et leurs enfants se rendront au Royaume-Uni en juillet
-
Ormuz : trafic maritime toujours limité, mais des signes de reprise
-
Wall Street ouvre sans grand entrain, attend la Fed
Un Sud-Coréen accablé par la douleur se bat pour le droit de mourir
En proie à des douleurs atroces dues à une maladie neurologique invalidante, le Sud-Coréen Lee Myung-shik a renoncé à contrecœur à un suicide assisté en Suisse après avoir appris que sa fille risquait une peine de prison si elle l'accompagnait.
Aujourd'hui, cet homme de 65 ans se tourne vers la Cour constitutionnelle sud-coréenne dans ce qui constitue, selon son avocate, la première contestation judiciaire connue de l'interdiction de l'aide à mourir dans le pays.
Le débat reste vif en Corée du Sud: selon une enquête de 2024 de l'Institut coréen pour la santé et les affaires sociales, 82% des personnes interrogées y sont favorables. Mais en l'état du droit, toute personne aidant quelqu'un à mourir, y compris des médecins, encourt jusqu'à 10 ans de prison.
Malgré de puissants opioïdes, M. Lee endure des douleurs constantes depuis son diagnostic en 2020 de myélite aiguë, une maladie rare sans traitement. Cloué dans un fauteuil roulant, il vit avec un cathéter et dépend d'un aidant pour ses besoins les plus élémentaires.
La douleur, dit-il, donne l'impression que "mes cuisses sont écrasées par une lourde presse, comme si le bas de mon corps était pris sous un camion-benne".
"Je ne vis pas vraiment. Je me contente de survivre", a déclaré M. Lee à l'AFP, évoquant aussi escarres et nécrose cutanée. Il en est venu à considérer la mort comme la seule échappatoire.
- "La forme de torture la plus brutale" -
En 2022, il avait préparé un départ en Suisse avec l'aide de Dignitas, organisation qui accompagne les demandes d'aide à mourir. Sa fille devait l'accompagner, faute de pouvoir voyager seul.
Mais "la joie s'est transformée en tristesse" lorsqu'il a compris qu'elle risquait des poursuites à son retour. "En préparant les documents, j'ai interrompu le processus parce que je ne pouvais pas me résoudre à désigner un accompagnant", dit-il, anéantissant son "unique espoir".
En 2023, M. Lee a saisi la Cour constitutionnelle, estimant que lorsque la médecine n'offre aucun traitement et que la vie n'est faite que de souffrances, le "droit de décider de sa propre mort" devrait être garanti. "Une douleur incurable, persistante et atroce est la forme de torture la plus brutale sur Terre", affirme-t-il.
Selon Dignitas, 144 Sud-Coréens avaient sollicité ses services à la fin de l'année dernière, plaçant le pays au 14e rang mondial en la matière.
L'organisation indique avoir aidé 11 Sud-Coréens à mourir d'ici décembre 2025, sans que leurs accompagnants soient poursuivis. "Il semble que les gens aient voyagé discrètement", explique M. Lee, un risque qu'il refuse de prendre.
Selon lui, une décision favorable pourrait modifier l’interprétation de l'aide et de l'incitation au suicide et éviter des poursuites dans des cas similaires. Son avocate, Kim Jae-ryon, se dit "prudemment optimiste". Une audience publique pourrait se tenir cette année.
Un projet de loi présenté en 2024 pour légaliser l'aide médicale à mourir a été bloqué face à l'opposition de groupes religieux et de l'Association médicale coréenne.
Dans des pays comme l'Autriche, la Suisse, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, le Canada, l'Espagne, l'Uruguay et certains Etats américains, l'aide à mourir est autorisée, souvent après des années de débats et de décisions judiciaires. En Corée du Sud, ces discussions "n'ont pas encore pleinement mûri", souligne Park Hye-yoon, médecin à l'hôpital universitaire de Séoul.
M. Lee affirme toutefois que Dignitas lui a assuré "qu'ils m'accepteraient à tout moment".
A.Mykhailo--CPN