-
Euro numérique: la BCE presse l'UE d'éviter tout retard législatif
-
Stellantis passe des charges colossales après avoir pris du retard dans l'électrique
-
La fin de l'ISS, symbole d'une ère de coopération internationale
-
Toyota change de PDG et relève ses prévisions, ventes solides malgré les droits de douane
-
Malgré les mises à l'épreuve par l'administration Trump, Ørsted dans le vert en 2025
-
Amazon brille par ses résultats mais inquiète avec des dépenses records pour l'IA
-
Les Japonais attendus aux urnes, Trump soutient la Première ministre en quête de majorité
-
Cuba se dit "prêt au dialogue", les Etats-Unis affirment que des discussions sont en cours
-
L'ex-Premier ministre norvégien Thorbjørn Jagland rattrapé par l'affaire Epstein
-
Jeux vidéos, IA, algorithmes et ingérences: Macron dévoile de nouvelles pistes de régulation
-
Wall Street mise sous pression par la mauvaise passe de la tech
-
Jeffrey Epstein, conseiller et confident de la banquière Ariane de Rothschild
-
Les organisateurs du forum de Davos ouvrent une enquête sur les liens de son patron avec Jeffrey Epstein
-
IA: Anthropic sort un nouveau modèle et la rivalité avec OpenAI s'intensifie
-
Désarmement nucléaire: Trump réclame un traité "modernisé" avec la Russie
-
Selon Elon Musk, "l'argent ne fait pas le bonheur"
-
IA: Anthropic sort un nouveau modèle et intensifie la compétition avec OpenAI
-
Premiers tests concluants pour Tara Polar Station, départ prévu en juillet
-
Enseignante poignardée à Sanary-sur-Mer: l'élève placé en détention provisoire
-
Albanie : le gouvernement suspend l'interdiction de TikTok
-
Pour Sophie Adenot, un programme scientifique chargé dans l'ISS
-
Après des années d'attente, le gouvernement présente un plan contre l'infertilité
-
Wall Street recule, la pression sur la tech s'intensifie
-
Affaire Epstein/Mandelson: Starmer s'excuse mais entend rester à Downing Street
-
La BCE maintient ses taux face à l'euro fort et l'inflation ralentie
-
Dépression Leonardo: la situation reste "difficile" en Andalousie, risque "maximal" de crue du Tage au Portugal
-
Polémique sur l'épandage du sel à Berlin, paralysée par le verglas
-
Japon: le premier parc à thème permanent "Pokémon" ouvre ses portes à Tokyo
-
Norvège: jugé pour viols, le fils de la princesse Mette-Marit nie avoir drogué quiconque
-
Peur et détermination sur le rail ukrainien pilonné par les attaques russes
-
Dépression Leonardo: fin de l'alerte rouge en Andalousie, où une femme est portée disparue
-
La Bourse de Paris prudente avant la BCE
-
Londres-Heathrow premier aéroport européen, Istanbul en embuscade
-
Aux Etats-Unis, la "galère" du quotidien pour les foyers modestes
-
Sophie Adenot, une vie à rêver d'espace
-
Des grandes surfaces au gouvernement, Serge Papin nouveau chantre du "Made in France"
-
L'est de Cuba privé de courant à la suite d'une panne
-
BCE: l'euro fort et l'inflation au ralenti en ligne de mire jeudi
-
Le crooner Barry Manilow annule ses concerts à Las Vegas
-
La fumée des feux de forêt tue plus de 24.000 Américains par an, selon une étude
-
Wall Street: le désintérêt pour la tech profite aux secteurs traditionnels
-
La CGT alerte sur des libertés syndicales "en danger"
-
Maroc: plus de 100.000 personnes évacuées préventivement face aux intempéries
-
La Russie "plus liée" par le traité moribond New Start
-
L'envoi d'astronautes autour de la Lune pas avant mars, annonce la Nasa
-
Le Commerce Equitable veut plus de transparence dans nos tasses de thé
-
Un documentaire revient sur l'histoire de Lucy Letby, l’infirmière britannique tueuse de nouveaux-nés
-
Bourses: Paris et Londres terminent en hausse, Francfort en retrait
-
Canal de Panama : CK Hutchison va en justice après l'annulation de sa concession
-
Washington inaugure la diplomatie du minerai
Japon: l'économie se contracte au 1er trimestre, l'horizon s'assombrit
Le Japon a vu son économie se contracter de 0,2% au premier trimestre 2025, dans un environnement marqué par une inflation persistante et les vives incertitudes pesant sur ses exportations en raison des droits de douane américains.
Selon une première estimation officielle publiée vendredi par le gouvernement, le produit intérieur brut (PIB) de la quatrième économie mondiale a reculé de 0,2% sur un an sur les trois premiers mois de l'année, après une croissance de 0,6% au quatrième trimestre 2024.
Une performance inférieure à la prévision médiane des analystes sondés par l'agence Bloomberg (-0,1%).
L'archipel avait connu en 2024 une quasi-stagnation (+0,1%) de son PIB en termes réels (corrigés de l'inflation).
Il avait cependant enregistré en fin d'année dernière un brusque sursaut, avec une croissance de 0,6% au quatrième trimestre, à la faveur d'un excédent commercial accru. Mais cet élan s'est vite essoufflé sur les premiers mois de 2025.
La conjoncture reste maussade: l'inflation (hors produits frais) a accéléré à 3,2% sur un an en mars, tirée par l'envolée persistante des prix de l'énergie et des céréales (+25%), avec notamment une flambée record de 92,5% sur un an des prix du riz, base essentielle de la cuisine japonaise.
L'inflation persistante, quasi-systématiquement supérieure ou égale à 2% depuis 2022, contribue à effriter le pouvoir d'achat et pèse toujours sur les dépenses des ménages nippons, en dépit d'un récent sursaut de ces dernières. La consommation privée est un pilier du PIB national.
Or, cette conjoncture précaire se voit fragilisée encore davantage par l'offensive douanière engagée par le président américain Donald Trump.
- Taxes douanières -
Proche allié de Washington, le Japon est visé depuis début avril par des surtaxes douanières américaines de 25% sur l'automobile et l'acier. Or, l'automobile a représenté l'an dernier environ 28% des exportations japonaises à destination des Etats-Unis, et représente un emploi sur huit dans le pays.
Le Japon est par ailleurs menacé d'une surtaxe "réciproque" de 24% sur toutes ses exportations, mise en pause jusqu'à début juillet, et à laquelle Tokyo tente d'échapper via ses négociations avec l'administration Trump.
"En cas d’échec des négociations, il y aurait des conséquences négatives pour l’économie japonaise et les marchés actions", a affirmé Katsutoshi Inadome, stratégiste senior chez SuMi TRUST.
La Banque du Japon (BoJ) a récemment pris acte de cet assombrissement de l'horizon économique: elle ne table plus que sur une croissance du PIB japonais de 0,5% sur l'année budgétaire 2025 entamée début avril, contre 1,1% prévu précédemment.
"L'introduction de taxes douanières de grande envergure devrait avoir un impact sur l'activité commerciale mondiale, et les incertitudes accrues sont susceptibles d'avoir un impact important sur le moral des entreprises et des ménages dans le monde entier, ainsi que sur les marchés financiers", s'est alarmée la BoJ dans un rapport publié le 1er mai.
"La croissance économique du Japon devrait ralentir, les politiques commerciales entraînant l'essoufflement économique des autres pays et pénalisant les bénéfices des entreprises nationales", insistait l'institution.
Après une hausse des ventes vers les Etats-Unis, grâce aux entreprises soucieuses de gonfler leurs stocks avant les surtaxes douanières, le commerce nippon pourrait souffrir.
Les composantes de l'indice manufacturier PMI "montre déjà une diminution des commandes à l'exportation, tandis que la baisse des exportations chinoises vers les États-Unis et le ralentissement économique américain devraient peser sur les bénéfices des entreprises japonaises et sur le PIB nippon jusqu'au troisième trimestre 2025", avertissent les experts de la banque UBS dans une note.
"Cela pourrait avoir un impact sur les primes de fin d'année et les négociations salariales du printemps prochain", de quoi continuer à pénaliser la consommation, ajoutent-ils.
Face à la conjoncture maussade, et compte tenu de la possibilité de négociations tarifaires prolongées entre les États-Unis et la Chine, la BoJ pourrait attendre jusqu'à 2026 pour reprendre ses hausses de taux.
Elle avait maintenu ses taux inchangés début mai, pointant ses inquiétudes face au risque de ralentissement économique mondial.
Dans ce contexte, le plan de relance d'environ 136 milliards d'euros adopté fin décembre par le gouvernement du Premier ministre Shigeru Ishiba, via des rabais fiscaux, aides et subventions pour conforter le pouvoir d'achat, peine à faire effet.
Tout comme la mise sur le marché de stocks de riz tirés des réserves stratégiques nationales échoue jusqu'à présent à faire baisser significativement les prix de cet aliment de base pour le public.
Ng.A.Adebayo--CPN