-
Acteurs et scénarios générés par IA exclus des Oscars
-
Le roi Charles III aux Bermudes après sa visite marathon aux Etats-Unis
-
1er-Mai au Venezuela: manifestations après la "blague" de l'augmentation du revenu minimum
-
ExxonMobil et Chevron plombés par des effets comptables au 1er trimestre
-
Le pétrole chute après une nouvelle offre de Téhéran en vue de négocier avec Washington
-
Le Pentagone recrute sept entreprises d'IA pour des opérations classifiées, Anthropic écartée
-
Rio sur un air latino avant le concert géant de Shakira
-
Turquie : un 1er Mai très suivi, au moins 550 arrestations
-
Wall Street en hausse, réserve un bon accueil aux résultats d'entreprises
-
Les enfants de l’ASE, grands oubliés de la santé: un dispositif veut changer la donne
-
Le pétrole se replie après une proposition de Téhéran en vue de négocier avec Washington
-
Crise énergétique: faute de gaz, des Indiens cuisinent à la bouse de vache sacrée
-
Nouvelle offre iranienne pour tenter de débloquer les négociations avec Washington
-
Les voitures électriques décollent en France, grâce à la Renault 5 et aux marques chinoises
-
Inflation: des hausses des taux de la Fed ne doivent pas être exclues, selon un responsable
-
Royaume-Uni: le suspect de l'attaque contre deux hommes juifs inculpé et présenté à un juge
-
Téhéran active ses défenses aériennes, Trump prêt à ignorer le Congrès
-
Les voitures électriques décollent en France, mais le marché automobile reste en berne
-
Marine Tondelier propose la création d'un congé climatique
-
Maradona était "bipolaire" avec "un trouble narcissique", révèle un psychologue jugé pour sa mort
-
Les syndicats mobilisés pour le maintien d'un 1er-Mai chômé, boulangers et fleuristes dans le flou
-
Argentine: les syndicats manifestent contre l'austérité de Milei, promettent de durcir les conflits
-
La croissance d'Apple soutenue par l'iPhone et les services
-
Britney Spears inculpée pour conduite sous emprise en Californie
-
Apple: résultats trimestriels meilleurs que prévu, croissance toujours soutenue pour l'iPhone
-
Wall Street: le S&P 500 et le Nasdaq ont signé leur meilleur mois depuis 2020
-
Procès OpenAI: Musk se défend de ressembler à ceux qu'il poursuit
-
Une série documentaire sur la princesse Diana promet révélations et entretiens inédits
-
En Iran, retour à une routine devenue hors de prix
-
La Bourse de Paris termine sur une note haussière avant la pause du 1er-Mai
-
Décréter la sortie des énergies fossiles n'est "pas réaliste", dit le président de la COP31 à l'AFP
-
Thomas Buberl, l'homme qui a transformé Axa
-
Bénéfice net record au premier trimestre pour BNP Paribas
-
IA: Spotify lance un nouveau label "vérifié" pour les artistes humains
-
Renault: Jean-Dominique Senard ne fera pas "le mandat de trop" et quittera la présidence en 2027
-
La BCE temporise face au choc énergétique, avant une possible hausse des taux en juin
-
Wall Street digère un tsunami de résultats et données économiques
-
Priorité aux palmipèdes: Varsovie arrête la circulation pour le passage des harles
-
La BCE maintient ses taux face à la montée des risques sur les prix et l'activité
-
BPCE boucle le rachat de novobanco et fait du Portugal un de ses principaux marchés
-
Mission réussie pour Ariane 6 qui lance un nouveau lot de satellites Amazon Leo, rival de Starlink
-
La Belgique veut prendre le contrôle de ses centrales nucléaires, et va négocier avec Engie
-
Défilé aérien, banquet, fanfares militaires: le roi de Suède fête ses 80 ans
-
Le patron de la COP31 appelle à "accélérer la transition vers les énergies propres"
-
France : mauvaise surprise pour la croissance, restée nulle au 1er trimestre
-
Volkswagen s'enfonce dans la crise et veut tailler encore dans ses coûts
-
La Bourse de Paris en nette baisse, entre envolée du pétrole et résultats d'entreprises
-
Très mauvaise surprise pour l'économie française, le PIB est resté stable au 1er trimestre, et pas à cause de la guerre
-
Réseaux sociaux: pas de changement "significatif" après l'interdiction pour les adolescents en Australie (gouvernement)
-
La Bourse de Paris attendue en baisse à l'ouverture
Le Commerce Equitable veut plus de transparence dans nos tasses de thé
Qu'y a-t-il dans notre tasse de thé? Les planteurs sont-ils décemment payés? L'environnement est-il respecté? Un premier baromètre publié mercredi par Commerce Equitable France veut contribuer à éclairer sur les conditions de production d'une grande partie du thé vendu en France.
"Le thé est une filière globalement assez opaque, y mettre de la transparence et de la traçabilité n'est pas une mince affaire", explique Julie Stoll, déléguée générale de Commerce équitable France, collectif des acteurs du commerce équitable dans l'Hexagone (marques, labels, ONG...).
L'enquête "Teste ton thé" (https:///) s'est penchée sur les engagements sociaux et environnementaux en matière d'approvisionnement de 14 marques, représentant plus de 70% du marché français, des géants Twinings, Lipton ou Tetley, jusqu'à des marques à positionnement premium.
L'objectif est d'analyser la transparence et la crédibilité de leurs engagements publics d’achat responsable: sont-ils représentatifs de leur activité? quelles preuves de leur concrétisation?
Pour cela, documents publics et reportings ont été croisés avec des questionnaires aux entreprises (7 ont répondu), entretiens bilatéraux (six), rapports d'ONG ou encore base de données Open Food Facts sur les ingrédients des produits...
Du côté des multinationales (60% du marché français), beaucoup de documents sont disponibles, "qui montrent qu'elles ont pris la mesure de la question", mais les preuves manquent, les initiatives sont "ponctuelles" et en volumes "les engagements limités", note l'analyse.
Le baromètre, citant le Business and Human Rights Resources Center, relève en particulier le comportement de "passager clandestin" consistant à se fournir auprès de plantations certifiées bio ou fairtrade tout en payant au prix du thé conventionnel.
- Pas toujours "zen" -
Pour ce qui est des thés fins, ce segment important en France (plus de 15% du marché) offre un paysage contrasté, avec de bons élèves qui ont investi dans la traçabilité et le respect de l'environnement.
Mais certains ne livrent aucune information solide, traduisant "l’impossibilité d’attester de dispositifs concrets". En outre "la montée en gamme ne va pas forcément avec une amélioration des revenus" des producteurs, souligne Julie Stoll.
Les pionniers du bio et du commerce équitable, certifiés par des labels tiers de confiance, sont mieux notés. L'analyse s'intéresse aussi à deux marques de "bubble tea" et constate un manque de "certifications et des engagements embryonnaires". Elle ne couvre en revanche pas les marques de distributeurs.
Ce baromètre vise à "encourager l’ensemble de la filière à progresser vers des pratiques plus justes", expliquent ses promoteurs, alors que le sujet thé est resté en marge du débat public plus longtemps en France qu'ailleurs, notamment en Grande-Bretagne.
"L’image d’une tasse de thé évoque sérénité et quiétude, (...) mais la réalité de sa production raconte souvent une histoire beaucoup moins zen", disent-ils.
Sollicité par l'AFP, le Syndicat du thé et des plantes à infusion (Stepi) n'a pas réagi dans l'immédiat.
Sur 13 millions de producteurs de thé dans le monde, une large majorité vit sous le seuil de pauvreté, tandis que le changement climatique leur impose une coûteuse adaptation.
En Inde (Assam), les revenus journaliers sont estimés à 2,90 euros, 45% en-deça du niveau de vie jugé décent, selon la Fairtrade Foundation.
Dans le thé, ce sujet est compliqué par la multiplicité des intermédiaires, ou encore le maintien de grandes plantations - les petits producteurs pèsent environ 60%.
"La fragmentation de la filière, le peu de pouvoir des producteurs, un héritage colonial dans les relations économiques et sociales dans les anciennes colonies britanniques productrices (Inde, Sri Lanka, Kenya), le poids de certaines multinationales... autant de facteurs expliquant cette situation", explique à l'AFP Pierre Johnson, socio-économiste spécialiste du commerce agricole.
Auteur du livre à paraître "Thé: l'envers de la tasse", il cite aussi l'importance du thé "CTC", ce thé noir écrasé mécaniquement, qui représente plus de 60% de la valeur des échanges mondiaux et vendu deux à trois dollars le kilo, un prix bien inférieur au thé à feuille entière.
En France, environ deux personnes sur trois déclarent consommer du thé, pour un marché de près de 600 millions d'euros, selon le Stepi. Sa particularité est une forte part de bio (20% en grande distribution, selon Circana) et des thés "premium".
X.Wong--CPN