-
Route du Rhum : une course aux sponsors plus disputée que jamais
-
Santé : le changement climatique doit être déclaré "urgence sanitaire mondiale", dit un rapport de référence
-
Mbappé toujours critiqué sur les réseaux sociaux chinois malgré ses excuses
-
En faillite, le BHV Marais demande son placement en redressement judiciaire
-
Budget britannique : un peu d'air promis aux ménages, sous l'œil des marchés
-
SK hynix : nouveau bond des bénéfices au troisième trimestre porté par l'IA
-
Taux directeurs : la Fed tentée par l'abstention avant les élections de mi-mandat aux États-Unis
-
Au début de sa visite dans les Caraïbes, Charles III reconnaît les "souffrances du passé"
-
Charles III, pressé sur l'esclavage, entame une visite dans les Caraïbes
-
Wall Street clôture en hausse avant la Fed
-
Wall Street clôture en hausse, prises de bénéfices avant la Fed
-
Plus de 2.500 commerces touchés par les violences dont un millier fortement dégradés, selon CCI France
-
Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique ou le capitalisme industriel tambour battant
-
Les Houthis disent avoir frappé la plus grande raffinerie saoudienne
-
Wall Street ouvre en hausse, attend la Fed
-
Jeu vidéo : les fans se mobilisent pour sauver la saga de science-fiction Mass Effect
-
Vente de SFR: le CSE de l'opérateur débouté d'une action en référé
-
L'UE veut renforcer Frontex et élargir ses pouvoirs d'expulsion de migrants
-
Le patron de Coopérative U évoque un "véritable effondrement de la consommation de carburant"
-
Eurovision : les Pays-Bas se retirent en raison de la question "sensible" d'Israël
-
Appels à réparations pour l'esclavage: Charles III en visite délicate aux Caraïbes
-
Dans une usine centenaire anglaise, Safran prépare l'aile de l'avion de demain
Le Hellfest aux anges avec Metallica
Le Hellfest au paradis: Metallica a électrisé le festival de metal dans la nuit de dimanche à lundi, ce groupe phare adoubant l'évènement français parmi les grands rendez-vous internationaux du genre.
"Vous nous avez rendus bons", a salué le leader du quatuor californien James Hetfield en s'adressant au public (60.000 personnes dimanche soir, dont une majorité venue pour Metallica).
Après un final grandiose avec "Master of Puppets", un des incontournables, le chanteur et guitariste s'est avancé sur scène, tout sourire, pour assister au feu d'artifice ponctuant le show et une 15e édition du Hellfest exceptionnelle à plus d'un titre.
D'abord parce que le festival de Clisson --petite commune au milieu des vignobles à l'Ouest de la France, non loin de Nantes-- s'est déroulé cette année sur deux weekends élargis.
Soit sept jours au total, 350 groupes programmés, 420.000 spectateurs en tout, pour faire oublier deux saisons blanches en raison de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. Un format inédit qui ne sera pas reconduit, assure le patron de l'évènement Ben Barbaud.
Ensuite, parce que c'est la première fois que le mastodonte Metallica se produisait au Hellfest. Et que le groupe --plus de quarante ans d'existence, membres quasi-sexagénaires-- a montré qu'il était encore au dessus de la mêlée. Le show des vétérans Guns N'Roses, passés la veille au Hellfest, a paru bien décousu en comparaison.
- "Alors c'est ça l'enfer?" -
Contrairement à un Axl Rose, leader des Guns N'Roses, avare de mots avec le public, Hetfield, charismatique, maintient le lien avec l'audience.
Ainsi, après la troisième chanson, "Enter Sandman", bijou du "Black Album" de 1991 passé dans la postérité, le chanteur lance amusé: "Bon, on a joué toutes nos chansons les plus connues, qu'est-ce qu'on va faire?"
Mais Metallica déroule ensuite d'autres classiques, comme la ballade "Nothing Else Matters", reprise en choeur par le public, seul morceau calme, survenu à la moitié d'un show de deux heures.
Et Hetfield de demander: "Qui voit Metallica pour la première fois?". Devant la clameur en guise de réponse, il rebondit: "Alors bienvenue dans la famille, j'espère que vous avez fait vos devoirs et que vous connaissez les anciens albums".
Le refrain chanté par le public sur "Seek & Destroy", tiré du premier album "Kill'em all" (1983), prouve que les chansons de Metallica traversent bien l'épreuve du temps.
"Alors c'est ça l'enfer?", s'interroge encore au micro Hetfield, en référence au nom du festival ("Hellfest", "Fête de l'enfer" en anglais). Et d'ajouter: "Rien à voir avec l'enfer là-dedans", en pointant son index sur sa tempe. L'artiste n'a jamais caché ses tourments intérieurs ni les séances sur le divan du psy.
- B.O. d'Ennio Morricone -
Le show des Américains s'avère intense mais d'une sobriété scénique bienvenue au regard du groupe qui les a précédés: les Suédois de Sabaton avaient pour décor un char entouré de sacs de sable.
Metallica ne sombre pas dans la surenchère et reste sur ses basiques: l'art du solo et les ongles noirs du guitariste Kirk Hammett, le jeu accroupi du bassiste Robert Trujillo ou Lars Ulrich, batteur qui se lève après un hit, comme un boxeur après un K.O. infligé de sa frappe lourde.
Et, avant que les musiciens n'arrivent sur scène, le show commence toujours par des images du film "Le bon, la brute et le truand" sur fond de sa bande originale composée par Ennio Morricone. Dans le documentaire "Ennio" (sortie au cinéma le 6 juillet), signé Giuseppe Tornatore ("Cinema Paradiso") et consacré à ce compositeur italien de génie, Hetfield explique d'ailleurs que Morricone est une source d'inspiration. Preuve que Metallica a toujours vu plus loin que le metal.
Cet extrait de B.O. est précédé d'un titre d'AC/DC, choisi et diffusé par le groupe: "It's a Long Way to the Top". "C'est un long chemin jusqu'au sommet": Mais Metallica y est bien installé.
A.Mykhailo--CPN