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En Afrique du Sud, des chiens renifleurs à la rescousse de tortues bosselées
Dans l'immensité d'une réserve privée sud-africaine près du Cap, un border collie avance rapidement entre les herbes et les arbustes. Sa truffe scanne la végétation à la recherche de tortues géométriques, une espèce endémique de la région en danger critique d'extinction.
"Sa population est tellement faible qu'au moindre problème, elle peut rapidement s'éteindre à l'état naturel", explique Andrew Turner, spécialiste de la restauration écologique pour Cape Nature, l'autorité de conservation de la biodiversité dans la région du Cap occidental.
La chienne de trois ans est suivie attentivement par sa maîtresse, Esther Matthew de l'ONG Endangered Wildlife Trust (EWT), qui vérifie que toute la zone a été quadrillée. Devant un buisson, Delta s'arrête, scrute, et se couche. Esther Matthew fait signe à ses collègues. "Elle en a trouvé une ! C'est une femelle adulte, on le voit à son ventre plat. Les mâles ont le ventre incurvé."
Il faut alors se rapprocher et fixer le fynbos, une végétation propre à la région, pour distinguer la carapace qui se camoufle parfaitement dans la flore.
La tortue géométrique est bosselée et chaque bosse est striée de jaune, comme les branches d'une étoile. Les femelles sont les plus grandes, jusqu'à 16,5 cm de longueur, et pèsent jusqu'à 850 grammes.
La spécialiste en conservation sort un frisbee en mousse pour récompenser Delta. "Si elle trouve une tortue, on lui donne un jouet ce qui l'encourage à en trouver plus. Mais elle ne s'arrête pas pour n'importe quelle tortue, on l'entraîne à ne s'arrêter que pour la tortue géométrique."
Il est difficile d'établir leur nombre tant elles sont dures à trouver. "Dans les années 1990, on estimait qu'il y avait 1.500 individus, précise Andrew Turner, ce qui n'est déjà pas beaucoup. Selon des estimations ultérieures, on en comptait entre 600 et 800. Aujourd'hui, la population ne prospère nulle part. Il serait prudent de dire qu'il y en a encore quelques centaines."
Selon Esther Matthew, les chiens sont cinq fois plus efficaces que les hommes dans ce type de recherches. "Ils utilisent leur odorat et pas leur vue. Ils nous aident notamment à trouver les plus petites tortues, les nouveaux-nés et les jeunes, que l'on rate souvent."
- Base de données -
Après Delta, place à Dash, un border collie plus jeune, pour poursuivre les recherches. Ils sont assistés par des collègues à pied qui fouillent les arbustes à l'aide de bâtons. Ce jour-là, une petite dizaine de tortues géométriques sont localisées sur la réserve.
Ensuite commence la collecte d'informations: "On marque la carapace de chaque nouvelle tortue trouvée, on la mesure, on la pèse et on enregistre tout dans notre base de données".
Ce recensement est essentiel, au moment où la destruction de leur habitat les menace de disparition.
"Ces tortues ont un habitat très spécifique, souligne Andrew Turner. On ne les trouve que dans le Renosterveld et le Fynbos dont elles se nourrissent."
Ces végétations uniques de la région du Cap sont elles-mêmes menacées d'extinction imminente.
- Parcelles fragmentées -
"La diversité de plantes dans ces zones est incroyable, poursuit-il. Mais comme les sols y sont très riches, elles ont été investies par l'agriculture et ces plantes ont largement disparu."
"Les parcelles de végétation qui subsistent sont de plus en plus fragmentées au milieu de fermes, de routes, de villes et de sites industriels", confirme l'écologue. "Donc les populations de tortues ne sont plus reliées entre elles et ne peuvent plus se soutenir."
Plus l'habitat des tortues géométriques est réduit et morcelé, plus la population décroît et moins elle est capable d'affronter les aléas climatiques comme les sécheresses, les feux de plus en plus fréquents et intenses, ainsi que les attaques de prédateurs comme le corbeau pie.
Pas plus que le braconnage dont les tortues géométriques, comme les plantes qu'elles mangent, sont victimes. "Elles ont besoin de toute l'aide qu'on peut leur apporter", plaide Andrew Turner.
"Notre rôle est de récolter le plus de données possibles sur ces espèces", pose Zanné Brink, la cheffe du programme de conservation des terres arides à EWT. "Ensuite, nous mettons en place des partenariats avec les propriétaires, par exemple, pour les aider à protéger la faune et la flore sur leurs terres."
"Il y a une prise de conscience de la richesse de notre biodiversité dans le Cap occidental et des menaces qui pèsent sur elle", confirme M. Turner.
"Notre plus gros défi, conclut Zanné Brink, est de recueillir assez d'informations pour empêcher la disparition d'espaces essentiels de biodiversité à cause d'une utilisation préjudiciable des terres."
H.Cho--CPN