-
Guerre au Moyen-Orient: l'Inde se tourne vers les engrais biologiques
-
La Bourse de Paris sur sa lancée après l'annonce d'un accord de paix
-
A Cuba, des familles survivent dans un gymnase, sans espoir de relogement
-
France: les émissions de gaz à effet de serre ont plus baissé que prévu en 2024 et 2025
-
Face aux compagnies aériennes, l'UE privilégie la protection des passagers
-
De vastes zones de récifs coralliens pourraient résister au changement climatique, selon une étude
-
Fonction publique: un assistant IA pour tous les agents de l'Etat
-
"Même à Ouest-France": le premier quotidien français rattrapé par la crise
-
La chanteuse Bonnie Tyler est sortie du coma
-
En Ecosse, des moustiques responsables de l'arrivée d'un nouveau virus sous haute surveillance
-
Anna-Bella Failloux, une chercheuse face à la menace mondiale du moustique
-
Stériliser le moustique-tigre, le pari incertain d'une protection industrielle
-
Les rapaces chassent en fonction de la morphologie de leurs phalanges
-
Antilles: pour sauver leurs bananes, les producteurs comptent sur une nouvelle génération d'OGM
-
Réseaux sociaux et plateformes vidéo prennent le pouvoir sur l'info
-
Japon: la banque centrale relève son taux au plus haut depuis 1995
-
Boulangers et fleuristes: les débats sensibles autour du 1er-Mai reprennent au Sénat
-
Au G7, coup de projecteur sur l'Ukraine, éclipsée par l'Iran
-
Trump annonce un meeting politique le 4 juillet pour la fête nationale
-
Accord Iran-USA: Wall Street termine en nette progression, record du Dow Jones
-
Ses oliviers décimés, le sud des Pouilles lutte pour se réinventer
-
Armements: l'accès à des stands israéliens à nouveau interdit lors d'un salon en France
-
A69: au Conseil d'Etat, le rapporteur public défend la "raison impérative d'intérêt public majeur"
-
IA: la start-up de Yann LeCun intègre le palmarès des entreprises de la French Tech
-
Le président birman en Chine pour renforcer les liens commerciaux
-
KNDS lance un char de transition, le futur programme franco-allemand patine
-
Trump arrivé au sommet G7, Macron veut contribuer à la réouverture d'Ormuz
-
Wall Street ouvre en nette hausse, célèbre l'annonce d'un accord au Moyen-Orient
-
Les yeux tournés vers une Europe fermée, le voyage en suspens des migrants en Mauritanie
-
Le salon Eurosatory s'ouvre dans une Europe qui se met en posture de guerre
-
Des tribunaux de plus en plus sévères face aux erreurs de l'IA
-
Trump très attendu au G7 d'Evian, après l'accord conclu avec l'Iran
-
San Juan, une province argentine à sec, entre glaciers en souffrance, cultures, et mines à venir
-
Accord Iran-USA salué par la Bourse de Paris, Safran à la fête, TotalEnergies à la traîne
-
Accord Iran-USA: les Bourses européennes en hausse à l'ouverture
-
Bac 2026: coup d'envoi des épreuves écrites de terminale avec la philosophie
-
Argentine: Taty Almeida, figure des Mères de la place de Mai, est décédée
-
Argentine: Taty Almeida, figure de la lutte pour les droits humains, est décédée
-
Londres et Tokyo scellent un vaste partenariat économique et technologique
-
Michelin mise gros sur les "pneus de l'extrême", une discrète manne financière
-
Londres intercepte un pétrolier de la flotte fantôme russe dans la Manche
-
Face à la pénurie de logements, la conversion d'immeubles de bureaux s'intensifie à New York
-
La crise pétrolière laisse les pêcheurs mozambicains sur la berge
-
Le crabe bleu, un envahissant crustacé à savourer pour mieux le contrôler
-
Au G7, Trump imposera son humeur et son calendrier
-
La Suède célèbre les noces d'or du couple royal
-
Rheinmetall n'exclut pas un retrait de Paris du char franco-allemand du futur
-
Téhéran et Washington sur le point de finaliser un accord, annonce le médiateur pakistanais
-
L'accusation de "narcoterroriste" a remplacé celle de "communiste" estime la Nobel de la paix Rigoberta Menchú
-
Budget: Lecornu demande à ses ministres de "corriger" les demandes des services
L'Assemblée générale de l'ONU appelle à réguler l'IA et ses risques
Face à l'explosion de l'intelligence artificielle qui suscite enthousiasme et inquiétudes, l'Assemblée générale de l'ONU a appelé jeudi, dans sa première résolution sur le sujet, à la mise en place de "normes" internationales pour garantir des outils "sûrs" et respectant les droits humains.
Cette résolution adoptée par consensus, à l'initiative des Etats-Unis, est "une étape historique pour l'établissement de règles internationales claires pour l'intelligence artificielle (IA)", a réagi la vice-présidente américaine Kamala Harris, insistant pour que ces technologies soient développées de façon à "protéger tout le monde des préjudices potentiels" tout en s'assurant que chacun puisse "profiter des avantages".
La résolution, qui exclut l'IA relevant du domaine militaire, souligne "qu'il faut établir des normes permettant de garantir que les systèmes d'intelligence artificielle soient sûrs, sécurisés et dignes de confiance".
Et ce, dans le but de "favoriser plutôt que d'entraver, la transformation numérique et l'accès équitable aux avantages que procurent ces systèmes", pour atteindre les Objectifs de développement durable de l'ONU qui visent à assurer un avenir meilleur pour l'humanité toute entière d'ici 2030.
La résolution est en effet principalement concentrée sur les gains potentiels de l'IA en matière de développement, et se dit "résolue à combler le fossé numérique" entre les pays et à l'intérieur des pays.
"L'accent sur le développement est un effort délibéré des Etats-Unis pour gagner la sympathie" de pays pauvres, a commenté auprès de l'AFP Richard Gowan, analyste à l'International Crisis Group.
C'est "plus facile" que "d'attaquer de front les questions de sécurité, pour une première initiative".
L'ambassadrice américaine à l'ONU Linda Thomas-Greenfield a ainsi mis en avant les "opportunités" de l'IA pour "accélérer la lutte contre la pauvreté, sauver des vies, protéger notre planète", évoquant notamment le diagnostic médical ou l'agriculture.
Mais l'IA pose aussi des "défis existentiels universels", a-t-elle insisté, s'inquiétant notamment des "deepfakes" qui risquent de "saper l'intégrité du débat politique en cette année où plus de la moitié du monde va élire ses dirigeants".
- "Algorithmes dominés par les hommes" -
Le texte souligne d'ailleurs les menaces posées par des technologies conçues ou utilisées "à mauvais escient ou avec l'intention de nuire". Il reconnaît aussi que sans la mise en place de "garanties", l'IA risque de nuire aux droits humains, de renforcer les préjugés et les discriminations et de mettre en danger la protection des données personnelles.
Il demande ainsi à tous les Etats membres et autres parties prenantes de "s'abstenir ou de cesser de se servir des systèmes d'intelligence artificielle qu'il est impossible d'utiliser dans le respect des droits humains ou qui présentent des risques excessifs pour l'exercice des droits humains".
Les mises en garde se multiplient concernant en particulier les outils d'IA générative et les risques qu'ils présentent pour la démocratie et la société, notamment via la création de fausses images et discours qui s'immiscent dans les campagnes électorales.
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a fait de la régulation de l'IA une de ses priorités, appelant à la création d'une entité onusienne sur le modèle par exemple de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Soulignant régulièrement les menaces liées à la désinformation et aux préjugés, il a la semaine dernière alerté sur les "partis pris" de technologies conçues principalement par des hommes et qui "ignorent" les besoins et les droits des femmes.
"Des algorithmes dominés par les hommes pourraient littéralement programmer des inégalités dans des activités comme la planification urbaine, la solvabilité ou l'imagerie médicale, pour des années".
"Je ne pense pas que les Etats-Unis veuillent laisser Guterres mener cette conversation si sensible, alors ils entrent en jeu pour modeler le débat", a estimé Richard Gowan, décrivant une "course" entre les Etats-Unis, la Chine ou d'autres Etats pour être aux avant-postes sur cette question de société.
Le Parlement européen a lui adopté en mars une législation unique au monde pour encadrer les systèmes d'IA comme ChatGPT.
"Cette résolution n'est pas une fin en soi, c'est le début de notre voyage collectif", a commenté jeudi l'ambassadeur marocain à l'ONU Omar Hilale, la voyant comme une "étape" pour de futures initiatives multilatérales en la matière.
Y.Tengku--CPN