-
De vastes zones de récifs coralliens pourraient résister au changement climatique, selon une étude
-
Fonction publique: un assistant IA pour tous les agents de l'Etat
-
"Même à Ouest-France": le premier quotidien français rattrapé par la crise
-
La chanteuse Bonnie Tyler est sortie du coma
-
En Ecosse, des moustiques responsables de l'arrivée d'un nouveau virus sous haute surveillance
-
Anna-Bella Failloux, une chercheuse face à la menace mondiale du moustique
-
Stériliser le moustique-tigre, le pari incertain d'une protection industrielle
-
Les rapaces chassent en fonction de la morphologie de leurs phalanges
-
Antilles: pour sauver leurs bananes, les producteurs comptent sur une nouvelle génération d'OGM
-
Réseaux sociaux et plateformes vidéo prennent le pouvoir sur l'info
-
Japon: la banque centrale relève son taux au plus haut depuis 1995
-
Boulangers et fleuristes: les débats sensibles autour du 1er-Mai reprennent au Sénat
-
Au G7, coup de projecteur sur l'Ukraine, éclipsée par l'Iran
-
Trump annonce un meeting politique le 4 juillet pour la fête nationale
-
Accord Iran-USA: Wall Street termine en nette progression, record du Dow Jones
-
Ses oliviers décimés, le sud des Pouilles lutte pour se réinventer
-
Armements: l'accès à des stands israéliens à nouveau interdit lors d'un salon en France
-
A69: au Conseil d'Etat, le rapporteur public défend la "raison impérative d'intérêt public majeur"
-
IA: la start-up de Yann LeCun intègre le palmarès des entreprises de la French Tech
-
Le président birman en Chine pour renforcer les liens commerciaux
-
KNDS lance un char de transition, le futur programme franco-allemand patine
-
Trump arrivé au sommet G7, Macron veut contribuer à la réouverture d'Ormuz
-
Wall Street ouvre en nette hausse, célèbre l'annonce d'un accord au Moyen-Orient
-
Les yeux tournés vers une Europe fermée, le voyage en suspens des migrants en Mauritanie
-
Le salon Eurosatory s'ouvre dans une Europe qui se met en posture de guerre
-
Des tribunaux de plus en plus sévères face aux erreurs de l'IA
-
Trump très attendu au G7 d'Evian, après l'accord conclu avec l'Iran
-
San Juan, une province argentine à sec, entre glaciers en souffrance, cultures, et mines à venir
-
Accord Iran-USA salué par la Bourse de Paris, Safran à la fête, TotalEnergies à la traîne
-
Accord Iran-USA: les Bourses européennes en hausse à l'ouverture
-
Bac 2026: coup d'envoi des épreuves écrites de terminale avec la philosophie
-
Argentine: Taty Almeida, figure des Mères de la place de Mai, est décédée
-
Argentine: Taty Almeida, figure de la lutte pour les droits humains, est décédée
-
Londres et Tokyo scellent un vaste partenariat économique et technologique
-
Michelin mise gros sur les "pneus de l'extrême", une discrète manne financière
-
Londres intercepte un pétrolier de la flotte fantôme russe dans la Manche
-
Face à la pénurie de logements, la conversion d'immeubles de bureaux s'intensifie à New York
-
La crise pétrolière laisse les pêcheurs mozambicains sur la berge
-
Le crabe bleu, un envahissant crustacé à savourer pour mieux le contrôler
-
Au G7, Trump imposera son humeur et son calendrier
-
La Suède célèbre les noces d'or du couple royal
-
Rheinmetall n'exclut pas un retrait de Paris du char franco-allemand du futur
-
Téhéran et Washington sur le point de finaliser un accord, annonce le médiateur pakistanais
-
L'accusation de "narcoterroriste" a remplacé celle de "communiste" estime la Nobel de la paix Rigoberta Menchú
-
Budget: Lecornu demande à ses ministres de "corriger" les demandes des services
-
Washington invoque la sécurité nationale et force Anthropic à suspendre son IA la plus puissante
-
L'Iran et les Etats-Unis jugent un accord proche
-
Les Bourses mondiales terminent en hausse, saluent les débuts de SpaceX à Wall Street
-
SpaceX, l'entreprise qui promet Mars, en cinq moments forts
-
Wall Street en hausse, table sur un accord USA-Iran et salue l'entrée en Bourse de SpaceX
Le monde universitaire britannique en alerte après une cyberattaque contre la British Library
Une cyberattaque ayant visé la vénérable British Library de Londres a révélé la vulnérabilité des institutions universitaires britanniques, bien moins protégées que les banques, les entreprises ou les infrastructures essentielles.
Fin octobre, la bibliothèque nationale britannique a annoncé que ses services numériques, incluant son catalogue, étaient hors service en raison d'une cyberattaque, rendant impossible toute recherche de documents.
Les 600.000 thèses qu'elle garde, vitales pour les étudiants et les chercheurs, étaient aussi inaccessibles en ligne.
"Il s'agit d'une énorme bibliothèque numérique, de journaux capitaux pour écrire des travaux de recherche", explique Louise Marie Hurel, chercheure à la London School of Economics et au sein du programme dédié à la cybersécurité au centre de réflexion Rusi. Son rôle "n'est pas seulement de prêter ou d'emprunter des livres (...), c'est un trésor national en terme de savoirs".
La collection de la bibliothèque est l'une des plus importantes au monde, avec 170 millions de livres, magazines, manuscrits, journaux, mais aussi documents numériques et enregistrements sonores.
Parmi ses pièces rares figurent notamment le plus ancien exemplaire du poème épique anglais "Beowulf" et la première édition rassemblant des oeuvres de William Shakespeare.
Si le catalogue est de nouveau accessible en ligne depuis lundi, Azeem Aleem, directeur pour l'Europe du nord au sein de la société de cybertechnologie Sygnia, affirme que la situation reste "critique", la bibliothèque indiquant qu'elle aura besoin de plusieurs mois pour restaurer l'ensemble des services touchés.
Pour lui, cette attaque montre à quel point le milieu universitaire et le secteur public sont devenus des "mines d'or" pour les hackers, avec souvent des protocoles de sécurité moins drastiques.
- Cible de choix -
Le groupe de hackers Rhysida a revendiqué l'attaque contre la British Library et réclamé une rançon de 20 bitcoins (plus de 760.000 euros au cours de mardi) pour le débloquer.
Selon Paul Tumelty, responsable de Mandiant Consulting, société de conseil en cybersécurité appartenant à Google, les hackers ont probablement mis "un premier pied" dans le système via "du phishing ou l'exploitation d'une vulnérabilité", comme par exemple l'ouverture par un membre du personnel d'une pièce jointe piégée dans un mail.
Si les données piratées apparaissent moins sensibles que dans d'autres secteurs, la réputation de la British Library est telle qu'elle en fait une cible de choix, estime Azeem Aleem.
La bibliothèque a refusé de payer la rançon et Rhysida a mis sur le dark web environ 500.000 fichiers contenant les données personnelles des visiteurs, des abonnés et du personnel.
Mais la remise en état de son système devrait coûter au moins 6 millions de livres (6,9 millions d'euros), soit 40% des réserves financières de l'institution.
Son directeur général Roly Keating a estimé sur un article de blog que la tradition d'ouverture de l'institution avait été utilisée contre elle.
"Notre profond engagement à l'ouverture, l'accès et la découverte signifie que nous exploitons pleinement les immenses possibilités offertes par la technologie, tandis qu'en tant que gardiens de nos collections nous sommes aussi confrontés au défi toujours croissant de protéger notre patrimoine numérique des attaques", a-t-il affirmé.
Pour Louise Marie Hurel, ces "valeurs cardinales" n'ont pas besoin d'être abandonnées, seulement mieux protégées: "Cela signifie être plus prudent dans les pratiques de sauvegarde de base, et veiller à investir un peu plus dans la cybersécurité".
Elle appelle ainsi le gouvernement à améliorer la prise de conscience et à classer le secteur de l'éducation parmi les infrastructures essentielles du Royaume-Uni.
Il ne s'agit pas seulement d'empêcher les attaques mais aussi d'en atténuer les conséquences, explique Azeem Aleem, qui ajoute que les hackers ont pu avoir un accès illimité au réseau de la British Library "pendant une à deux semaines, voire plus".
L'expert appelle ainsi les institutions universitaires à renforcer leur sécurité en réalisant des simulations de piratage et en créant des "centres de crise" capables de répondre rapidement en cas d'attaque.
A.Zimmermann--CPN