-
Dans les zoos, les animaux "équipés" pour supporter la canicule
-
Dans les serres de tomates, ouvriers et bourdons à l'épreuve de la canicule
-
Canicules extrêmes, sécheresses intenses: une pépinière expérimentale prépare la forêt de demain
-
努莎·奧貝爾與迪特馬爾·沃伊德克:波茨坦如何辜負一名重度殘障幼兒
-
Contre la Russie et pour leur droits, le double front des soldats LGBT+ ukrainiens
-
Plus de 850.000 collégiens passent le brevet en pleine canicule
-
Charles III révèle avoir payé plus de 30 millions de livres d'impôts depuis 2022, une première
-
Le changement climatique, coupable "sans équivoque" de l'intense canicule en Europe
-
L'insupportable canicule de New Delhi, surtout à l'intérieur des maisons
-
La présidente du Mexique et le roi d'Espagne scellent la réconciliation
-
Deux tiers de la France encore en alerte canicule maximale, décrue des températures à l'horizon
-
Wall Street termine sans direction claire, la tech toujours à la peine
-
Canicule: 11 départements quittent la vigilance rouge, des hôpitaux "saturés"
-
Le centre de rétention "Alcatraz des alligators" de Trump a fermé
-
Marylise Léon, le réformisme radical conforté à la tête de la CFDT
-
Chantre du made in France, Le Slip français prépare son entrée en Bourse
-
Marylise Léon reconduite à la tête de la CFDT pour un mandat de quatre ans
-
La vigilance rouge canicule à son pic jeudi, l'impact sanitaire redouté
-
La canicule, un ennemi sournois pour les chiens et les chats
-
Macron accueille Meloni sur la Côte d'Azur pour un sommet de la bonne entente
-
A Athènes, 81 ans après, des familles de déportés retrouvent leurs effets personnels
-
La volatilité gagne Wall Street après les résultats de Micron
-
Canicule: le système de soins en gestion de crise, de premiers décès constatés en France
-
Gérard Brémond, fondateur du groupe touristique Pierre & Vacances, est mort à 88 ans
-
Wall Street ouvre en hausse, soulagée par les performances de Micron
-
Des salariés de Renault rassemblés contre la fermeture d'un site d'ingénierie dans les Yvelines
-
IBM dévoile une nouvelle technologie qui augmente de 50% la puissance des puces
-
La France arraisonne un cinquième pétrolier de la flotte fantôme russe
-
A Gaza, la "Smile Kitchen Academy" renaît de ses cendres malgré les pénuries
-
Les Etats-Unis ne veulent pas d'un accord avec l'Iran "à n'importe quel prix"
-
Au Cambodge, caméras, micros et IA dévoilent la faune cachée des montagnes
-
Tempête dans le cloud: l'UE veut serrer la vis à Amazon et Microsoft
-
Double séisme au Venezuela: au moins 32 morts, d'importantes destructions
-
Canicule en France: les acteurs du tourisme s'adaptent, sans craindre de coup de froid sur la fréquentation
-
Présidentielle: Benjamin Duhamel va animer une émission politique le dimanche sur France Inter et France 2
-
La dette française dépasse les 3.500 milliards d'euros, en pleine préparation du budget 2027
-
Au pays du yaourt, les producteurs de lait bulgares perdent pied
-
Canicule: les feux de forêt gagnent de nouveaux territoires
-
Le tube des Spice Girls "Wannabe" fête ses 30 ans, sur fond de rumeurs de retrouvailles
-
Auroville ou la fin d'une utopie dans l'Inde de Modi
-
L'Iran met en garde contre toute traversée d'Ormuz sans son autorisation
-
Double séisme au Venezuela, destructions et panique à Caracas
-
Réformes cubaines: un virage à la chinoise ou un capitalisme oligarchique ?
-
Adieu la CPME: la 2e organisation patronale devient Les Entrepreneurs, pour une nouvelle ère
-
Un jeu à 80 dollars mais sans disque: "Grand Theft Auto VI" a débuté les précommandes de l'année
-
Rubio promet de défendre les intérêts des pays du Golfe dans les négociations avec l'Iran
-
Canicule: encore 15.000 foyers sans électricité dans le Finistère, 680 dans le Vaucluse
-
La Bourse de Paris dans le vert, entre baisse du pétrole et interrogations sur la tech
-
Ormuz: "quelques semaines" nécessaires pour évacuer les marins, selon le patron de l'agence maritime de l'ONU
-
Au Parc zoologique de Paris, Isis et Inaya incarnent l'espoir des Lions du Nord
Dans les serres de tomates, ouvriers et bourdons à l'épreuve de la canicule
Des horaires allégés et des réveils plus matinaux: dans les serres de tomates bretonnes, les ouvriers agricoles doivent s'adapter à la chaleur étouffante, qui les fait transpirer à grosses gouttes. A l'instar des bourdons, qui pollinisent moins.
Il est à peine 09h00 dans la campagne verdoyante de Taulé, à quelques kilomètres au nord-ouest de Morlaix (Finistère), et la température extérieure avoisine déjà les 30°C.
"Aujourd'hui, ça commence à chauffer plus fort qu'hier", remarque Tomislav Stojanovic, chef d'équipe de 53 ans, hissé sur une nacelle au-dessus de la canopée des plants de tomates.
Dans ces immenses serres en verre qui s'étendent à perte de vue, le thermomètre n'affiche encore que 27°C, aidé par l'effet refroidissant de la transpiration des plantes.
"La plante se ventile et rejette de l'eau dans l'atmosphère, ce qui permet de faire baisser la température dans la serre", détaille Guénolé Kerbrat, maraîcher de 45 ans, qui exploite 9 hectares avec sa famille.
En plein soleil, la chaleur est cependant vite accablante. Pour parer à sa virulence, Tomislav a emporté casquette, bouteille d'eau et ventilateur sur son chariot élévateur. "Comme ça, j'ai un peu d'air quand il commence à faire trop chaud", dit-il.
En pleine canicule, "tu travailles pas bien, tu passes ton temps à boire de l'eau", lâche Ronan Le Borgne, 46 ans, transpirant sous son treillis et sa casquette Jurassic Park.
Et encore, "le matin, il fait bon, c'est agréable", explique l'ouvrier agricole, qui se félicite de terminer le travail à 13h00, alors que les températures maximales doivent avoisiner 36°C l'après-midi - 16 degrés au-dessus des normales de saison.
- Journée décalée et écourtée -
"Après 14h00, on ne pourrait pas travailler. Pour notre santé, ça serait insupportable", dit-il.
"On suffoquerait", confirme Lætitia Miossec, 37 ans, qui assure elle aussi ne pas souffrir de la chaleur précoce du matin. "Ça va, c'est supportable. Je m'adapte", dit-elle, malgré les gouttes qui perlent sous sa casquette.
Depuis que le thermomètre s'affole, M. Kerbrat a décalé les horaires de travail de ses salariés, qui commencent deux heures plus tôt - à 06h00 - et ne travaillent pas l'après-midi.
La journée de travail a même été écourtée d'une heure et demi lors des trois journées les plus chaudes de la semaine.
"On ne peut pas demander au personnel de travailler dans ces conditions exceptionnelles. On est moins efficace au bout d'un moment. Ça ne sert à rien de les faire travailler pour le principe", explique l'agriculteur aux mains noircies par la sève des plants de tomates.
Les postes de travail ont également été adaptés pour éviter aux équipes qui s'occupent du palissage d'être exposés au soleil en fin de matinée.
Quant aux ruches de bourdons, il a fallu tripler leur nombre pour s'assurer une bonne pollinisation. Car par cette chaleur, "les bourdons travaillent moins. Ils adaptent leurs horaires, comme nous", sourit M. Kerbrat.
"Il faut qu'on apporte plus de bourdons pour bien féconder nos fleurs. Sinon, il va y avoir des fruits en moins dans les grappes de tomates", ajoute-t-il.
Dans les années qui viennent, le maraîcher estime d'ailleurs qu'il va devoir investir pour s'adapter "aux conditions climatiques futures", en installant des écrans d'ombrage ou des systèmes de brouillard diminuant la température dans les serres.
- "Un cap est passé" -
"Avant, 30°C c'était dingue (en Bretagne, ndlr). Maintenant, c'est normal. On sent qu'un cap est passé et qu'on va avoir des canicules à répétition", remarque-t-il.
Région au climat tempéré, la Bretagne produit un quart des tomates françaises, avec 150.000 tonnes par an, cultivées quasi exclusivement sous serres.
Au-delà de la tomate, c'est toute la production légumière de la région, grosse productrice de choux-fleurs, artichauts et brocolis, qui pourrait être menacée par ces pics de chaleurs récurrents.
"C’est assez brutal", confirme Marc Kerangueven, président de la Sica de Saint-Pol-de-Léon, première coopérative légumière française.
"Je suis plutôt quelqu'un d'optimiste mais là, je suis inquiet", confie l'agriculteur. "Si ça continue comme ça, il va falloir évoluer. Nos cultures ne sont pas adaptées à ce genre de températures".
Y.Tengku--CPN