-
La BCE bousculée par le choc énergétique au Moyen-Orient
-
Ormuz: l'idée d'un couloir maritime sécurisé devant l'agence maritime de l'ONU
-
Trump reçoit la Première ministre japonaise, qu'il presse de l'aider sur Ormuz
-
Wall Street termine en baisse, l'inflation en ligne de mire
-
Face à la guerre, la Fed prédit une inflation tenace aux Etats-Unis
-
Royaume-Uni: Kevin Spacey conclut un accord avec trois hommes l'accusant d'agressions sexuelles
-
La Bourse de Paris finit en léger retrait, entre le Golfe et la BCE
-
Israël tue une autre figure iranienne, un immense champ gazier visé
-
"Rien ni personne ne nous fera oublier ce qui se passe en Ukraine", dit Pedro Sánchez à Zelensky
-
Avec la guerre au Moyen-Orient, le gel des taux directeurs de la Fed parti pour durer
-
Prix du pétrole et indicateur d'inflation minent Wall Street
-
IA: le gouvernement américain juge "inacceptable" le risque que lui fait courir Anthropic
-
Une bizarrerie de plus chez l'ornithorynque
-
Leboncoin réduit le télétravail et affronte à la première grève de son histoire
-
Bombardement sur un hôpital de Kaboul: préparation des funérailles, lourd bilan, confirme une ONG
-
Le loueur d'avions AerCap commande 100 monocouloirs A320 et A321 à Airbus
-
La Bourse de Paris dans le vert, avec la baisse des prix du pétrole
-
Pour les fans de BTS, un retour de bâton... lumineux
-
A Dijon, sur les traces de Gaulois enterrés assis
-
La guerre ravive l'inflation et la perspective d'un gel des taux prolongé aux Etats-Unis
-
Faste royal au premier jour de la visite d'Etat du président nigérian au Royaume-Uni
-
Le système ne "fera jamais partie" des discussions, dit une diplomate cubaine
-
Le Premier ministre irlandais tient courtoisement tête à Trump
-
Les marchés boursiers reprennent leur souffle, malgré la hausse du pétrole
-
Wall Street termine en hausse malgré les tensions géopolitiques
-
Inquiétudes autour d'un vide juridique sur la pédocriminalité en Europe
-
Israël affirme avoir tué le chef de la sécurité en Iran Ali Larijani
-
Les Bourses européennes clôturent en hausse, les yeux tournés vers les banques centrales
-
Visage des opérations anti-immigration de Trump, le policier Greg Bovino part à la retraite
-
Etienne Davignon ou les tourments de l'histoire belge
-
Wall Street résiste au rebond du pétrole
-
Logement: les expulsions ont atteint un niveau record en 2025
-
Hôpitaux publics: l'activité est restée "très dynamique" en 2025
-
Un survivant de la bombe atomique d’Hiroshima, enlacé par Obama en 2016, meurt à 88 ans
-
Près des trois quarts des Français disent avoir renoncé à un soin ces 5 dernières années
-
Frappes d'envergure sur l'Iran et le Liban, Trump déçu par ses alliés
-
Nvidia présente des puces conçues pour les centres de données dans l'espace
-
Trump insiste auprès d'alliés réticents pour aider les Etats-Unis à sécuriser le détroit d'Ormuz
-
Un juge suspend la refonte de la politique vaccinale américaine par l'administration Trump
-
Trump déplore le manque d'enthousiasme de ses alliés à venir sécuriser le détroit d'Ormuz
-
Moyen-Orient: le pétrole recule, les marchés mondiaux reprennent leur souffle
-
Pris à son tour par la fièvre OpenClaw, Nvidia lance sa plateforme d'agents IA
-
Wall Street reprend des couleurs avec le recul du pétrole
-
Les dugongs, tortues et poissons du Golfe menacés par la guerre
-
Cuba annonce que ses émigrés, notamment résidant aux Etats-Unis, vont pouvoir investir
-
Un risque de stagflation "assez élevé" aux États-Unis, assure l'économiste Joseph Stiglitz
-
Aux Oscars, la victoire surprise de "Mr Nobody contre Poutine"
-
Toutes les bases de l'ADN détectées sur un nouvel astéroïde
-
Wall Street ouvre en hausse, aidée par la détente du pétrole
-
Climat: la France menace de bloquer des fonds européens pour l'Inde
La BCE bousculée par le choc énergétique au Moyen-Orient
La flambée des prix de l'énergie due à la guerre au Moyen-Orient dominera la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi, avec des conséquences encore incertaines sur l'inflation et la croissance en zone euro.
Le conflit a entraîné une quasi-paralysie du détroit d'Ormuz par l'Iran — passage clé par lequel transite environ 20% du pétrole mondial — ainsi que des attaques contre des infrastructures énergétiques du Golfe, faisant bondir les prix du pétrole et du gaz.
L'impact se fait sentir en Europe sur les prix de l'essence à la pompe et dans les entreprises, en particulier celles énergivores.
De quoi, en cas de prolongation du conflit, fragiliser davantage une croissance déjà poussive et gonfler l'inflation, le pire des scénarios pour les gardiens de l'euro.
Si des tensions inflationnistes poussent généralement à relever les taux, la BCE devrait néanmoins selon les économistes laisser les siens inchangés dans l'immédiat, le temps d'évaluer les répercussions d'un conflit qui n'en est qu'à sa troisième semaine.
Le taux de dépôt, qui sert de référence, va demeurer à 2%, comme depuis juillet, tandis que l'inflation évolue ces derniers mois autour de l'objectif de 2%.
- "Naviguer à vue" -
En l'absence de signes d'une accélération de l'inflation sous-jacente, celle excluant les prix volatils de l'énergie et des matières premières, la BCE n'a "pas vraiment d'argument pour une hausse de taux", explique à l'AFP Reinhard Pfingsten, directeur des investissements d'ApoBank.
"Ils vont simplement naviguer à vue", ajoute-t-il.
D'autres banques centrales vont opter cette semaine pour la même prudence.
La Réserve fédérale américaine a sans surprise maintenu mercredi ses taux inchangés pour la deuxième réunion consécutive, expliquant dans un communiqué que "les implications des événements au Moyen-Orient pour l'économie américaine sont incertaines".
La Banque d'Angleterre et celle du Japon devraient, elles aussi, maintenir leurs taux lors de leurs réunions jeudi.
- Nouvelles projections -
La BCE se décidera sur son cap monétaire en fonction de nouvelles projections économiques à l'horizon 2028.
Un exercice reposant normalement sur des hypothèses arrêtées un mois à l'avance, mais qui devrait cette fois intégrer au moins partiellement les hausses du prix du Brent et du gaz observées depuis fin février, avec leurs effets difficiles à jauger sur l'économie réelle.
Felix Schmidt, économiste chez Berenberg, estime que la patronne de la BCE, Christine Lagarde, "insistera très probablement devant la presse sur le degré d'incertitude exceptionnel et sur une approche dépendante des données, réunion par réunion".
La semaine dernière, elle avait affirmé que l'institution ferait "tout ce qui est nécessaire" pour maîtriser l'inflation, un message qui pourrait également être réitéré.
Les marchés, qui ont nettement avancé leurs anticipations de première hausse des taux de la BCE cette année en raison de la flambée du pétrole, scruteront tout signal susceptible de les confirmer.
Mme Lagarde pourrait aussi relativiser les comparaisons avec la forte inflation qui avait suivi l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, période durant laquelle la BCE avait été critiquée pour sa réaction jugée trop lente.
Le contexte était alors "très différent", selon Jack Allen-Reynolds, économiste Europe chez Capital Economics: un mélange de politiques monétaire et budgétaire accommodantes, de choc énergétique et de chaînes d'approvisionnement perturbées créé un "cocktail explosif pour l'inflation".
"Nous ne sommes plus dans ce monde-là aujourd'hui", conclut-il.
Enfin, Christine Lagarde pourrait être interrogée sur son avenir à la tête de la BCE, après un article du Financial Times en février laissant entendre qu'elle pourrait quitter ses fonctions avant le terme prévu fin octobre 2027.
Elle a depuis affirmé qu'elle entendait "aller jusqu'au terme" de son mandat.
H.Cho--CPN