-
Wall Street termine sans direction claire, la tech toujours à la peine
-
Canicule: 11 départements quittent la vigilance rouge, des hôpitaux "saturés"
-
Le centre de rétention "Alcatraz des alligators" de Trump a fermé
-
Marylise Léon, le réformisme radical conforté à la tête de la CFDT
-
Chantre du made in France, Le Slip français prépare son entrée en Bourse
-
Marylise Léon reconduite à la tête de la CFDT pour un mandat de quatre ans
-
La vigilance rouge canicule à son pic jeudi, l'impact sanitaire redouté
-
La canicule, un ennemi sournois pour les chiens et les chats
-
Macron accueille Meloni sur la Côte d'Azur pour un sommet de la bonne entente
-
A Athènes, 81 ans après, des familles de déportés retrouvent leurs effets personnels
-
La volatilité gagne Wall Street après les résultats de Micron
-
Canicule: le système de soins en gestion de crise, de premiers décès constatés en France
-
Gérard Brémond, fondateur du groupe touristique Pierre & Vacances, est mort à 88 ans
-
Wall Street ouvre en hausse, soulagée par les performances de Micron
-
Des salariés de Renault rassemblés contre la fermeture d'un site d'ingénierie dans les Yvelines
-
IBM dévoile une nouvelle technologie qui augmente de 50% la puissance des puces
-
La France arraisonne un cinquième pétrolier de la flotte fantôme russe
-
A Gaza, la "Smile Kitchen Academy" renaît de ses cendres malgré les pénuries
-
Les Etats-Unis ne veulent pas d'un accord avec l'Iran "à n'importe quel prix"
-
Au Cambodge, caméras, micros et IA dévoilent la faune cachée des montagnes
-
Tempête dans le cloud: l'UE veut serrer la vis à Amazon et Microsoft
-
Double séisme au Venezuela: au moins 32 morts, d'importantes destructions
-
Canicule en France: les acteurs du tourisme s'adaptent, sans craindre de coup de froid sur la fréquentation
-
Présidentielle: Benjamin Duhamel va animer une émission politique le dimanche sur France Inter et France 2
-
La dette française dépasse les 3.500 milliards d'euros, en pleine préparation du budget 2027
-
Au pays du yaourt, les producteurs de lait bulgares perdent pied
-
Canicule: les feux de forêt gagnent de nouveaux territoires
-
Le tube des Spice Girls "Wannabe" fête ses 30 ans, sur fond de rumeurs de retrouvailles
-
Auroville ou la fin d'une utopie dans l'Inde de Modi
-
L'Iran met en garde contre toute traversée d'Ormuz sans son autorisation
-
Double séisme au Venezuela, destructions et panique à Caracas
-
Réformes cubaines: un virage à la chinoise ou un capitalisme oligarchique ?
-
Adieu la CPME: la 2e organisation patronale devient Les Entrepreneurs, pour une nouvelle ère
-
Un jeu à 80 dollars mais sans disque: "Grand Theft Auto VI" a débuté les précommandes de l'année
-
Rubio promet de défendre les intérêts des pays du Golfe dans les négociations avec l'Iran
-
Canicule: encore 15.000 foyers sans électricité dans le Finistère, 680 dans le Vaucluse
-
La Bourse de Paris dans le vert, entre baisse du pétrole et interrogations sur la tech
-
Ormuz: "quelques semaines" nécessaires pour évacuer les marins, selon le patron de l'agence maritime de l'ONU
-
Au Parc zoologique de Paris, Isis et Inaya incarnent l'espoir des Lions du Nord
-
Bourses européennes: Paris et Londres terminent dans le vert, Francfort plombé par Rheinmetall
-
Des scientifiques détectent les empreintes de la frontière d'un trou noir
-
Trump refuse de signer une loi sur le logement tant qu'un texte sur les élections n'est pas adopté par le Sénat
-
OpenAI dévoile sa puce IA "Jalapeño"
-
Wall Street ouvre sans grand mouvement dans l'attente des résultats de Micron
-
Le protocole d'accord, une "déclaration de défaite de l'Amérique" selon l'Iran
-
Le groupe franco-allemand KNDS enclenche l'une des plus grosses entrées en Bourse de l'année
-
Canicule: l'Europe suffoque, la climatisation en débat, le réseau électrique sous tension
-
La France en surchauffe, la climatisation en débat
-
Le groupe CMA Media veut vendre les neuf chaînes BFM locales pour faire des économies (direction)
-
Le cœur de la Voie lactée photographié comme jamais grâce à Euclid
En Inde, l'Etat de l'Andhra Pradesh se rêve en capitale de l'IA
Les chiffres sont encore virtuels mais ils donnent le tournis. En quelques semaines, l'Etat de l'Andhra Pradesh (sud-est) s'est imposé comme la future capitale indienne de l'intelligence artificielle (IA) en attirant 26 milliards de dollars d'investissements des géants de la "tech".
Diplômé de l'université américaine de Stanford, le "ministre" des Technologies de l'information de l'Etat, Nara Lokesh, savoure la réussite en connaisseur.
"La révolution de l'IA a lieu ici, c'est une évidence", se réjouit-il lors d'un entretien accordé à l'AFP dans la capitale New Delhi. "En tant que pays et plus encore en tant qu'Etat, nous avons décidé de nous l'approprier".
Jusque-là plutôt connu pour son agriculture, l'Andhra Pradesh a gagné ses galons de futur "hub" technologique à la faveur de deux annonces fracassantes.
En octobre, c'est d'abord Google qui a annoncé l'installation à Visakhapatnam de son plus gros centre de données hors territoire américain. A la clé, 15 milliards d'investissements en cinq ans.
Un mois plus tard, c'était au tour de l'Indien Reliance Industries, en coopération avec le Canadien Brookfield et l'Américain Digital Realty, de faire de même dans la même ville, pour 11 milliards de dollars.
"Notre Etat a reçu près d'un quart de tous les investissements étrangers directs faits en Inde l'an dernier", salive Nara Lokesh.
Le ministre a recensé 760 projets tous secteurs confondus, d'un montant de 175 milliards de dollars.
Idéalement placés le long de la côte, tout près des câbles sous-marins qui desservent Singapour, le port de Visakhapatnam et ses 2 millions d'habitants seront le coeur du projet, annonce-t-il.
- "Démographie" -
"Un écosystème d'un rayon d'une centaine de kilomètres", que le ministre a déjà rebaptisé "Cyberabad".
Dans le reste de l'Inde, les projets liés à l'IA et aux nouvelles technologies ont plu avec la même persistance l'an dernier. Microsoft et Amazon, entre autres champions du secteur, ont promis d'y développer des infrastructures pour 52,5 milliards de dollars supplémentaires.
Loin derrière les Etats-Unis et la Chine, l'Inde veut rattraper son retard, riche de son milliard d'internautes.
Elle s'est notamment lancée dans un plan ambitieux de fabrication de semi-conducteurs, dix projets d'une valeur annoncée de 18 milliards de dollars.
Son Premier ministre Narendra Modi doit vanter ses efforts ce mois-ci lors d'un sommet à New Delhi.
Nara Lokesh est convaincu des atouts de son pays dans la course à l'IA. "L'Inde a l'avantage de sa démographie, elle dispose du plus grand réservoir d'utilisateurs de technologies (...) et de la stabilité politique incarnée par le Premier ministre Modi", énumère-t-il.
"Tout ça place l'Inde en très bonne position dans la compétition mondiale", insiste le ministre. Et de souligner que par sa seule taille, son pays peut traiter et exporter des données "à des prix incomparables".
Pour attirer la crème de la Silicon Valley, les autorités de l'Andhra Pradesh ont livré à leurs concurrentes indiennes une guerre féroce.
Devant ceux qui offraient des exemptions d'impôts ou des tarifs de l'énergie préférentiels, l'Etat s'est imposé en bradant aux investisseurs le prix des terrains requis pour leurs installations à... un centime symbolique.
- "Garde-fous" -
"Cela nous a permis de faire la différence", se frotte les mains Nara Lokesh, assurant que les futurs emplois balaieront aisément ces largesses foncières.
D'un même revers de main, il écarte les inquiétudes sur les immenses besoins en énergie et en eau des centres de données géants que son Etat s'apprête à accueillir.
Le ministre assure qu'ils seront refroidis avec l'eau des moussons et que trois des six contrats de fourniture d'électricité prévus sont déjà signés. L'Etat central a lui-même approuvé la construction en Andhra Pradesh de 6 réacteurs nucléaires de 1,2 gigawatt de puissance.
Avec la même assurance, il dit ne pas s'inquiéter de la menace que fait peser l'IA sur l'emploi.
"Chaque révolution industrielle a toujours créé plus d'emplois qu'elle n'en a détruits", note-t-il, "et elle les a créés dans les pays qui avaient embrassé ces révolutions".
Et si Nara Lokesh concède la nécessité d'encadrer l'utilisation de l'IA de "quelques garde-fous", il avertit que "la régulation ne doit pas étrangler l'innovation".
Non, vraiment, rien ne doit entraver la marche en avant de l'Inde dans la révolution qui vient, insiste-t-il.
"La seule raison" pour laquelle Google et les autres ont jeté leur dévolu sur son Etat, estime le ministre, "c'est la rapidité avec laquelle nous sommes capables de les mettre en œuvre sur le terrain".
"Nous y parviendrons", répète Nara Lokesh, "à un rythme que le pays n'a encore jamais vu".
Ch.Lefebvre--CPN