-
Les yeux tournés vers une Europe fermée, le voyage en suspens des migrants en Mauritanie
-
Le salon Eurosatory s'ouvre dans une Europe qui se met en posture de guerre
-
Des tribunaux de plus en plus sévères face aux erreurs de l'IA
-
Trump très attendu au G7 d'Evian, après l'accord conclu avec l'Iran
-
San Juan, une province argentine à sec, entre glaciers en souffrance, cultures, et mines à venir
-
Accord Iran-USA salué par la Bourse de Paris, Safran à la fête, TotalEnergies à la traîne
-
Accord Iran-USA: les Bourses européennes en hausse à l'ouverture
-
Bac 2026: coup d'envoi des épreuves écrites de terminale avec la philosophie
-
Argentine: Taty Almeida, figure des Mères de la place de Mai, est décédée
-
Argentine: Taty Almeida, figure de la lutte pour les droits humains, est décédée
-
Londres et Tokyo scellent un vaste partenariat économique et technologique
-
Michelin mise gros sur les "pneus de l'extrême", une discrète manne financière
-
Londres intercepte un pétrolier de la flotte fantôme russe dans la Manche
-
Face à la pénurie de logements, la conversion d'immeubles de bureaux s'intensifie à New York
-
La crise pétrolière laisse les pêcheurs mozambicains sur la berge
-
Le crabe bleu, un envahissant crustacé à savourer pour mieux le contrôler
-
Au G7, Trump imposera son humeur et son calendrier
-
La Suède célèbre les noces d'or du couple royal
-
Rheinmetall n'exclut pas un retrait de Paris du char franco-allemand du futur
-
Téhéran et Washington sur le point de finaliser un accord, annonce le médiateur pakistanais
-
L'accusation de "narcoterroriste" a remplacé celle de "communiste" estime la Nobel de la paix Rigoberta Menchú
-
Budget: Lecornu demande à ses ministres de "corriger" les demandes des services
-
Washington invoque la sécurité nationale et force Anthropic à suspendre son IA la plus puissante
-
L'Iran et les Etats-Unis jugent un accord proche
-
Les Bourses mondiales terminent en hausse, saluent les débuts de SpaceX à Wall Street
-
SpaceX, l'entreprise qui promet Mars, en cinq moments forts
-
Wall Street en hausse, table sur un accord USA-Iran et salue l'entrée en Bourse de SpaceX
-
Adopter l'IA: à Lille, entreprises et chercheurs échangent sur ses usages concrets
-
Foot: la médaille de Pelé au Mondial-1958, mise aux enchères, devrait atteindre les 500.000 livres
-
SpaceX décolle au Nasdaq après la clôture en hausse des Bourses en Europe
-
La fortune d'Elon Musk franchit le seuil symbolique de mille milliards de dollars
-
Le monde politique et du spectacle aux obsèques de Bernadette Chirac à Paris
-
Fleurance accompagne Lyhanna jusqu'à sa dernière demeure
-
Les Bourses européennes tirées par la baisse du pétrole sur fond des promesses de SpaceX
-
Venezuela: mines et villages fantômes après l'opération militaire contre des sites contrôlés par les gangs
-
SpaceX prêt à un décollage historique à Wall Street, Elon Musk promet Mars
-
Wall Street en petite hausse, entre SpaceX et espoirs de paix au Moyen-Orient
-
Les marchés mondiaux portés par l'espoir d'un accord imminent entre Washington et Téhéran
-
Un fonds américain pourrait entrer au capital du groupe français Eramet, selon le FT
-
Aux Canaries, le pape réitère son soutien aux migrants et les appelle à s'intégrer
-
En France, l'arrivée d'énormes centres de données bouscule les territoires
-
Décès de Frank Michael, chanteur de charme italo-belge
-
Bac: les élèves de 1ère planchent sur la nouvelle épreuve de mathématiques
-
La Bourse de Paris prend 2,25%, galvanisée par les espoirs de paix au Moyen-Orient
-
Les Bourses mondiales grimpent, saluent les avancées vers un accord au Moyen-Orient
-
IA, robots et souveraineté numérique au cœur des 10 ans de VivaTech
-
Inde: un an après la catastrophe d'Air India, les familles cherchent à faire leur deuil et à comprendre
-
En Afrique, les motos électriques inondent le marché, portées par la guerre au Moyen-Orient
-
A la frontière du Bangladesh et de l'Inde, la "guerre" des migrants a repris
-
À Goussainville, la renaissance d'un village fantôme
Très mauvaise surprise pour l'économie française, le PIB est resté stable au 1er trimestre, et pas à cause de la guerre
Le Produit intérieur brut (PIB) de la France est resté stable au premier trimestre, a annoncé jeudi l'Insee dans une première estimation, une mauvaise surprise qui s'explique par une demande intérieure "atone" et une contribution du commerce extérieur "fortement négative", mais pas encore par la guerre qui a en revanche de premiers effets notables sur l'inflation.
La croissance, déjà décevante avant le 28 février quand les Etats-Unis et Israël ont attaqué l'Iran, déjoue les prévisions des grands instituts: la Banque de France pensait encore il y a une quinzaine de jours que la croissance aurait pu atteindre "jusqu'à 0,3%" au premier trimestre tandis que fin mars, l'Insee avait abaissé sa prévision initiale de 0,3% à 0,2%.
Finalement le PIB "marque le pas", remarque ainsi l'Institut national de la statistique jeudi, après avoir augmenté de 0,2% au quatrième trimestre 2025 et de 0,9% en 2025.
La différence entre les prévisions et le résultat tient essentiellement à un repli de la composante "construction" qui n'avait pas été anticipé, avec une baisse de 1,5%, affectant particulièrement les travaux publics.
Cela peut être "lié au cycle électoral", remarquait jeudi lors d'un point de presse Marie Leclair, cheffe du département des Comptes nationaux à l'Insee. Les mairies n'entament ainsi pas de travaux à quelques semaines des élections municipales, qui se sont tenues en mars.
- "Gros point noir" -
Au total, la contribution de la demande intérieure (hors stocks) à la croissance du PIB est nulle ce trimestre, celle du commerce extérieur "fortement négative" car les exportations se replient "franchement" en raison de moindres exportations d'avions après des livraisons "très importantes" fin 2025, et les importations reculent encore.
Ce sont finalement les reconstitutions de stocks, particulièrement dans l'aéronautique, qui empêchent le PIB de baisser au premier trimestre.
Malgré le chiffre final nul inattendu, "les détails du PIB ne surprendront personne" estime auprès de l'AFP Maxime Darmet, économiste d'Allianz Trade. "On a toujours des faiblesses persistantes dans la consommation en biens des ménages, ça s'installe dans la durée".
Il juge néanmoins que la construction "est le gros point noir du rapport". L'élément positif, à ce stade, est la production manufacturière qui "a continué à bien se porter", soutenue sans doute par les dépenses de défense.
Avec un tel premier trimestre, la prévision de croissance du gouvernement pour l'année, 0,9%, déjà révisée à la baisse de 0,1 point ce mois-ci pour tenir compte des effets de la guerre, semble déjà obsolète.
Réaliser cette prévision annuelle nécessiterait désormais une croissance d'environ 0,3% à chacun des trois prochains trimestres, ce qui semble difficile alors que les effets de la guerre ne se sont pas encore fait sentir.
- Blocage d'Ormuz -
L'économiste d'ING Charlotte de Montpellier présageait déjà une croissance de 0,7% cette année avant même la publication de l'Insee, et moins "si le conflit s'enlise".
Or, le début du deuxième trimestre semble déjà bien affecté par la guerre. Selon l'Insee, le climat des affaires s'est "assombri nettement" en avril, retrouvant son niveau de juillet 2024, juste après la dissolution de l'Assemblée nationale, et la confiance des ménages s'est "dégradée fortement", connaissant sa plus forte baisse depuis mars 2022 et le début de la guerre en Ukraine.
"Pour l’ensemble de l’année 2026, le blocage du détroit d’Ormuz pourrait amputer la croissance de 0,3 point, soit une hausse du PIB de 0,6% sur l’année", estimait jeudi Sylvain Bersinger, fondateur du cabinet Bersingéco.
Surtout, l'inflation a commencé à décoller, dans la foulée de la hausse des prix du pétrole. Le baril de pétrole Brent, qui valait autour de 60 dollars fin 2025, dépassait 126 dollars jeudi matin.
Les prix à la consommation, a révélé l'Insee dans la matinée, ont augmenté de 2,2% sur douze mois en avril, après 1,7% en mars, contre 0,9% en février avant la guerre. Là encore une mauvaise surprise, car les analystes anticipaient une hausse limitée à 2%.
Y.Ibrahim--CPN