-
Aide à mourir: les députés suppriment en commission les délits d'entrave et d'incitation
-
Tech en berne et inquiétudes géopolitiques pèsent sur Wall Street
-
L'inflation continue de déraper aux Etats-Unis
-
La Bourse de Paris termine en léger recul, entre inflation américaine et Moyen-Orient
-
Malgré les appels au calme, Belfast craint une nouvelle nuit de violences
-
L'inflation continue de déraper aux Etats-Unis, le pouvoir d'achat fond
-
Fibre Excellence: le gouvernement émet des réserves sur le projet de reprise
-
Au fond de l'océan Indien, un stupéfiant cimetière de baleines
-
Les Bourses européennes terminent dans le rouge, entre Moyen-Orient et inflation américaine
-
SpaceX: les chiffres de l'arrivée en Bourse
-
Wall Street recule, entre désintérêt pour la tech et inflation américaine
-
SpaceX: Wall Street oscille entre ferveur et doutes avant une entrée en Bourse titanesque
-
Bosch parie sur les robots humanoïdes pour se relancer
-
Une alliance menée par Airbus officialisée jeudi après l'échec d'un avion de combat franco-allemand
-
La Nasa sert-elle des pâtes? L'astronaute italien prépare une mission al dente
-
Mondial et produits dérivés: un jeu simple avec un ballon et à la fin, c'est le commerce chinois qui gagne
-
Patrick Bruel, l'idole d'une génération rattrapée par des soupçons d'agressions sexuelles
-
SNCF: grève des cheminots contre la filialisation, les quais de gare désertés
-
L'Arabie saoudite lance sa nouvelle compagnie nationale Riyadh Air sur fond de guerre au Moyen-Orient
-
Eric Trappier, le Français du "faire seul" qui a fait basculer le Scaf européen
-
À Paris, des musiciens cherchent la formule d'un concert accessible aux malentendants
-
Valeria, une jeune Ukrainienne confrontée au tribut psychologique de la guerre
-
De l'immobilier aux centres de données, le pari IA d'un milliardaire de Dubaï
-
La fourmi, pur produit des changements environnementaux passés
-
Musk vers un triomphe avec SpaceX, malgré une image écornée et des mises en garde
-
SNCF: grève des cheminots mercredi, les trains du quotidien au cœur des enjeux
-
Mondial-2026: fin sans incident de la manifestation d'enseignants proche du stade du match d'ouverture à Mexico
-
Mondial-2026: des milliers de manifestants bloquent l'accès au stade du match d'ouverture à Mexico
-
Wall Street en ordre dispersé à l'issue d'une séance très volatile
-
Forêt: neuf réserves biologiques créées ou étendues en France, la plus grande en Guyane
-
Nouveau bras de fer entre Apple et Bruxelles, autour de Siri AI
-
Une femme à la tête de l'ONU? Les candidates débattent à Genève
-
Nintendo annonce un remake du jeu "The Legend of Zelda: Ocarina of Time"
-
Un Italien prendra part à la prochaine mission Artémis
-
Anthropic rend publique son IA la plus puissante, bridée pour des raisons de sécurité
-
Wall Street: le Nasdaq chute, la tech à nouveau sous pression
-
L'Italien Luca Parmitano sera le premier Européen dans une mission Artémis (Nasa)
-
Les Bourses européennes lestées par l'essoufflement du rebond de la tech
-
L'UE impose le retour gratuit des concurrents de Meta AI dans WhatsApp
-
Nouveaux engagements des charcutiers sur le sel et les acides gras saturés
-
Le projet lié à Trump, étincelle qui a fait descendre les Albanais dans la rue
-
Des bornes de collecte textile et des emplois supprimés : la filière à bout de souffle
-
Japon: un ours errant en ville depuis quatre jours capturé
-
Drogues: l'agence européenne alerte sur des produits "de plus en plus variés"
-
Patrick Bruel: sa garde à vue prolongée de 24 heures, nouvelles plaintes à venir
-
Violences sexuelles: sur TikTok, des témoignages viraux à double tranchant
-
24 Heures du Mans: Romain Dumas, le touche-à-tout du sport automobile
-
Face aux GPS, les cartes veulent encore tenir la route
-
Washington accuse Alibaba, Baidu et BYD de travailler avec l'armée chinoise
-
Chine: commerce robuste malgré la guerre au Moyen-Orient
L’onde d’une crise mondiale
La question de savoir d’où viendra la prochaine grande crise mondiale taraude les observateurs. Plusieurs signaux convergent aujourd’hui vers un risque qui ne viendrait ni des marchés boursiers, ni d’une bulle immobilière classique, mais de ressources vitales et de tensions géopolitiques. Une pénurie d’eau à grande échelle, une crise alimentaire amplifiée par les extrêmes climatiques et un choc énergétique venu du Moyen‑Orient s’entrelacent avec une fragilité financière accrue.
Des études internationales indiquent que près des trois quarts des zones soumises à la sécheresse risquent de connaître des pénuries d’eau extrêmes d’ici la fin du siècle, et qu’un tiers de ces régions pourraient être frappées dès cette décennie. Des villes du bassin méditerranéen, d’Afrique australe et de grandes régions des États‑Unis sont identifiées comme particulièrement vulnérables. Le phénomène du « jour zéro », déjà expérimenté au Cap ou à Chennai lorsque les robinets ont cessé de couler, n’est plus de la science‑fiction. L’eau est décrite comme le « pilier invisible de notre économie », car la pénurie, la pollution ou les inondations ont un impact direct sur l’inflation, la rentabilité des entreprises et les dépenses publiques. Les sécheresses et les crues accentuent les pressions sur les prix alimentaires en perturbant les chaînes d’approvisionnement, tandis que l’assurabilité de certains risques climatiques devient incertaine.
Cette rareté de l’eau se double d’une crise alimentaire imminente. Sous l’effet des épisodes de chaleur extrême et du retour d’un super El Niño, la chute des rendements agricoles pourrait devenir structurelle. Selon des projections humanitaires, environ 318 millions de personnes risquent de se retrouver en situation d’insécurité alimentaire aiguë l’an prochain, soit plus du double du niveau observé il y a quelques années. Les baisses de rendement commencent dès 30 °C pour la plupart des cultures emblématiques et les vagues de chaleur perturbent également la reproduction des plantes et des insectes pollinisateurs. L’élévation de la température favorise, en parallèle, la propagation de bactéries et de champignons, et menace les élevages et les pêcheries. Dans certaines régions d’Asie, des pics à 50 °C mettent déjà en péril la production de riz, aliment de base pour des centaines de millions de personnes. Face à ces tensions, des agences humanitaires préviennent qu’elles devront prioriser leur aide faute de financements suffisants.
La fermeture presque totale du détroit d’Ormuz depuis la fin de l’hiver dernier illustre un autre risque. Plus de quatre‑vingt pays ont dû adopter des mesures pour amortir la flambée des prix du pétrole et du gaz due à la suspension des flux énergétiques transitant par ce passage stratégique. En Europe, des gouvernements ont réduit temporairement les taxes sur les carburants ou instauré des plafonds de hausse des prix. Aux États‑Unis, l’idée de suspendre pour la première fois depuis soixante‑dix ans les taxes fédérales sur l’essence a émergé. Dans les économies asiatiques, davantage exposées aux exportations énergétiques du Golfe, les marges de manœuvre budgétaires limitées ont conduit à des mesures de sobriété, comme la limitation des déplacements ou l’accélération des biocarburants. Cette crise énergétique révèle aussi un déséquilibre : les pays riches disposent de mécanismes de protection, tandis que de nombreux pays en développement n’ont d’autre choix que de réduire leur consommation.
Au‑delà du choc énergétique, la guerre en Iran et les tensions régionales ravivent les inquiétudes sur la stabilité financière. Les marchés ont jusqu’ici absorbé l’onde de choc, mais les hausses de prix des actifs énergétiques ont déjà provoqué un resserrement des conditions financières. Les niveaux élevés d’endettement public et l’essor du crédit privé accentuent les vulnérabilités. Les organismes de surveillance soulignent que la remontée des taux d’intérêt et la volatilité accrue pourraient entraîner des ventes forcées d’actifs, en particulier dans les segments non bancaires du secteur financier, et alimenter une spirale baissière. Les valorisations élevées de la technologie, gonflées par des investissements massifs dans l’infrastructure de l’intelligence artificielle, dépendent largement des promesses de capitaux étrangers en provenance du Golfe, d’Asie et d’Europe. La révision de ces engagements, sous l’effet de contraintes budgétaires et de priorités nationales, pourrait provoquer un re‑pricing brutal des actifs et un resserrement du financement privé.
Ces différents fronts se conjuguent et créent une vulnérabilité systémique. La pénurie d’eau peut déclencher des mouvements migratoires et des conflits locaux, accentuant la pression sur les États. La crise alimentaire fragilise la stabilité sociale, accroît les risques d’émeutes et érode la confiance dans les institutions. La crise énergétique aggrave l’inflation et érode le pouvoir d’achat, pesant sur la croissance. Quant au système financier, il paraît moins apte à absorber un nouveau choc d’ampleur, tant il est exposé aux dettes accumulées et à des promesses de financement incertaines. La prochaine crise mondiale pourrait donc venir de l’intersection de ces phénomènes — un « triangle des vulnérabilités » où l’eau, l’alimentation et l’énergie se croisent sur fond de tensions géopolitiques et de fragilité financière. Face à ces menaces, la coopération internationale, la diversification des sources d’approvisionnement, l’investissement dans les infrastructures hydriques et la transition énergétique ne sont plus des options, mais des nécessités.