-
Les ventes de Renault soutenues par les partenariats et l'électrique au 1er semestre
-
Wall Street clôture en forte baisse après le statu quo de la Fed
-
La Russie réclame l'arrestation du patron de Telegram, accusé de "complicité de terrorisme"
-
Fibre Excellence: les salariés de Tarascon en colère après la liquidation de l'usine
-
Airbus retrouve de l'élan, la crise des moteurs Pratt & Whitney s'atténue
-
Malgré une inflation élevée, la Fed fait le choix de temporiser
-
Le mégafeu de Gironde attisé par la chaleur mais "net rafraîchissement" attendu jeudi
-
Personnes dénudées par l'IA sur Hugging Face: la Haute-commissaire à l'enfance saisit la Commission européenne
-
La Bourse de Paris finit en baisse, entre résultats, Moyen-Orient et tech en recul
-
Airbus retrouve de l'élan après un début d'année poussif dans les livraisons d'avions
-
Chikungunya: un premier cas autochtone identifié cette saison en France
-
Le gouvernement souhaite créer une "filière" des industriels impliqués dans la lutte contre les incendies
-
Les marchés encaissent une flambée des prix du pétrole et une vague de ventes dans la tech
-
Levée de boucliers contre la Fifa, sommée de renoncer aux investissements privés
-
Wall Street ouvre en baisse, minée par l'envolée du pétrole
-
La canicule est de retour, jusqu'à 42°C dans le Sud-Ouest
-
Au coeur du centre européen qui orchestre la lutte contre les incendies
-
Vent et chaleur attisent le mégafeu en Gironde
-
Corps de bébés retrouvés à Orange: la mère et son compagnon placés en garde à vue
-
La population de tigres continue d'augmenter au Népal, avec 429 individus
-
La Bourse de Paris orientée à la baisse
-
Bourse: chute de l'IA à Séoul, l'Europe entre bons résultats et hausse du pétrole
-
Mégafeu en Gironde: nuit calme, mais vent et chaleur menacent
-
SK hynix: le bénéfice net bondit de 1.242% au 2T à 56 milliards d'euros, porté par le boom de l'IA
-
Reprise des frappes au Moyen-Orient, le pétrole repart à la hausse
-
Séisme au Japon: cinq morts, des personnes toujours piégées dans un centre commercial effondré
-
Wall Street clôture en ordre dispersé, les semi-conducteurs délaissés
-
Séisme au Japon : de nombreuses personnes sans doute ensevelies après l'effondrement d'un centre commercial
-
Kering, en pleine transformation, renoue avec la croissance au deuxième trimestre
-
La Bourse de Paris au bonheur des valeurs sûres face aux remous de l'IA
-
Les Bourses misent sur les valeurs sûres face à la chute des puces
-
Zelensky a rencontré Trump à la Maison Blanche
-
Incident OpenAI: Sam Altman évoque un ralentissement volontaire du développement de l'IA
-
Marchés: après le Moyen-Orient, les doutes sur l'IA perturbent les Bourses
-
Wall Street mise sous pression par les semi-conducteurs
-
Marchés: les inquiétudes sur l'IA prennent le relais des tensions géopolitiques
-
Boeing en perte à cause des futurs Air Force One mais l'horizon semble dégagé
-
Séisme au Japon: plusieurs dizaines de blessés, des personnes piégées dans un centre commercial
-
Vol MH370 disparu: le procès en appel de Malaysia Airlines s'ouvre à Pékin
-
Avion de combat: Safran privilégiera le projet français après l'échec du programme européen Scaf
-
La Bourse de Paris résiste, entre baisse des prix du brut et résultats d'entreprises
-
Safran relève ses prévisions et se prépare à "tous les scénarios" pour les futurs avions
-
Sida: les avancées mises en "danger" par la chute des financements
-
Les inquiétudes sur la tech secouent les marchés mondiaux, l'Europe résiste
-
BitMart تحت الضغط: لم يتم الإفراج عن 22,000 USDT و930,000 SNC بعد مرور 48 ساعة – هل تعاني BitMart من نقص في الأموال؟
-
BitMart 面臨壓力:22,000 USDT 和 930,000 SNC 在 48 小時後仍未解凍——難道 BitMart 資金不足?
-
BitMart под давлением: 22 000 USDT и 930 000 SNC не разблокированы по истечении 48 часов — у BitMart не хватает средств?
-
BitMart sous pression : 22 000 USDT et 930 000 SNC toujours bloqués après 48 heures – BitMart manquerait-il de liquidités ?
-
Des soldes d'été décevants, malgré la prolongation en raison de la canicule
-
Wall Street profite de la chute du pétrole, mais les puces gâchent la fête
Fibre Excellence: les salariés de Tarascon en colère après la liquidation de l'usine
Le verdict était attendu mais reste vécu "comme une trahison" : les 270 employés de l'usine de pâte à papier Fibre Excellence de Tarascon (Bouches-du-Rhône) ont appris mercredi la liquidation judiciaire du site, qui nourrit l'inquiétude pour l'avenir de tout un territoire.
Le tribunal de commerce de Toulouse, qui a prononcé le jugement, considère que le site de Tarascon, ainsi que l'unité de production d’électricité Biowatt SAS, se trouvent dans une "situation irrémédiablement compromise, sans perspective de redressement", grevés par un passif de près de 105 millions d'euros.
La décision intervient deux jours après le rejet de l'unique offre de reprise portant sur l'ensemble de Fibre Excellence, présentée par le financier Matthieu Pigasse avec le soutien des régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Concernant le sort de l'autre usine du groupe, située à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) avec également 270 salariés, la juridiction se prononcera jeudi, l'industriel Soprema, l'un des leaders mondiaux de l'étanchéité, ayant manifesté son intérêt à la dernière minute, selon une source proche du dossier.
Alors que les employés sont mobilisés en bloquant l'accès de l'usine depuis le 21 juillet au moyen de machines et des troncs d'arbres, Soprema a officialisé mercredi soir sa proposition de reprise de Saint-Gaudens et versé la garantie de deux millions d'euros que le tribunal de commerce lui demandait, selon des sources proches du dossier. Le tribunal doit dire jeudi s'il lui accorde un délai supplémentaire pour présenter une offre en bonne et due forme.
À Tarascon, l'annonce de la liquidation judiciaire a été accueillie avec colère et résignation.
"C'est une catastrophe économique pour la ville, pour l'agglomération, pour le territoire", réagit le maire RN Alexandre Ducouret. "Ces 270 emplois, il va falloir les recaser. La plupart, c'est des gens qui doivent encore travailler de longues années".
Mercredi matin, une cinquantaine d'entre eux se sont réunis devant les grilles de l'établissement avant la décision de "la dernière chance".
- "Ca recommence" -
Sous une casquette bleue, Hubert Costa, 46 ans, employé du site depuis deux ans, verse des larmes : l'ouvrier vit son deuxième plan social en peu de temps après avoir dû quitter une autre usine à papiers près d'Avignon.
"Quand je suis arrivé ici, on nous annonçait des investissements, des projets. Je pensais retrouver une entreprise solide. Et là, ça recommence", raconte-t-il.
Père de trois enfants, il s'inquiète désormais de l'avenir. "Quand on n'a pas de diplôme, les usines sont parmi les seuls emplois qui permettent encore de vivre correctement."
Pour lui, la fermeture dépasse le sort des seuls salariés. "C'est quand même important la souveraineté industrielle. Pendant le Covid, pour tout ce qui était produit en France, t'étais un dieu. Aujourd'hui, quand on écoute les informations, on n'entend parler que de fermetures."
Même amertume chez Frédéric Sanchez, délégué syndical CFDT. "Bien sûr que c'est une trahison", lance-t-il. "On va faire venir de la pâte du Brésil ou de Chine alors qu'on a les capacités pour la produire ici. Économiquement, c'est aberrant."
Le responsable syndical souligne également les difficultés de reclassement dans la région. "Pour retrouver de l'industrie lourde, il faut aller vers le bassin de Fos-sur-Mer (une cinquantaine de kilomètres, ndlr). Ici, les entreprises du secteur recrutent peu".
Placée en redressement judiciaire fin avril, Fibre Excellence a déjà cessé toute activité sur ses deux sites de Tarascon et Saint-Gaudens. Son actionnaire indonésien, le milliardaire Jackson Wijaya, qui affirme avoir injecté près de 300 millions d'euros dans le groupe, avait décidé au printemps de ne pas poursuivre son soutien financier, invoquant l'absence de rentabilité.
"Cette usine, elle faisait vivre l'économie locale (...) comment retrouver du travail à Tarascon ?", se désole Martine (prénom d'emprunt), après onze années passées chez Fibre Excellence.
Plantée au bord du Rhône, la haute cheminée rouge et blanche du site marque depuis 1951 l'entrée sud de la cité de 15.000 habitants, située à une centaine de kilomètres de Marseille.
Ses émissions polluantes, mesurées dans la qualité de l'air, suscitent depuis de nombreuses années les inquiétudes des riverains et des associations de défense de l'environnement, donnant lieu à plusieurs contentieux judiciaires.
"L'usine n'était pas aux normes depuis 2001. Si les travaux avaient été faits, peut-être qu'elle n'aurait pas fermé", regrette le maire.
Amers, les salariés rappellent que la dépollution du site est estimée à plusieurs dizaines de millions d'euros, beaucoup plus, selon eux, que le soutien nécessaire à la poursuite d'activité.
Ng.A.Adebayo--CPN