-
Pétrole: des stocks stratégiques débloqués "immédiatement" en Asie et en Océanie
-
L'épave d'un méthanier russe se rapproche de Malte
-
Bruno Salomone, acteur dans "Fais pas ci, fais pas ça", est décédé à 55 ans
-
"Une bataille après l'autre" ou "Sinners"? C'est l'heure du verdict aux Oscars
-
Troisième semaine de guerre au Moyen-Orient, entrée dans sa "phase décisive", selon Israël
-
En Pologne, ces jeunes joailliers 2.0 qui réinventent l'artisanat de l'ambre
-
En Hongrie, une usine Samsung devenue toxique pour la campagne de réélection d’Orban
-
"Blanche-Neige" et "La Guerre des Mondes" au palmarès des pires films de l'année
-
Les Etats-Unis frappent le hub pétrolier de l'Iran dans le Golfe
-
Wall Street termine en baisse, rattrapée par la hausse du pétrole
-
La Bourse de Paris termine une nouvelle semaine dans le rouge
-
La RATP revient aux bénéfices en 2025
-
Moyen-Orient: les marchés reprennent leur souffle avec une petite baisse du pétrole
-
Stromae fait une apparition surprise sur scène au côté d'Orelsan
-
Montchalin promet d'avoir pour priorité "l'indépendance" de la Cour des comptes
-
En crise, l'industrie allemande tire la sonnette d’alarme avec la guerre au Moyen-Orient
-
Des voitures en pleine mer ou des bateaux sur terre: aux Emirats, les GPS perturbés par la guerre
-
IA: les Chinois en pincent pour le "homard" OpenClaw, malgré les risques
-
Explosions à Téhéran, des hauts dirigeants en pleine rue en défi aux Etats-Unis et Israël
-
Montchalin affirme avoir comme "première priorité" de "protéger l'indépendance de la Cour" des comptes
-
A Dubaï, la disparition des touristes menace des milliers de petites mains
-
Le vendredi 13, un porte-bonheur... aussi pour les casinos et opérateurs de jeux
-
Brandt: la justice décide de l'avenir des actifs de l'ancien groupe centenaire
-
Moyen-Orient: le marché pétrolier en ébullition, les Bourses toujours dans le rouge
-
Wall Street mise sous pression par la flambée du pétrole
-
Mission lunaire Artémis 2: la Nasa annonce viser un lancement dès le 1er avril
-
Carburant: 50 centimes de moins par litre, les stations d'Andorre attirent les Français
-
Fraude à la TVA: le parquet de Milan requiert un procès contre Amazon
-
Les corbeaux sont plus malins qu'on ne le croit et mémorisent les territoires de chasse
-
Flambée du pétrole: la Bourse de Paris termine dans le rouge, les taux obligataires au plus haut depuis 2011
-
Moyen-Orient: le pétrole grimpe encore, les marchés financiers toujours sous pression
-
Flambée du brut: Air France et KLM augmentent leurs tarifs long-courriers
-
Listériose: 12 cas, dont 2 mortels, en lien avec des charcuteries d'une entreprise de la Drôme
-
Rachat de Challenges par LVMH: syndicats et RSF en appellent au Conseil d'Etat
-
Forte mobilisation à Bruxelles contre les réformes du gouvernement belge
-
Churchill remplacé par un blaireau sur les billets? Le projet de la Banque d'Angleterre critiqué
-
Moyen-Orient: le pétrole grimpe, les dettes d'Etats et les Bourses sous pression
-
Devoir de vigilance: la maison mère d'Yves Rocher condamnée
-
Wall Street ouvre en baisse, s'inquiète d'une guerre prolongée
-
Plus résistant que ses concurrents allemands en 2025, BMW veut creuser l'écart avec "Neue Klasse"
-
Testostérone et antiféminisme, l'Arcom épingle le sexisme en ligne
-
Grève chez Lufthansa: environ 60% des vols long-courrier assurés, selon le groupe
-
La guerre au Moyen-Orient, une perturbation "historique" de l'approvisionnement mondial en pétrole
-
La Bourse de Paris en baisse face à la hausse des prix du brut
-
La hausse du prix du pétrole pèse sur le marché de la dette des Etats et sur les Bourses mondiales
-
Robotaxis: Uber prévoit un essai à Tokyo avec Nissan et le britannique Wayve
-
Menus chamboulés, services limités: en Inde, la guerre au Moyen-Orient s'invite dans les restaurants
-
L'Iran vise les infrastructures pétrolières du Golfe et fait à nouveau flamber les cours
-
L'IA peut encourager les passages à l'acte lors de tueries ou attentats, alerte une étude
-
Wall Street freinée par la hausse des prix du pétrole
Plan de paix ou Capitulation
À la mi‑novembre 2025, un plan de paix en 28 points élaboré par des émissaires américains et russes a été remis au président ukrainien. Ce document, inspiré d’un plan conçu pour un autre conflit, a été négocié dans le plus grand secret et sans la participation directe de Kiev ni de ses partenaires européens. Sa publication a provoqué un séisme diplomatique, car le texte reprend l’essentiel des exigences avancées par Moscou depuis 2022.
Selon les informations disponibles, le projet exige d’abord que l’Ukraine reconnaisse de facto l’annexion de la Crimée et l’occupation des régions de Louhansk et Donetsk, laissant Moscou contrôler la quasi‑totalité du Donbass. Les lignes de front dans les oblasts méridionaux de Zaporijia et Kherson seraient gelées, ce qui reviendrait à entériner les gains territoriaux russes. Le document prévoit également de réintégrer la Russie au G8 et d’utiliser des actifs russes gelés pour financer la reconstruction de l’Ukraine, les États‑Unis devant percevoir la moitié des bénéfices de ces investissements. En échange, l’Ukraine se verrait accorder un accès préférentiel au marché européen et des garanties de sécurité, mais aucune présence militaire de l’OTAN ne serait autorisée sur son sol.
La souveraineté ukrainienne serait profondément limitée : le projet impose à Kiev de graver dans sa Constitution une clause de neutralité qui lui interdise toute adhésion future à l’OTAN et de réduire son armée à 600 000 soldats. Il interdit également à l’Alliance atlantique de stationner des troupes en Ukraine et prévoit le déploiement d’avions de combat européens en Pologne. Le plan inclut la mise en place d’un groupe de travail américano‑russe chargé de veiller au respect de ses dispositions et suggère une amnistie générale pour tous les acteurs du conflit, y compris les dirigeants russes visés par des mandats d’arrêt internationaux pour crimes de guerre.
Ces propositions, qui nécessitent d’importantes concessions, suscitent de vives critiques. Des experts estiment que certaines formulations sont ambiguës, comme l’idée de stationner des « avions de combat européens » en Pologne, et constatent que des russismes se glissent dans le texte, laissant penser qu’il pourrait provenir en grande partie de l’appareil d’État russe. Ils soulignent aussi que la clause d’amnistie va à l’encontre du mandat de la Cour pénale internationale et que l’utilisation des fonds russes gelés dans un véhicule d’investissement américano‑russe profiterait d’abord à Washington.
Réaction de Kiev
Face à ce projet, Volodymyr Zelenskyj s’est adressé à la nation dans un discours grave. Il a déclaré que l’Ukraine traversait « l’un des moments les plus difficiles de son histoire » et qu’elle était confrontée à un choix douloureux : préserver sa dignité et sa liberté ou risquer de perdre un partenaire clé. Le président ukrainien a martelé qu’il ne trahirait pas l’intérêt national et qu’il travaillerait avec les États‑Unis et les pays européens pour modifier le texte afin qu’il respecte l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Il a rappelé les principes non négociables de son pays : aucune reconnaissance des territoires occupés, le respect de la souveraineté et la liberté de choisir ses alliances.
Lors de ce même discours, Zelenskyj a souligné que ses concitoyens se battaient depuis des années pour défendre leurs frontières et que l’Ukraine ne sacrifierait pas son honneur pour une paix illusoire. Il a annoncé qu’il participerait à des réunions de sécurité avec ses alliés afin de faire évoluer le document et d’éviter que Moscou puisse prétendre que Kiev refuse la paix.
Pressions américaines et russes
Le président américain a exprimé son impatience et a fixé à Kiev un ultimatum en déclarant qu’un compromis devait être trouvé avant la fête de Thanksgiving. Il a expliqué à la presse que l’Ukraine devait accepter le plan proposé ou « continuer à se battre », ajoutant qu’il serait prêt à en ajuster certains points. Des responsables à Washington affirment que le document peut encore évoluer, tandis que certains élus américains reconnaissent qu’il a été transmis aux États‑Unis par Moscou et représente en grande partie une liste de demandes russes.
À Moscou, le Kremlin affirme qu’aucune consultation formelle n’a eu lieu mais se dit « ouvert » à des pourparlers. Le porte‑parole Dmitri Peskov estime que les avancées de l’armée russe réduisent les marges de manœuvre de Zelenskyj et que la meilleure option pour Kiev est de négocier au plus vite. Le président russe a déclaré que le plan pouvait servir de base à un règlement final, mais il a menacé de poursuivre les conquêtes territoriales de son armée si l’Ukraine refusait l’accord.
Réactions européennes et internationales
L’absence de consultation des Européens a suscité l’indignation des capitales. Les dirigeants de l’Union européenne et du G7 réunis en marge du sommet du G20 ont déclaré que le plan constituait « une base de discussion » mais qu’il nécessitait « un travail supplémentaire ». Ils ont souligné que les clauses imposant des limites aux forces armées ukrainiennes et exigeant la reconnaissance des territoires occupés étaient inacceptables et qu’aucune décision concernant l’OTAN ou l’UE ne pouvait être prise sans l’accord de leurs membres.
Plusieurs responsables européens ont réaffirmé qu’il ne pouvait y avoir de paix durable sans le plein respect de la souveraineté ukrainienne. Le chef de la diplomatie française a déclaré que la paix ne pouvait être une capitulation et a plaidé pour un accord qui assure la sécurité de tous les Européens. Les présidents de la Commission et du Conseil européens ont rappelé le principe « rien sur l’Ukraine sans l’Ukraine », tandis que des pays nordiques et baltes ont promis de continuer à fournir des armes à Kiev.
Le secrétaire général des Nations unies a insisté sur la nécessité de respecter les résolutions qui défendent l’intégrité territoriale de l’Ukraine et a averti que toute entente contournant le droit international risquait de légitimer la conquête par la force. Des analystes considèrent que le plan, s’il était adopté en l’état, encouragerait d’autres agressions en récompensant la violation des frontières et en effaçant les crimes de guerre.
Perspectives
Le plan de paix en 28 points représente à ce stade davantage un catalogue de revendications qu’un projet équilibré. Pour Kyiv, son adoption signifierait l’abandon de près d’un quart de son territoire, la réduction de sa capacité de défense et la renonciation à toute intégration future dans l’OTAN. Pour Moscou, il offrirait la levée progressive des sanctions, la reconnaissance internationale de ses annexions et un retour dans le jeu économique mondial.
Les prochains jours seront décisifs. Des rencontres doivent avoir lieu à Genève entre conseillers de sécurité américains, européens et ukrainiens pour tenter de reformuler le texte. Les dirigeants européens espèrent arracher des garanties solides pour Kiev avant l’échéance fixée par Washington. Le président ukrainien a promis de défendre la dignité et la liberté de son peuple jusqu’au bout et de chercher une paix « réelle et digne », tandis que Moscou maintient la pression militaire pour forcer sa main. Le bras de fer diplomatique s’annonce intense, car l’issue de ces négociations pourrait redéfinir l’architecture de sécurité en Europe et le droit des peuples à choisir leur destin.
Trump frappe, France répond
Chine vs Taïwan: Une menace expliquée
Le Pen jugée: que devient le RN?
Le commerce entre la Chine et l'UE
L'Europe et les femmes au pouvoir?
L'énergie nucléaire dans l'UE et les coûts
Fer et acier: Partenaire commercial de l'UE?
IA aide-t-elle à choisir les candidats?
Europe: Le trafic aérien et le climat
Allemagne: Paquet de réformes sur les migrations
L'antisémitisme gagne du terrain