-
Le nombre de chômeurs inscrits à France Travail en hausse en 2025
-
Bretagne: des oiseaux souillés par un pétrole similaire à celui de l'Erika
-
Violences à l'école: près d'un tiers des collégiennes victimes de cyberviolences
-
USA: en difficulté, le groupe pétrochimique Dow annonce la suppression de 4.500 postes
-
La nouvelle politique migratoire de l'UE? Serrer encore un peu la vis
-
Les polluants éternels vont coûter très cher à l'Europe
-
Paralysé, un Chinois dirige sa ferme d'un simple doigt
-
Les polluants éternels pourraient coûter à l'UE jusqu'à 1.700 milliards d'euros d'ici à 2050
-
Pharmacie: investissement massif du britannique AstraZeneca en Chine en marge de la visite de Starmer
-
Iran: le baril de pétrole Brent au-dessus de 70 dollars, une première depuis septembre
-
PFAS: le délicat chantier de la protection des travailleurs
-
Afrique australe: le changement climatique amplifie les inondations de façon "significative", selon une étude
-
Meta: 4e trimestre meilleur qu'attendu et prévisions musclées pour 2026, le titre s'envole
-
Les Bourses européennes ouvrent majoritairement en hausse
-
Dans l'Ouest canadien, des Albertains rêvent d'indépendance sous l'oeil attentif des MAGA américains
-
Au Costa Rica, les quartiers pauvres endeuillés par l'essor du narcotrafic
-
A Hong Kong, l'argent séduit les épargnants face à l'or jugé "trop cher"
-
Manipulation de cours et corruption: décision jeudi pour l'ex-PDG de Casino Jean-Charles Naouri
-
Boualem Sansal aux portes de l'Académie française
-
L'Allemagne veut mieux protéger ses infrastructures face à la menace russe
-
Minneapolis: Trump durcit le ton, deux policiers suspendus
-
Le bénéfice net de Samsung bondit d'un tiers en 2025, tiré par l'IA
-
Le vol pour l'ISS avec l'astronaute française Sophie Adenot aura lieu au plus tôt le 11 février, annonce la Nasa
-
Wall Street pas surprise par la Fed, en attendant les résultats des géants de la tech
-
La Fed gèle ses taux et assure pouvoir travailler indépendamment des pressions politiques
-
"Comic strip", cheval et vichy rose: une messe à Paris en hommage à Brigitte Bardot
-
RATP: le nouveau PDG axe sa feuille de route sur la lutte contre la violence dans les transports
-
Mélenchon veut que les gazoducs Nord Stream soient "remis en route"
-
L’Allemagne moins optimiste sur la croissance en 2026
-
La Fed gèle ses taux contre l'avis de deux responsables
-
Peur dans une ville sicilienne balafrée par un glissement de terrain
-
Aide à mourir, soins palliatifs: que contiennent les textes sur la fin de vie ?
-
La Bourse de Paris termine en nette baisse, plombée par le luxe
-
Charles III s'inquiète du "recul" du combat contre le changement climatique
-
Climat: jugement "historique" aux Pays-Bas, ordonnés de mieux protéger une île
-
La tempête Kristin fait au moins quatre morts au Portugal
-
Un pas de plus dans l'interprétation du génome grâce à l'IA
-
Pour financer son appétit pour l'IA, Amazon va supprimer 16.000 postes dans le monde
-
Violences en ligne: les streamers Naruto et Safine jugés en juillet
-
Trump attaque le maire de Minneapolis, la "désescalade" fragilisée
-
Wall Street portée par la tech avant les résultats de grands noms du secteur
-
Recherche en ligne: Londres veut permettre aux sites internet de refuser l'IA de Google
-
Hauts-de-France: une ONG alerte sur une pollution de l'eau au fongicide
-
Amazon annonce la suppression de 16.000 postes dans le monde
-
Municipales: les transports gratuits, une promesse à la mode et variable
-
Israël: funérailles nationales pour le dernier otage à Gaza
-
Contre la "biopiraterie", le Brésil défend son açai d'Amazonie
-
Neil Young répond à Trump en offrant son catalogue au Groenland
-
Les murs du BHV vendus par Galeries Lafayette au canadien Brookfield
-
En Ouganda, le Quidditch d'Harry Potter fait des émules
Crise sino‑japonaise actuelle
Le 7 novembre 2025, la nouvelle cheffe du gouvernement japonais a lié pour la première fois la sécurité de l’archipel à celle de Taïwan : lors d’une audition au Parlement, elle a estimé qu’une attaque ou un blocus chinois contre l’île constituerait une « situation menaçant la survie du Japon » et pourrait justifier le recours à la force en vertu de la loi de 2015 sur la défense collective. Elle a refusé de retirer ses propos malgré les critiques, affirmant qu’ils restaient conformes à la ligne gouvernementale. Jusque‑là, Tokyo cultivait une « ambiguïté stratégique » et névoquait pas publiquement de réplique militaire à une crise autour de Taïwan.
Ces déclarations ont provoqué un tollé à Pékin. Le consul général de Chine à Osaka a publié un message insultant supprimé depuis; les ministères chinois des affaires étrangères et de la défense ont convoqué l’ambassadeur japonais et exigé une rétractation. La porteée symbolique des propos n’a pas échappé à Beijing : pour les dirigeants chinois, l’île est une province « inaliénable » et toute intervention étrangère franchirait une ligne rouge. Un porte‑parole de la défense a même averti qu’une intervention japonaise subirait une « défaite écrasante ».
Réactions croisées et surenchère
Le climat diplomatique s’est rapidement dégradé. Pékin a convoqué l’ambassadeur japonais puis, dans une logique de riposte, Tokyo a rappelé le représentant chinois pour protester contre les menaces du consul d’Osaka. Les échanges de notes verbales se sont doublés de mesures concrètes : la Chine a déconseillé à ses ressortissants de voyager au Japon en raison de « risques importants », a invité ses étudiants à être vigilants et a autorisé ses compagnies aériennes à rembourser sans frais les billets pour le Japon. Ce message a suscé l’indignation de Tokyo, qui y a vu une réponse disproportionnée et contraire à l’objectif d’une relation « mutuellement avantageuse ». L’ambassade du Japon à Pékin a parallèlement conseillé à ses compatriotes de faire preuve de prudence, de se déplacer en groupe et d’éviter les lieux très fréquentés.
Sur le plan militaire, la Chine a accentué la pression. Ses garde‑côtes ont mené le 16 novembre une patrouille dite de « protection des droits » autour des îles de la mer de Chine orientale administrées par le Japon (Senkaku pour Tokyo, Diaoyu pour Beijing). Cette manoeuvre s’est accompagnée de survols de drones près de Yonaguni et du passage de dizaines d’avions et de navires militaires autour de Taïwan, intensifiant la campagne de pression chinoise. Les incursions de navires chinois dans ces eaux disputées sont devenues plus longues et plus fréquentes ces dernières années.
Ces gestes ont ravivé un contentieux territorial ancien. Les îles Senkaku/Diaoyu, situées sur des voies maritimes stratégiques et supposées riches en ressources, sont administrées par le Japon mais revendiquées par la Chine. Les deux pays s’y opposent régulièrement depuis des décennies, et Tokyo dénonce les patrouilles chinoises comme des violations de sa souveraineté. Les visites de responsables japonais au sanctuaire Yasukuni et les différends sur l’héritage de la guerre renforcent en outre la méfiance émotionnelle entre les deux nations.
Coûts économiques et recherche d’apaisement
Au‑delà des paroles et des navires, la crise commence à peser sur les échanges. La Chine constitue la première source de touristes pour le Japon : 7,5 millions de visiteurs chinois se sont rendus dans l’archipel entre janvier et septembre 2025, soit un quart des arrivées étrangères, et ils ont dépensé plus de 3 milliards d’euros au troisième trimestre. L’appel de Beijing à s’abstenir de voyager a fait chuter en Bourse les entreprises liées au tourisme : le fabricant de cosétiques Shiseido a perdu plus de 9 %, les grands magasins Mitsukoshi et Takashimaya entre 6 et 11 %, et le groupe de distribution Pan Pacific a cédé jusqu’à 9,7 %. Les compagnies aériennes japonaises ont aussi reculé, malgré l’absence d’annulations massives.
La dimension économique est d’autant plus sensible que la Chine et le Japon restent étroitement interdépendants. Ils échangent chaque année pour des centaines de milliards de dollars et les entreprises japonaises sont très présentes sur le marché chinois. Les autorités des deux pays cherchent donc à limiter les dégâts : Tokyo a dépêché à Pékin un haut diplomate chargé de l’Asie‑Pacifique pour tenter de renouer le dialogue, tandis que les ministres des affaires étrangères se sont dits ouverts à une rencontre en marge d’un sommet international. Cependant, la Chine a indiqué qu’aucune rencontre bilatérale n’était prévue en marge du G20 en Afrique du Sud.
Implications régionales et perspectives
Cette nouvelle tension intervient dans un contexte où le Japon renforce ses capacités militaires et ses partenariats avec d’autres pays asiatiques face à une Chine plus assertive. La constitution pacifiste, qui limite l’usage de la force aux situations d’autodéfense, a été interprétée depuis 2015 pour autoriser un soutien à un allié si l’existence même du pays est menacée. L’exemple de Taïwan invoqué par la première ministre pose la question de la définition d’une menace existentielle et du rôle de l’alliance américaine dans la région. De nombreux analystes soulignent que tout conflit autour de Taïwan impliquerait rapidement les Etats‑Unis et pourrait embraser toute l’Asie du Nord‑Est.
Pour l’instant, aucun des deux gouvernements ne souhaite une rupture. Le Japon a besoin du marché chinois pour soutenir sa croissance, et la Chine témoigne d’un attachement à la stabilité économique. Mais l’affaire souligne la fragilité d’une relation marquée par des rancœurs historiques et des ambitions stratégiques divergentes. Tant que la question de Taïwan et celle des îles Senkaku/Diaoyu resteront irrésolues, chaque déclaration ou manoeuvre militaire risque de provoquer une nouvelle crise, avec des répercussions bien au‑delà des deux protagonistes.
Plan de paix ou Capitulation
Faut-il craindre la Guerre?
Scandale Midas en Ukraine
Scandale Midas en Ukraine
Scandale Midas en Ukraine
Trump et l'affaire Epstein?
Trump et l'affaire Epstein?
Crise sino‑japonaise actuelle
Soudan, massacres impunis?
Bras de fer Politique
Tournant au Sahara occidental