-
En Syrie, la facture d'électricité plus élevée que les salaires
-
Aux JO-2026, deux "pompiers de la psy" pour épauler les Bleus
-
Kevin Warsh, du cercle de Trump aux portes de la Fed
-
Derrière les lunettes du président Macron, les défis d'un savoir-faire français
-
Budget: un ultime 49.3 dégainé en 13 secondes, épilogue lundi
-
Zone euro: le taux de chômage en légère baisse en décembre
-
Zelensky accepte le principe d'une trêve énergétique avec la Russie
-
La Bourse de Paris s'affiche en petite hausse dans un environnement incertain
-
Somfy envisage une réorganisation, près de 350 postes menacés en France
-
Des rayons vides au G20 en une génération: le "miracle" polonais
-
Le filtrage des contenus IA se développe face à l'irritation d'une partie des internautes
-
Gifi, en difficulté, écarte son patron cinq mois après sa nomination
-
Cancer du sein: l'IA améliore le dépistage humain, affirme une vaste étude suédoise
-
Procès Casino: l'ex-PDG Jean Charles Naouri, l'entreprise et Nicolas Miguet condamnés pour corruption
-
Trump assure que Poutine ne frappera pas Kiev pendant une semaine, face à un hiver "exceptionnel" en Ukraine
-
La flambée du prix de l'or, entre fortune et fardeau au Vietnam
-
Les Etats-Unis vont connaître une paralysie budgétaire, la police de l'immigration au coeur du débat
-
Attaque de l'aéroport au Niger : le chef de la junte félicite la Russie pour son aide et accuse la France
-
Waymo pourrait lancer ses robotaxis à Londres dès cette année
-
Acier: ArcelorMittal envisage une nouvelle délocalisation de ses fonctions support
-
Les ours du Svalbard ont résisté mieux que prévu au réchauffement
-
A Moscou, les pires chutes de neige en deux siècles
-
Le pétrole bondit au plus haut depuis août après les menaces de Trump sur l'Iran
-
Wall Street lève le pied après des résultats de géants de la tech
-
Côte d'Ivoire: l'Etat a commencé l'achat des stocks de cacao pour résoudre la crise
-
Mozambique: d'énormes réserves de gaz dans le Nord, théâtre d'une insurrection
-
Le nombre de chômeurs inscrits à France Travail en hausse en 2025
-
Bretagne: des oiseaux souillés par un pétrole similaire à celui de l'Erika
-
Violences à l'école: près d'un tiers des collégiennes victimes de cyberviolences
-
USA: en difficulté, le groupe pétrochimique Dow annonce la suppression de 4.500 postes
-
La nouvelle politique migratoire de l'UE? Serrer encore un peu la vis
-
Les polluants éternels vont coûter très cher à l'Europe
-
Paralysé, un Chinois dirige sa ferme d'un simple doigt
-
Les polluants éternels pourraient coûter à l'UE jusqu'à 1.700 milliards d'euros d'ici à 2050
-
Pharmacie: investissement massif du britannique AstraZeneca en Chine en marge de la visite de Starmer
-
Iran: le baril de pétrole Brent au-dessus de 70 dollars, une première depuis septembre
-
PFAS: le délicat chantier de la protection des travailleurs
-
Afrique australe: le changement climatique amplifie les inondations de façon "significative", selon une étude
-
Meta: 4e trimestre meilleur qu'attendu et prévisions musclées pour 2026, le titre s'envole
-
Les Bourses européennes ouvrent majoritairement en hausse
-
Dans l'Ouest canadien, des Albertains rêvent d'indépendance sous l'oeil attentif des MAGA américains
-
Au Costa Rica, les quartiers pauvres endeuillés par l'essor du narcotrafic
-
A Hong Kong, l'argent séduit les épargnants face à l'or jugé "trop cher"
-
Manipulation de cours et corruption: décision jeudi pour l'ex-PDG de Casino Jean-Charles Naouri
-
Boualem Sansal aux portes de l'Académie française
-
L'Allemagne veut mieux protéger ses infrastructures face à la menace russe
-
Minneapolis: Trump durcit le ton, deux policiers suspendus
-
Le bénéfice net de Samsung bondit d'un tiers en 2025, tiré par l'IA
-
Le vol pour l'ISS avec l'astronaute française Sophie Adenot aura lieu au plus tôt le 11 février, annonce la Nasa
-
Wall Street pas surprise par la Fed, en attendant les résultats des géants de la tech
L’exceptionnelle biodiversité de la Guyane menacée par le changement climatique
Riche de 5.500 espèces végétales et 1.400 espèces animales, la Guyane est la plus grande réserve de biodiversité française, ce qui la rend d'autant plus sensible aux changements climatiques qui risquent de modifier le fonctionnement de la forêt équatoriale ou de perturber la reproduction de certaines espèces comme les tortues marines.
"D'après les projections, le réchauffement climatique sera d'ici à 2100 en Guyane de +1,5°C à +4°C", indique à l'AFP Ali Bel Madani, climatologue de Météo France Antilles-Guyane.
Ces données, issues du nouveau rapport GuyaClimat, revoient à la hausse les dernières estimations de Météo-France qui tablait en 2013 sur +1°C d'ici à la fin du siècle.
Une hausse du thermomètre aux conséquences "importantes" pour la flore et la faune, déjà visibles chez les tortues marines vertes, olivâtres et luths qui ont trouvé en Guyane un haut lieu de reproduction.
- féminisation des populations -
Car chez les tortues, c'est la chaleur du nid qui détermine le sexe. "Plus le nid est chaud, plus il y aura de femelles. Avec la hausse des températures, on assiste à une féminisation des populations qui met en péril la reproduction", explique Benoît de Thoisy, président de l'association Kwata, spécialisée dans la conservation des tortues.
En dix ans, les pontes des luths ont chuté en Guyane. Passant de 9.516 en 2009 à 828 en 2022 d'après l'association. Le réchauffement des océans en serait aussi responsable.
"Après la saison des pontes, elles migrent vers la zone de convergence des eaux chaudes et froides au niveau du Canada, riche en plancton et méduses, afin de s'y engraisser", explique Benoît de Thoisy, "or d'après nos données, les migrations sont de plus en plus longues car les eaux froides reculent".
Des kilomètres supplémentaires synonymes d'épuisement des reptiles qui entament leur stock de graisse pour migrer, au dépens de la reproduction. "Dans les années 1960-1970, les luths pouvaient faire 5-6 pontes par saison. Aujourd'hui, nous sommes à 4-5 grand maximum et plutôt 2-3 en moyenne", ajoute le président de Kwata.
- La photosynthèse perturbée -
En plus de la faune, cette hausse des températures perturbe également la forêt qui recouvre 97% de la Guyane.
"Quand la chaleur est importante, les arbres ont tendance à fermer leur stomate, ce petit orifice qui permet de respirer et d'échanger avec l'atmosphère", indique Olivier Brunaux, directeur du pôle recherche à l'Office national des forêts de Guyane. "Résultat, les arbres transpirent moins, font moins de photosynthèse et grossissent plus lentement", dit-il.
La diminution de la croissance implique une baisse de la capacité de stockage du carbone - 1,5 gigatonne pour la forêt guyanaise - l'un des plus importants services écosystémiques rendus par les arbres.
De plus, d’après une étude de l'UMR EcoFog (CNRS), passé 31°C, la forêt tropicale humide évolue en forêt tropicale sèche.
"Pour l'instant, la Guyane est plutôt préservée, contrairement à d'autres endroits du bassin amazonien, notamment l’Etat brésilien du Roraima où hausse des températures et baisse des précipitations ont transformé la forêt qui est devenue, aux extrêmes, une savane", selon M. Brunaux.
- Seuil de précipitations à ne pas atteindre -
Car l'autre menace du changement climatique sur l'Amazonie, identifiée par les scientifiques, est la baisse des précipitations. Le Giec, le groupe d'experts sur le climat de l'ONU, les estiment de -20 à -30% d'ici à 2100.
Or pour demeurer une forêt humide, un certain seuil ne doit pas être atteint. "Le vrai impact se situe à moins de 1.500 mm d'eau par an. En Guyane, nous sommes à 4.000-5.000 mm à l'Est du département et 2.000-2.500 mm à l'Ouest", témoigne Olivier Brunaux.
Et encore faut-il que ces pluies se répartissent sur tous les mois de l'année "avec au minimum 150 mm d'eau par mois ", poursuit le chercheur de l'ONF.
Parmi les projections de GuyaClimat: l'allongement et l'intensification des saisons sèches qui entraînerait "un stress hydrique. La période pendant laquelle, sans eau, la réserve des sols se vide".
Y.Tengku--CPN