-
Derrière les lunettes du président Macron, les défis d'un savoir-faire français
-
Budget: un ultime 49.3 dégainé en 13 secondes, épilogue lundi
-
Zone euro: le taux de chômage en légère baisse en décembre
-
Zelensky accepte le principe d'une trêve énergétique avec la Russie
-
La Bourse de Paris s'affiche en petite hausse dans un environnement incertain
-
Somfy envisage une réorganisation, près de 350 postes menacés en France
-
Des rayons vides au G20 en une génération: le "miracle" polonais
-
Le filtrage des contenus IA se développe face à l'irritation d'une partie des internautes
-
Gifi, en difficulté, écarte son patron cinq mois après sa nomination
-
Cancer du sein: l'IA améliore le dépistage humain, affirme une vaste étude suédoise
-
Procès Casino: l'ex-PDG Jean Charles Naouri, l'entreprise et Nicolas Miguet condamnés pour corruption
-
Trump assure que Poutine ne frappera pas Kiev pendant une semaine, face à un hiver "exceptionnel" en Ukraine
-
La flambée du prix de l'or, entre fortune et fardeau au Vietnam
-
Les Etats-Unis vont connaître une paralysie budgétaire, la police de l'immigration au coeur du débat
-
Attaque de l'aéroport au Niger : le chef de la junte félicite la Russie pour son aide et accuse la France
-
Waymo pourrait lancer ses robotaxis à Londres dès cette année
-
Acier: ArcelorMittal envisage une nouvelle délocalisation de ses fonctions support
-
Les ours du Svalbard ont résisté mieux que prévu au réchauffement
-
A Moscou, les pires chutes de neige en deux siècles
-
Le pétrole bondit au plus haut depuis août après les menaces de Trump sur l'Iran
-
Wall Street lève le pied après des résultats de géants de la tech
-
Côte d'Ivoire: l'Etat a commencé l'achat des stocks de cacao pour résoudre la crise
-
Mozambique: d'énormes réserves de gaz dans le Nord, théâtre d'une insurrection
-
Le nombre de chômeurs inscrits à France Travail en hausse en 2025
-
Bretagne: des oiseaux souillés par un pétrole similaire à celui de l'Erika
-
Violences à l'école: près d'un tiers des collégiennes victimes de cyberviolences
-
USA: en difficulté, le groupe pétrochimique Dow annonce la suppression de 4.500 postes
-
La nouvelle politique migratoire de l'UE? Serrer encore un peu la vis
-
Les polluants éternels vont coûter très cher à l'Europe
-
Paralysé, un Chinois dirige sa ferme d'un simple doigt
-
Les polluants éternels pourraient coûter à l'UE jusqu'à 1.700 milliards d'euros d'ici à 2050
-
Pharmacie: investissement massif du britannique AstraZeneca en Chine en marge de la visite de Starmer
-
Iran: le baril de pétrole Brent au-dessus de 70 dollars, une première depuis septembre
-
PFAS: le délicat chantier de la protection des travailleurs
-
Afrique australe: le changement climatique amplifie les inondations de façon "significative", selon une étude
-
Meta: 4e trimestre meilleur qu'attendu et prévisions musclées pour 2026, le titre s'envole
-
Les Bourses européennes ouvrent majoritairement en hausse
-
Dans l'Ouest canadien, des Albertains rêvent d'indépendance sous l'oeil attentif des MAGA américains
-
Au Costa Rica, les quartiers pauvres endeuillés par l'essor du narcotrafic
-
A Hong Kong, l'argent séduit les épargnants face à l'or jugé "trop cher"
-
Manipulation de cours et corruption: décision jeudi pour l'ex-PDG de Casino Jean-Charles Naouri
-
Boualem Sansal aux portes de l'Académie française
-
L'Allemagne veut mieux protéger ses infrastructures face à la menace russe
-
Minneapolis: Trump durcit le ton, deux policiers suspendus
-
Le bénéfice net de Samsung bondit d'un tiers en 2025, tiré par l'IA
-
Le vol pour l'ISS avec l'astronaute française Sophie Adenot aura lieu au plus tôt le 11 février, annonce la Nasa
-
Wall Street pas surprise par la Fed, en attendant les résultats des géants de la tech
-
La Fed gèle ses taux et assure pouvoir travailler indépendamment des pressions politiques
-
"Comic strip", cheval et vichy rose: une messe à Paris en hommage à Brigitte Bardot
-
RATP: le nouveau PDG axe sa feuille de route sur la lutte contre la violence dans les transports
Impact imminent: un vaisseau de la Nasa s'apprête à dévier un astéroïde
En temps normal, les vaisseaux spatiaux ne sont pas conçus pour s'écraser. C'est pourtant exactement ce que la Nasa s'apprêtait à faire lundi soir, en projetant délibérément un engin sur un astéroïde, afin d'en dévier la trajectoire. Une mission inédite qui doit permettre d'apprendre à protéger l'humanité face à une éventuelle menace future.
L'astéroïde visé ne représente aucun danger. Mais la mission, nommée Dart (fléchette en anglais), doit "aider à déterminer notre réponse si nous détectons un astéroïde qui menace de frapper la Terre" à l'avenir, a déclaré lundi le patron de la Nasa, Bill Nelson.
Le moment de l'impact, à 11 millions de kilomètres de nous, pourra être suivi en direct sur la chaîne vidéo de la Nasa.
"Nous changeons le mouvement d'un corps céleste naturel dans l'espace, l'humanité n'a jamais fait cela auparavant", a souligné Tom Statler, chef scientifique de la mission. "C'est une chose sortie des livres de science-fiction, et d'épisodes de la série Star Trek quand j'étais enfant. Et maintenant, c'est réel."
La cible est en réalité un couple d'astéroïde: un gros, Didymos (780 mètres de diamètre), et son satellite, Dimorphos (160 mètres de diamètre), en orbite autour de lui. Les deux ne sont éloignés que d'environ un kilomètre l'un de l'autre.
C'est sur le petit, Dimorphos, que doit s'écraser le vaisseau. Cet astéroïde fait actuellement le tour du plus gros en 11 heures et 55 minutes, et le but est de réduire son orbite d'environ 10 minutes.
Le changement pourra être mesuré par des télescopes sur Terre, en observant la variation de l'éclat lorsque le petit astéroïde passe devant le gros.
Quand saura-t-on si cela a fonctionné? "Je serais surpris si nous avons une mesure ferme du changement en moins de quelques jours, et surpris si cela prenait plus de trois semaines", a déclaré Tom Statler.
- Caméra embarquée -
En attendant, lundi, la caméra embarquée à bord du vaisseau, appelée Draco, prendra une image par seconde. Elles arriveront sur Terre avec un délai seulement d'environ 45 secondes.
Pour atteindre une cible si petite, le vaisseau se dirigera de façon autonome durant les quatre dernières heures, comme un missile auto-guidé.
Il visera d'abord Didymos, avant que Dimorphos n'apparaisse.
Le petit astéroïde, dont on n'a encore jamais vu d'images, ne sera au début pas plus grand qu'un pixel, avant de remplir tout le cadre -- jusqu'au silence radio après l'explosion.
Les quelque quarante personnes présentes dans la salle de contrôle du Laboratoire de physique appliquée (APL) de l'université Johns Hopkins, dans le Maryland, seront prêtes à intervenir en cas de besoin.
Trois minutes après l'impact, un satellite de la taille d'une boîte à chaussures, appelé LICIACube et relâché par le vaisseau en amont, passera à environ 55 km de l'astéroïde pour capturer des images des éjecta.
Tout ceci doit permettre de mieux comprendre la composition de Dimorphos, représentatif d'une population d'astéroïdes assez communs, et donc de mesurer l'effet que cette technique -- appelée à impact cinétique -- peut avoir sur eux.
- Des inconnues -
Les astéroïdes ont déjà réservé des surprises aux scientifiques par le passé. En 2020, la sonde américaine Osiris-Rex s'était enfoncée bien plus que prévu dans la surface de l'astéroïde Bennu. La porosité de Dimorphos n'est pour le moment pas connue.
"Si l'astéroïde répond à l'impact de Dart d'une façon totalement imprévue, cela pourrait en réalité nous conduire à reconsidérer dans quelle mesure l'impact cinétique est une technique généralisable", a prévenu Tom Statler.
Aucun des astéroïdes connus ne menace la Terre pour les 100 prochaines années.
Près de 30.000 astéroïdes de toutes tailles ont été catalogués dans ses environs (on les appelle des géocroiseurs, c'est-à-dire que leur orbite croise celle de notre planète).
Ceux d'un kilomètre et plus ont quasiment tous été repérés, selon les scientifiques. Mais ils estiment n'avoir connaissance que de 40% des astéroïdes mesurant 140 mètres et plus -- ceux capables de dévaster une région entière.
"Notre tâche la plus importante est de trouver" ceux manquants, a déclaré Lindley Johnson, agent de défense planétaire à la Nasa. Plus ils sont détectés tôt, plus les experts auront le temps de mettre en place le meilleur moyen pour s'en défendre.
Mais la mission Dart est un premier pas crucial, a jugé M. Johnson: "C'est une période très enthousiasmante (...) pour l'histoire spatiale, et même l'histoire de l'humanité."
M.Davis--CPN