-
Budget britannique : un peu d'air promis aux ménages, sous l'œil des marchés
-
SK hynix : nouveau bond des bénéfices au troisième trimestre porté par l'IA
-
Taux directeurs : la Fed tentée par l'abstention avant les élections de mi-mandat aux États-Unis
-
Au début de sa visite dans les Caraïbes, Charles III reconnaît les "souffrances du passé"
-
Charles III, pressé sur l'esclavage, entame une visite dans les Caraïbes
-
Wall Street clôture en hausse avant la Fed
-
Wall Street clôture en hausse, prises de bénéfices avant la Fed
-
Plus de 2.500 commerces touchés par les violences dont un millier fortement dégradés, selon CCI France
-
Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique ou le capitalisme industriel tambour battant
-
Les Houthis disent avoir frappé la plus grande raffinerie saoudienne
-
Wall Street ouvre en hausse, attend la Fed
-
Jeu vidéo : les fans se mobilisent pour sauver la saga de science-fiction Mass Effect
-
Vente de SFR: le CSE de l'opérateur débouté d'une action en référé
-
L'UE veut renforcer Frontex et élargir ses pouvoirs d'expulsion de migrants
-
Le patron de Coopérative U évoque un "véritable effondrement de la consommation de carburant"
-
Eurovision : les Pays-Bas se retirent en raison de la question "sensible" d'Israël
-
Appels à réparations pour l'esclavage: Charles III en visite délicate aux Caraïbes
-
Dans une usine centenaire anglaise, Safran prépare l'aile de l'avion de demain
-
L'optimisation fiscale, possible piste pour financer les mesures sur les lycées, selon Amiel
-
Chine: Mbappé, accusé d'offense aux sentiments nationaux, fait face à une levée de boucliers
OpenAI fait état d'un piratage "sans précédent" d'une plateforme par ses agents d'IA
Le créateur de ChatGPT, OpenAI, a annoncé mardi que ses modèles d’intelligence artificielle avancés s’étaient emballés lors de tests de sécurité, piratant de leur propre initiative une plateforme populaire auprès des programmeurs.
L'entreprise basée à San Francisco a évoqué un "cyberincident sans précédent" et annoncé une enquête conjointe avec Hugging Face, la bibliothèque de code en ligne qui en a été la cible.
OpenAI a précisé que l’incident impliquait une combinaison de modèles, dont son GPT-5.6 Sol lancé récemment ainsi qu'un modèle "encore plus performant" en cours d'élaboration.
L’entreprise cherchait à évaluer les capacités de piratage des modèles en leur assignant des tâches dans un environnement d’essai numérique strictement contrôlé, où l’accès à internet était limité pour des raisons de sécurité.
"Pendant qu’ils opéraient dans notre environnement de test en bac à sable (ndlr, isolé), nos modèles ont consacré une quantité importante de (puissance de calcul) à trouver un moyen d’obtenir un accès libre à internet, dans le but de résoudre le problème d’évaluation", a indiqué OpenAI dans un blog relatant l’incident.
Une fois connectés à internet, ils ont ciblé la plateforme Hugging Face - un vaste répertoire de modèles d’IA, de jeux de données et d’autres informations - pour les aider dans leur quête.
À la recherche d’"informations secrètes" pouvant l’aider à tricher lors de l’évaluation, le système d’OpenAI "a enchaîné plusieurs vecteurs d’attaque, notamment en utilisant des identifiants volés".
- Potentiel "catastrophique" -
La cybersécurité constitue un enjeu crucial à mesure que l'IA gagne en sophistication, compte tenu du risque que des modèles avancés détectent avant les humains des failles dans les logiciels existants.
Interrogé par l'AFP, Hussein Abbass, professeur d'informatique à l'Université de Nouvelle-Galles du Sud à Canberra, juge l'incident "à bien des égards stupéfiant".
"Il n’a pas seulement attaqué Hugging Face. Il a en fait attaqué son propre système interne pour exploiter ses propres vulnérabilités", explique cet expert en IA. "Et c’est effrayant", ajoute-t-il.
GPT-5.6 et d’autres modèles d'IA de pointe, notamment la série Mythos du grand rival d’OpenAI, Anthropic, suscitent des inquiétudes quant à leur capacité potentielle à franchir les défenses de cybersécurité.
Les deux entreprises américaines ont dû retarder temporairement la mise à disposition générale de ces technologies de dernière génération en raison de craintes à Washington qu’elles puissent aider à s’introduire dans des infrastructures cruciales.
Les IA avancées sont "normalement entre les mains de personnes responsables qui ont une éthique", mais "ce sera catastrophique si cela tombe entre les mains de quelqu’un qui a l’intention de nuire", souligne M. Abbass.
La question de la gouvernance du secteur de l’IA est devenue centrale et "nous avons besoin d’un effort collectif pour gérer cette situation", estime-t-il.
Hugging Face avait signalé avoir été la cible de cette "intrusion informatique" la semaine dernière, sans mentionner OpenAI.
Selon la plateforme, "celle-ci se distinguait de tout ce que nous avions déjà traité sur un point important: elle était pilotée de bout en bout par un système d’agent IA autonome et nous l’avons en grande partie détectée et disséquée grâce à notre propre IA".
Clément Delangue, directeur général de Hugging Face, a indiqué sur X que compte tenu de la sophistication de l'agent, l’entreprise avait soupçonné une cyberattaque provenant d’un laboratoire d’IA de premier plan mondial.
"Nous sommes fermement convaincus qu’il n’y avait aucune intention malveillante de leur part", a écrit M. Delangue, en référence à OpenAI. "C’est assez hallucinant que tout cela se soit produit de manière autonome!", a-t-il commenté.
X.Wong--CPN