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Contre les "zombies", des experts du feu à la rescousse des pompiers
En Lorraine, au sous-sol truffé d'obus de la Première Guerre mondiale, les autorités ont confié à des chercheurs la tâche d'étudier la propagation des incendies sous la terre, pour diminuer les risques encourus par les pompiers.
Dans leur laboratoire, au-dessus d'un bac en acier rempli de sable, Anthony Collin et Idir Khaldi positionnent un panneau chauffant, pour simuler le passage d'un incendie sur cette surface.
A mesure que la surface chauffe, des capteurs de température posés à différentes profondeurs leur indiquent comment la chaleur se propage.
Depuis plusieurs années, les chercheurs de l'Université de Lorraine font leurs expériences dans un ancien bâtiment agricole, dans la campagne autour de Nancy.
Cette fois, leur objectif est de savoir si le sol peut devenir trop chaud à une profondeur où l'on peut trouver des obus - environ 50 à 60 centimètres, estiment les démineurs, en tenant compte de la matière organique qui s'est accumulée en un siècle.
Même après avoir éteint le panneau chauffant, la température mesurée par les capteurs continue de monter, par inertie, à quelques centimètres au-dessous de la surface.
"La question à laquelle on doit répondre, c'est: est-ce que j'ai de la chance d'avoir 100, 120 degrés à 50 centimètres au-dessous de la surface de la terre, et si oui, dans quel temps, sous quelles conditions?", expose Anthony Collin.
La préfecture de la Meuse leur a commandé plusieurs recherches pour "modéliser les risques" propres aux "zones rouges", marquées par les stigmates de la Grande Guerre.
- La menace de Verdun -
La plus importante est celle des forêts au nord de Verdun, où eut lieu la terrible bataille de 1916, qui fit plus de 300.000 morts et 400.000 blessés en dix mois de combats.
Les très nombreux obus toujours enterrés empêchent des interventions normales en cas d'incendie.
"C'est dans l'intérêt de la protection des personnels, on ne s'engage pas directement dans le bois", explique le lieutenant-colonel Sylvain Grumbach, des pompiers de la Meuse.
"Le risque prédominant, ce sont les obus explosifs qui, suite au passage d'un feu, peuvent détoner jusqu'à 48 heures après le passage du sinistre."
Les chercheurs espèrent étendre leurs expériences aux feux souterrains, dits "zombies", quand ce sont des tourbières ou des veines de charbon en sous-sol qui brûlent sans émettre de flammes.
Ces feux, extrêmement difficiles à éteindre, peuvent couver pendant tout l'hiver et causer à nouveau des incendies en surface en été.
Par exemple, le gigantesque incendie de Landiras (Gironde) en 2022 avait touché une veine de lignite affleurant à la surface, causant un feu zombie qui n'a été totalement éteint qu'en... 2025!
Les chercheurs envisagent de placer un combustible comme de la tourbe à une certaine profondeur dans leur bac, voire de faire des essais dans de vrais sols, afin de mesurer selon quels paramètres il peut s'embraser, même lorsqu'il n'est pas directement en contact avec la matière qui brûle.
"Si on est dans cette situation-là, où notre combustible qui est en dessous n'est pas en contact direct, est-ce que c'est possible que l'incendie se transfère de l'un à l'autre?", résume Anthony Collin.
Pour les pompiers, la prévention des feux souterrains est capitale, tant la lutte contre ceux-ci est fastidieuse.
"On a des temps de mobilisation de moyens sur ce genre de feux qui sont énormes, du fait de la difficulté technique d'aller chercher l'eau pour noyer le feu, de faire les contrôles derrière, de repasser...", détaille le pompier Sylvain Grumbach.
H.Müller--CPN