-
Budget britannique : un peu d'air promis aux ménages, sous l'œil des marchés
-
SK hynix : nouveau bond des bénéfices au troisième trimestre porté par l'IA
-
Taux directeurs : la Fed tentée par l'abstention avant les élections de mi-mandat aux États-Unis
-
Au début de sa visite dans les Caraïbes, Charles III reconnaît les "souffrances du passé"
-
Charles III, pressé sur l'esclavage, entame une visite dans les Caraïbes
-
Wall Street clôture en hausse avant la Fed
-
Wall Street clôture en hausse, prises de bénéfices avant la Fed
-
Plus de 2.500 commerces touchés par les violences dont un millier fortement dégradés, selon CCI France
-
Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique ou le capitalisme industriel tambour battant
-
Les Houthis disent avoir frappé la plus grande raffinerie saoudienne
-
Wall Street ouvre en hausse, attend la Fed
-
Jeu vidéo : les fans se mobilisent pour sauver la saga de science-fiction Mass Effect
-
Vente de SFR: le CSE de l'opérateur débouté d'une action en référé
-
L'UE veut renforcer Frontex et élargir ses pouvoirs d'expulsion de migrants
-
Le patron de Coopérative U évoque un "véritable effondrement de la consommation de carburant"
-
Eurovision : les Pays-Bas se retirent en raison de la question "sensible" d'Israël
-
Appels à réparations pour l'esclavage: Charles III en visite délicate aux Caraïbes
-
Dans une usine centenaire anglaise, Safran prépare l'aile de l'avion de demain
-
L'optimisation fiscale, possible piste pour financer les mesures sur les lycées, selon Amiel
-
Chine: Mbappé, accusé d'offense aux sentiments nationaux, fait face à une levée de boucliers
Ian, devenu tempête post-tropicale, s'abat sur la Caroline du Sud après la Floride
Devenu tempête post-tropicale, Ian a apporté vendredi en Caroline du Sud des vents violents et de fortes pluies et menace de provoquer une redoutable montée des eaux après avoir dévasté des régions de Floride, où il a fait plusieurs victimes.
Il avait touché terre en tant qu'ouragan de catégorie 1 en début d'après-midi près de Georgetown, en Caroline du Sud, accompagné alors par des vents soufflant jusqu'à 140 km/h, selon le Centre national des ouragans basé à Miami.
Ian est devenu une tempête post-tropicale "mais la menace de dangereuses submersions marines, d'inondations subites et de vents violents continue", a averti l'organisme. Il charrie désormais des vents soufflant jusqu'à 110 km/h.
Pluies et vents se sont abattus sur Charleston, ville historique de cet Etat du Sud, et des vidéos de la cité de Myrtle Beach inondée circulaient sur les réseaux sociaux.
Le président Joe Biden a exhorté les habitants à écouter les appels à la prudence des autorités locales. Ces dernières ont notamment pressé la population de ne pas conduire sur les routes envahies par les eaux.
"C'est une tempête dangereuse qui apportera des vents violents et beaucoup d'eau, mais le plus dangereux, ce sera l'erreur humaine. Soyez intelligents, prenez de bonnes décisions, prenez des nouvelles de vos proches et restez en sécurité", avait tweeté le gouverneur, Henry McMaster.
Ian devrait "continuer de s'affaiblir dans la nuit et se dissiper au-dessus de l'ouest de la Caroline du Nord ou de la Virginie tard demain", samedi, selon le Centre des ouragans. En attendant, des alertes à la tempête sont en vigueur pour des régions de Caroline du Nord.
- Dégâts "historiques" en Floride -
En Floride, les autorités se sont montrées précautionneuses sur le bilan humain, faisant état pour l'instant de 21 décès dont 20 "non confirmés" - à savoir qu'il n'avait pas encore été établi s'ils ont été directement causés par l'ouragan. La chaîne CNN a elle compté 42 décès, sur la base des informations de plusieurs autorités locales. Contactés par l'AFP, les services d'urgence n'avaient pas réagi dans l'immédiat.
Quant au bilan matériel, il est "historique" pour la Floride, le niveau atteint par la montée des eaux étant sans précédent, selon le gouverneur de cet Etat du sud-est du pays, Ron DeSantis.
Des rues et des maisons ont été envahies par les eaux et des bateaux amarrés dans des marinas ont été projetés sur la terre ferme par la tempête. Vendredi, à Kissimmee, non loin d'Orlando, les autorités traversaient les zones inondées dans des embarcations pour secourir les résidents piégés chez eux.
"Il va falloir des mois, des années pour reconstruire", a-t-il déploré.
Vendredi après-midi, environ 1,6 million de clients restaient privés d'électricité, selon le site PowerOutage.
- Terrasses -
Malgré tout, offrant un semblant de normalité aux habitants entre les arbres cassés et les façades détruites, une poignée de restaurants et de bars avaient rouvert dans le centre de Fort Myers, et des dizaines de personnes étaient assises en terrasse.
"C'était assez terrible, mais on a tenu le coup. Le toit de notre maison s'est envolé, un grand arbre s'est effondré sur nos voitures, notre jardin a été inondé, mais à part ça, ça va", dit Dylan Gamber, 23 ans, en se félicitant de la solidarité qui a régné entre voisins.
Selon de premières estimations, le passage de l'ouragan Ian pourrait coûter aux assureurs des dizaines de milliards de dollars et va peser sur la croissance américaine, en raison notamment des annulations de vols et des dégâts sur la production agricole.
Parallèlement, les recherches se poursuivaient pour retrouver 17 passagers d'un bateau de migrants qui a chaviré mercredi près de l'archipel des Keys.
Selon une première étude rapide de scientifiques américains rendue publique vendredi, les pluies liées à l'ouragan Ian ont été accrues d'au moins 10% en raison du changement climatique.
"Le changement climatique n'a pas causé l'ouragan, mais il l'a rendu plus humide," a expliqué Michael Wehner, du Laboratoire National Lawrence Berkeley, dépendant du département fédéral américain de l'énergie, un des scientifiques ayant participé à cette étude.
Avant la Floride, Ian avait frappé Cuba, y faisant trois morts et d'importants dégâts et laissant de nombreux foyers sans électricité.
D.Goldberg--CPN