-
Budget britannique : un peu d'air promis aux ménages, sous l'œil des marchés
-
SK hynix : nouveau bond des bénéfices au troisième trimestre porté par l'IA
-
Taux directeurs : la Fed tentée par l'abstention avant les élections de mi-mandat aux États-Unis
-
Au début de sa visite dans les Caraïbes, Charles III reconnaît les "souffrances du passé"
-
Charles III, pressé sur l'esclavage, entame une visite dans les Caraïbes
-
Wall Street clôture en hausse avant la Fed
-
Wall Street clôture en hausse, prises de bénéfices avant la Fed
-
Plus de 2.500 commerces touchés par les violences dont un millier fortement dégradés, selon CCI France
-
Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique ou le capitalisme industriel tambour battant
-
Les Houthis disent avoir frappé la plus grande raffinerie saoudienne
-
Wall Street ouvre en hausse, attend la Fed
-
Jeu vidéo : les fans se mobilisent pour sauver la saga de science-fiction Mass Effect
-
Vente de SFR: le CSE de l'opérateur débouté d'une action en référé
-
L'UE veut renforcer Frontex et élargir ses pouvoirs d'expulsion de migrants
-
Le patron de Coopérative U évoque un "véritable effondrement de la consommation de carburant"
-
Eurovision : les Pays-Bas se retirent en raison de la question "sensible" d'Israël
-
Appels à réparations pour l'esclavage: Charles III en visite délicate aux Caraïbes
-
Dans une usine centenaire anglaise, Safran prépare l'aile de l'avion de demain
-
L'optimisation fiscale, possible piste pour financer les mesures sur les lycées, selon Amiel
-
Chine: Mbappé, accusé d'offense aux sentiments nationaux, fait face à une levée de boucliers
À Washington, la météo sème la confusion pour les 250 ans des Etats-Unis
"On ne comprend pas vraiment ce qui se passe": à Washington, la météo orageuse a joué des tours au public nombreux venu assister samedi aux célébrations en grande pompe des 250 ans des Etats-Unis, entraînant confusion et incompréhension.
En début de soirée, des menaces d'orages près de la capitale américaine ont contraint les autorités à faire évacuer le National Mall, une grande esplanade verte au coeur de la capitale américaine et principal lieu des festivités, où Donald Trump doit prononcer un discours.
Alors que les premiers éclairs déchirent l’horizon, Dan Jahncke, 44 ans, juge cet ordre d'évacuation "compréhensible mais regrettable". Le 250e anniversaire de son pays, "c'est une occasion monumentale, qui ne se présentera qu'une fois dans ma vie", souligne cet homme venu spécialement du Michigan, qui envisage le pire, l'annulation pure et simple.
Autour de lui, la confusion règne. Certains marchent tranquillement vers la sortie, sous l’œil attentif de policiers, mais d’autres s’attardent sur les pelouses, pendant que les survols d'avions militaires, prévus au programme, continuent dans un vacarme assourdissant.
Un temps, des spectateurs croyant l’alerte levée se mettent à courir pour retourner à leur place. Mais leurs espoirs sont vite douchés par un message du Secret Service, leur demandant de quitter les lieux immédiatement.
Le message est accueilli par des huées et des chants "USA! USA!" s’élèvent.
"Tout le monde a attendu pendant des heures dans les files de contrôle de sécurité (pour rentrer, ndlr). Je comprends que la météo soit une préoccupation mais les images satellite ne montrent pas vraiment grand-chose", souffle Lynn Surayan, 43 ans, coiffée d'une casquette Trump.
Arrivée d'Hawaï pour l'occasion, elle se dit "déçue". "D'autant plus qu'on ne comprend pas vraiment ce qui se passe. On ne sait pas si on va pouvoir rentrer de nouveau. Faire repasser le contrôle de sécurité à des dizaines de milliers de personnes pour les faire revenir...", ajoute celle qui dit attendre avec impatience le discours présidentiel et le feu d'artifice prévu dans la foulée.
- Ponchos et imperméables -
Une fois repoussée tant bien que mal vers les sorties par les policiers et les gardes nationaux, la foule gagne les rues entourant le Mall, balayées par le vent et la pluie. Certains avaient prévu le coup et sont équipés de ponchos et d'imperméables. D'autres sont simplement vêtus de shorts et de t-shirts - la plupart aux couleurs rouge, blanche et bleu des États Unis.
Nombre de spectateurs patientent devant les sorties dans l'espoir de pouvoir rentrer de nouveau. Ni l'orage ni la frustration liée à l’évacuation n'ont raison de leur détermination.
"Franchement, je préférais rester et me faire tremper plutôt que de partir", dit Catherine Witt, 69 ans, retraitée venue d'Atlanta. "On était prêts. On s'attendait à ce qu'il pleuve", assure-t-elle. Venue avec son fils, elle assure avoir attendu une heure et demie avant de pouvoir rejoindre le Mall: "Il faisait une chaleur étouffante, mais on était contents d’être enfin dedans".
"Maintenant qu’on est dehors, est-ce qu’on est plus en sécurité face à la météo ? Non", tranche-t-elle. "Alors pourquoi faire sortir tout le monde ?".
Les orages sont indissociables de l'été dans cette région et les autorités appliquent des protocoles stricts pour les rassemblements publics en plein air en cas d'éclair, comme les rencontres sportives. Fin juin à Philadelphie, non loin de Washington, le match de Coupe du monde France-Irak avait ainsi été interrompu pendant plus de deux heures.
Très tard samedi, une fois l'épisode orageux terminé et devant une foule dense, Donald Trump finit par prendre la parole. Dans un discours aux accents plus patriotiques que politiques, il rend hommage aux Etats-Unis, "le chef d'oeuvre de l'histoire de l'humanité" selon lui.
"On adore Trump, on a adoré son discours", glisse dans un franc sourire Richard Sullivan, 70 ans, venu de la Virginie voisine en compagnie de son épouse Nancy. "Il a passé en revue notre grande histoire et a eu un mot pour les anciens combattants qui étaient là. Il nous rend fier d'être Américains."
Dimanche vit ses toutes premières minutes et le Mall peut alors s'embraser dans un feu d'artifice que le président américain a promis grandiose.
L.K.Baumgartner--CPN