-
"Pas d'air pur sous un gouvernement corrompu" : manifestations en Indonésie
-
"Un sentiment de désespoir": de jeunes Canadiens témoignent dans un procès climatique inédit
-
Après le froid du Brexit, le réchauffement franco-britannique dans l’aéronautique et la défense
-
Avec le retour de millions d'Afghans, rude lutte pour un emploi ou un logement
-
Eiji Aonuma insuffle "le plaisir de l'exploration" de la saga Zelda depuis 25 ans
-
La Chine affirme prendre "au sérieux" les excuses de Mbappé
-
Route du Rhum : une course aux sponsors plus disputée que jamais
-
Santé : le changement climatique doit être déclaré "urgence sanitaire mondiale", dit un rapport de référence
-
Mbappé toujours critiqué sur les réseaux sociaux chinois malgré ses excuses
-
En faillite, le BHV Marais demande son placement en redressement judiciaire
-
Budget britannique : un peu d'air promis aux ménages, sous l'œil des marchés
-
SK hynix : nouveau bond des bénéfices au troisième trimestre porté par l'IA
-
Taux directeurs : la Fed tentée par l'abstention avant les élections de mi-mandat aux États-Unis
-
Au début de sa visite dans les Caraïbes, Charles III reconnaît les "souffrances du passé"
-
Charles III, pressé sur l'esclavage, entame une visite dans les Caraïbes
-
Wall Street clôture en hausse avant la Fed
-
Wall Street clôture en hausse, prises de bénéfices avant la Fed
-
Plus de 2.500 commerces touchés par les violences dont un millier fortement dégradés, selon CCI France
-
Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique ou le capitalisme industriel tambour battant
-
Les Houthis disent avoir frappé la plus grande raffinerie saoudienne
-
Wall Street ouvre en hausse, attend la Fed
-
Jeu vidéo : les fans se mobilisent pour sauver la saga de science-fiction Mass Effect
-
Vente de SFR: le CSE de l'opérateur débouté d'une action en référé
-
L'UE veut renforcer Frontex et élargir ses pouvoirs d'expulsion de migrants
-
Le patron de Coopérative U évoque un "véritable effondrement de la consommation de carburant"
-
Eurovision : les Pays-Bas se retirent en raison de la question "sensible" d'Israël
-
Appels à réparations pour l'esclavage: Charles III en visite délicate aux Caraïbes
A Los Angeles, "toutes les conditions réunies" pour de terribles feux en plein hiver
Sécheresse, chaleur, vents violents: "toutes ces conditions sont réunies" cet hiver à Los Angeles et peuvent expliquer les terribles incendies, même si des experts ne mettent pas tout sur le dos du changement climatique.
Alors que des dizaines de milliers d'habitants ont fui, que cinq personnes au moins sont mortes, les polémiques sont lancées sur l'étalement urbain de la deuxième ville la plus peuplée des Etats-Unis et sur la gestion des forêts alentour.
Des controverses sur lesquelles soufflent le président élu Donald Trump et son allié Elon Musk en tapant sur l'Etat de Californie, où se trouve Los Angeles, bête noire des conservateurs avec son gouverneur démocrate Gavin Newsom aux politiques progressistes.
"Nous assistons à des feux qui se propagent quand il fait chaud et sec et qu'il y a du vent: toutes ces conditions sont réunies actuellement dans le sud de la Californie", résume pour l'AFP Kristina Dahl, vice-présidente de l'organisation de recherche scientifique Climate Central.
Pour elle, "le signe le plus manifeste" pour que ces trois conditions soient réunies est "la température" élevée en ce début d'hiver à Los Angeles, autour des 20 degrés Celsius en milieu de journée.
Les gros incendies hivernaux sont très rares en Californie. La base de données des catastrophes de l'université de Louvain n'en recense que deux depuis 2000: en 2017 (1.102 km²) et en 2002 (23 km²).
- +2°Celsius -
Même si on ignore ce qui a déclenché ces incendies, "le changement climatique auquel les humains contribuent fait que la chaleur augmente, ce qui déclenche des feux de forêt et une hausse des températures de deux degrés depuis 1895 dans le sud de la Californie", complète Patrick Gonzalez, spécialiste du climat à l'université de Californie, à Berkeley.
Comme dans de nombreux autres pays, l'année 2024 devrait être la plus chaude aux Etats-Unis et les scientifiques rappellent que le changement climatique augmente la fréquence des événements météorologiques extrêmes.
Si l'intensité des feux de forêts varie d'une année à l'autre, les incendies actuels à Los Angeles sont le fruit de "conditions parfaites" pour de telles catastrophes, pense aussi la scientifique Maria Lucia Ferreira Barbosa de l'organisation britannique Centre for Ecology & Hydrology.
La Californie en 2024 fut à la fois soumise au phénomène El Niño, apportant de fortes pluies et donc une végétation abondante, et, au second semestre, à une sécheresse dans le sud.
Du 1er juillet dernier au 5 janvier, il n'est tombé sur le centre de Los Angeles que quatre millimètres d'eau, bien loin des normales de saison. Un très faible taux d'humidité couplé à des vents forts et secs qui ont balayé les terres.
Si bien que les "incendies en cours en Californie sont sans précédent, au sens où ils sont impressionnants pour cette période de l'année", s'émeut Apostolos Voulgarakis, météorologue à l'Imperial College de Londres, qui constate que la saison des feux en Californie "s'allonge".
- Bataille politique -
Un récent rapport du Programme des Nations unies pour l'Environnement (PNUE) conclut que le nombre d'incendies violents va augmenter de 14% d'ici 2030, 30% d'ici 2050 et 50% d'ici la fin du XXIème siècle.
Mais d'autres facteurs humains ont aussi leur part.
De plus en plus de Californiens déménagent dans des zones à risque car le coût du logement sur la côte Pacifique ne fait que croître.
C'est le cas dans la superbe région du lac Tahoe, niché dans la Sierra Nevada à la lisière de la Californie et du Nevada, et qui attire de nouveaux habitants. Avec davantage de risques d'incendies de maisons et de pertes en vies humaines.
La gestion des massifs forestiers est également scrutée.
La Californie fait brûler de manière contrôlée plus de 50.000 hectares d'espace naturel par an mais personne ne sait si cela suffit et les conflits sont légion entre les législations fédérales, locales et les propriétaires terriens.
L'homme le plus riche du monde, Elon Musk, juge que "ces incendies sont facilement évitables" mais que "des réglementations absurdes en Californie empêchent toute action". Quand Donald Trump pourfend le gouverneur Newsom, "responsable" de cette "véritable catastrophe".
M.P.Jacobs--CPN