-
Pakistan: une explosion dans une mine de charbon tue 34 personnes
-
Venezuela: premiers dynamitages d'immeubles touchés par le séisme
-
Au Maroc, des milliers de personnes rassemblées près de la frontière avec Ceuta
-
L'industrie pétrolière récolte les fruits de la guerre, mais anticipe un contrecoup politique
-
Apple: un trimestre record mais des prévisions qui déçoivent, pour la dernière de Tim Cook
-
Amazon monte encore en régime sur le "cloud", côté revenus comme dépenses, le marché enthousiaste
-
Investisseurs privés à la Fifa: l'UEFA sort la menace d'un boycott des Coupes du monde
-
Apple dépasse les attentes au 3e trimestre, les ventes d'iPhone en forte hausse
-
Amazon dépasse les attentes au deuxième trimestre, accélère encore sur le "cloud"
-
Wall Street repart de l'avant, portée par la tech
-
Espagne : "urgence humanitaire" à Ceuta après l'entrée massive et illégale de migrants
-
A la Bourse de Paris, seuls ont compté les résultats
-
Kenya: le décès de 15 éléphants en un mois attribué à l'absorption de cyanure, selon l'enquête
-
Le faible niveau du Danube révèle des ossements de mammouth en Bulgarie
-
Autoriser ou non à chasser les animaux ayant survécu aux incendies ? Le débat monte
-
Wall Street ouvre dans le vert, la tech mène la danse
-
Automobile: l'électrique représentera près d'un tiers des ventes en 2026, estime l'AIE
-
En Gironde, un "cap" franchi dans la lutte contre le mégafeu
-
IA : pour rester dans la course, l'UE lance un appel d'offres géant
-
Angleterre: 2.877 décès liés aux canicules de mai et juin
-
Démographie : toujours moins de bébés en France, à mi-2026
-
Société Générale, ovationnée en Bourse, affiche un deuxième trimestre record
-
En Gironde, optimisme et vigilance face au mégafeu "stabilisé"
-
Air France-KLM compense presque la hausse des prix du carburant avec sa croissance
-
En Corée du Sud, des enquêtrices du web pour contrer les deepfakes pornographiques
-
Décès lors d'un soin esthétique clandestin : deux femmes en détention provisoire
-
Fibre Excellence : dernier sursis avant liquidation pour l'usine de Saint-Gaudens
-
La zone euro a renoué avec la croissance au printemps, malgré le "choc énergétique"
-
Société Générale affiche un deuxième trimestre record
-
Stellantis confirme son retour dans le vert au deuxième trimestre, ventes en hausse de 13%
-
BMW confirme une restructuration de ses effectifs après un deuxième trimestre en net recul
-
Les Bourses européennes ouvrent prudemment après une série de résultats d'entreprises
-
BMW: le bénéfice net trimestriel chute plombé par le recul des ventes en Chine
-
La folle jeunesse de la Voie lactée racontée par une "archéologue galactique" auréolée d'un prix
-
Le long d'un Danube asséché, bateaux échoués et pêcheurs sans travail
-
Nouvelles frappes américaines en Iran après les avertissements de Trump
-
Wall Street en forte baisse après le statu quo de la Fed, les taux obligataires s'envolent
-
Les ventes de Renault soutenues par les partenariats et l'électrique au 1er semestre
-
Wall Street clôture en forte baisse après le statu quo de la Fed
-
La Russie réclame l'arrestation du patron de Telegram, accusé de "complicité de terrorisme"
-
Fibre Excellence: les salariés de Tarascon en colère après la liquidation de l'usine
-
Airbus retrouve de l'élan, la crise des moteurs Pratt & Whitney s'atténue
-
Malgré une inflation élevée, la Fed fait le choix de temporiser
-
Le mégafeu de Gironde attisé par la chaleur mais "net rafraîchissement" attendu jeudi
-
Personnes dénudées par l'IA sur Hugging Face: la Haute-commissaire à l'enfance saisit la Commission européenne
-
La Bourse de Paris finit en baisse, entre résultats, Moyen-Orient et tech en recul
-
Airbus retrouve de l'élan après un début d'année poussif dans les livraisons d'avions
-
Chikungunya: un premier cas autochtone identifié cette saison en France
-
Le gouvernement souhaite créer une "filière" des industriels impliqués dans la lutte contre les incendies
-
Les marchés encaissent une flambée des prix du pétrole et une vague de ventes dans la tech
Pour fuir la canicule à Bagdad, la "fraîcheur" du fleuve ou de la patinoire
Quasi-quotidiennement, l'Irakien Moussa Abdallah, peintre en bâtiment, vient se baigner dans le fleuve à Bagdad, petite parenthèse de fraîcheur pour oublier les délestages électriques à la maison et l'eau pratiquement bouillante qui coule de ses robinets, en plein été caniculaire.
"On est jeune, on veut passer un bon moment. Où pouvons-nous aller?", confie à l'AFP l'ouvrier de 21 ans sur les berges du Tigre, traces de peinture blanche sur les tempes et sur son tee-shirt manches longues.
"A la fin de la journée, je suis en sueur et je suis éreinté, à cause du soleil", lance-t-il. "A la maison, il n'y a pas d'électricité. Si je veux me laver, l'eau est brûlante".
Chaque été, ce sont les mêmes doléances pour une majorité écrasante des 43 millions d'Irakiens, qui doivent supporter des températures caniculaires, dépassant régulièrement les 50 degrés Celsius, et un vent chaud enveloppant, tel un sèche-cheveux, persistant même la nuit.
Face à des phénomènes climatiques extrêmes, même la climatisation à la maison devient un luxe.
Car l'électricité publique coupe de longues heures, et les générateurs de quartiers ne sont pas toujours fiables, dans un pays pourtant riche en pétrole mais aux infrastructures ravagées par des décennies de conflits et des politiques publiques défaillantes.
Et tandis que M. Abdallah remet ses sandales, Rachid al-Rached enlève son tee-shirt pour plonger dans l'eau, où deux baigneurs sont en train de se laver les cheveux au savon.
"A la maison il fait chaud, je ne peux pas y rester de longs moments. L'électricité publique est déficiente", ajoute l'adolescent, éboueur à 17 ans.
Pour échapper à la fournaise, "je me baigne tous les jours, dix minutes ou un quart d'heure".
- "L'été arrive plus tôt" -
Ailleurs sur le fleuve, une navette fluviale fait sortir de l'eau une dizaine de baigneurs. "Quand on les fait partir, ils reviennent", déplore un policier, assurant agir ainsi pour prévenir les noyades.
Sur son téléphone, il exhibe le corps d'un garçon de 11 ans, retrouvé quasiment 48 heures après avoir péri dans l'eau.
Si le fleuve, malgré les dangers, offre l'avantage de la gratuité, ceux qui ont les moyens peuvent débourser un peu plus de dix dollars pour une après-midi en famille ou entre amis à l'Aqua park de Bagdad.
"Cette année l'été est arrivé plus tôt, on a plus de visiteurs", confirme à l'AFP un membre de l'administration, Ali Youssef. "Les gens viennent après le travail ou l'école".
Maitham Mahdi, fonctionnaire de 31 ans, en est à sa deuxième visite du mois. "Je pense venir beaucoup pendant l'été", ajoute le trentenaire, en maillot de bain et débardeur marron à sa sortie de la piscine couverte.
Lui aussi se plaint de l'électricité à la maison. "On vient ici pour avoir un peu de fraîcheur", dit-il.
Précipitations en baisse, températures en hausse et désertification galopante: l'Irak est considéré par l'ONU comme un des cinq pays au monde les plus exposés à certains effets du changement climatique.
Le pays vient de traverser quatre années de sécheresse, marquées par des pénuries d'eau et une chute drastique du débit des fleuves. Mais cet hiver a été plus clément et les responsables se sont réjouit de pluies généreuses qui, espèrent-ils, devraient soulager le pays en été.
- "Vagues de chaleur" -
Déjà pourtant le thermomètre grimpe, et les services météorologiques prévoient cette semaine 50 degrés à Bagdad et dans les villes du Sud, comme Bassora ou Nassiriya.
Avec le "climat semi-désertique" d'Irak, le pays s'attend à des "vagues de chaleur" particulièrement dans le Sud, confirme à l'AFP le directeur des services météorologiques Amer al-Jaberi, estimant que ces phénomènes qui vont en s'intensifiant sont aussi le résultat du "changement climatique".
Dans un des centres commerciaux à la climatisation ronronnante ayant fleuri ces dernières années à Bagdad, une patinoire couverte, la seule de la capitale, attire les jours de grande affluence jusqu'à 100 visiteurs, indique à l'AFP Sajjad Mohamed, moniteur de 25 ans.
Luxe ultime: "24 heures sur 24, l'électricité ne s'éteint pas, il y a un système de refroidissement" pour la glace, s'enorgueillit-il.
Abbas, 26 ans, a découvert ce passe-temps en Turquie. Rentré en Irak, il le poursuit avec assiduité.
"Quand on finit le travail l'après-midi, c'est soit rentrer à la maison, soit aller dans des centres commerciaux et dans d'autres endroits où il fait froid", confie-t-il.
O.Hansen--CPN