-
Maradona était "bipolaire" avec "un trouble narcissique", révèle un psychologue jugé pour sa mort
-
Les syndicats mobilisés pour le maintien d'un 1er-Mai chômé, boulangers et fleuristes dans le flou
-
Argentine: les syndicats manifestent contre l'austérité de Milei, promettent de durcir les conflits
-
La croissance d'Apple soutenue par l'iPhone et les services
-
Britney Spears inculpée pour conduite sous emprise en Californie
-
Apple: résultats trimestriels meilleurs que prévu, croissance toujours soutenue pour l'iPhone
-
Wall Street: le S&P 500 et le Nasdaq ont signé leur meilleur mois depuis 2020
-
Procès OpenAI: Musk se défend de ressembler à ceux qu'il poursuit
-
Une série documentaire sur la princesse Diana promet révélations et entretiens inédits
-
En Iran, retour à une routine devenue hors de prix
-
La Bourse de Paris termine sur une note haussière avant la pause du 1er-Mai
-
Décréter la sortie des énergies fossiles n'est "pas réaliste", dit le président de la COP31 à l'AFP
-
Thomas Buberl, l'homme qui a transformé Axa
-
Bénéfice net record au premier trimestre pour BNP Paribas
-
IA: Spotify lance un nouveau label "vérifié" pour les artistes humains
-
Renault: Jean-Dominique Senard ne fera pas "le mandat de trop" et quittera la présidence en 2027
-
La BCE temporise face au choc énergétique, avant une possible hausse des taux en juin
-
Wall Street digère un tsunami de résultats et données économiques
-
Priorité aux palmipèdes: Varsovie arrête la circulation pour le passage des harles
-
La BCE maintient ses taux face à la montée des risques sur les prix et l'activité
-
BPCE boucle le rachat de novobanco et fait du Portugal un de ses principaux marchés
-
Mission réussie pour Ariane 6 qui lance un nouveau lot de satellites Amazon Leo, rival de Starlink
-
La Belgique veut prendre le contrôle de ses centrales nucléaires, et va négocier avec Engie
-
Défilé aérien, banquet, fanfares militaires: le roi de Suède fête ses 80 ans
-
Le patron de la COP31 appelle à "accélérer la transition vers les énergies propres"
-
France : mauvaise surprise pour la croissance, restée nulle au 1er trimestre
-
Volkswagen s'enfonce dans la crise et veut tailler encore dans ses coûts
-
La Bourse de Paris en nette baisse, entre envolée du pétrole et résultats d'entreprises
-
Très mauvaise surprise pour l'économie française, le PIB est resté stable au 1er trimestre, et pas à cause de la guerre
-
Réseaux sociaux: pas de changement "significatif" après l'interdiction pour les adolescents en Australie (gouvernement)
-
La Bourse de Paris attendue en baisse à l'ouverture
-
Bénéfice net record au premier trimestre pour BNP Paribas, première banque européenne
-
A Fos-sur-Mer, la chasse au méthane accélérateur du réchauffement climatique
-
La Société Générale garde le rythme au premier trimestre
-
Samsung voit son bénéfice net trimestriel multiplié par six grâce à l'IA
-
La BCE va maintenir ses taux malgré le choc énergétique
-
Microsoft continue sur sa lancée au 3e trimestre, dopé par le "cloud" et l'IA
-
A New York, une campagne d'affichage sauvage contre Jeff Bezos au Met Gala
-
Wall Street mitigée avant d'aborder les résultats de la tech
-
Trump dit croire en un retour des Américains sur la Lune d'ici à la fin de son mandat
-
Fed: Powell tire sa révérence comme président, restera gouverneur face aux pressions
-
Les Etats-Unis n'ont toujours pas payé leurs cotisations, annonce l'OMS
-
La Fed divisée pour la probable dernière réunion de Powell comme président
-
L'ère Garijo débute chez Sanofi, avec la promesse d'une stratégie plus claire
-
La Bourse de Paris termine en baisse, la nervosité l'emporte sur les résultats
-
Accor s'attaque à la croisière de luxe, avec "le plus grand voilier du monde"
-
Roquettes longue portée: l'alternative européenne se concrétise face au Himars américain
-
Uber ajoute la réservation d'hôtels, un pas de plus vers l'appli à tout faire
-
Fed: prise de parole très attendue de Powell, avant que Warsh n'entre en scène
-
Allemagne: le remorquage de la baleine échouée se poursuit au large du Danemark
Avec l'usine islandaise Mammoth, le captage de CO2 dans l'air passe la seconde
Grâce à 72 conteneurs de ventilateurs, Mammoth compte capter dans l'air 36.000 tonnes de CO2 par an avant de les enfouir sous terre.
Avec le lancement de cette usine en Islande, la plus grande au monde en la matière, la start-up suisse Climeworks veut prouver que cette technologie a sa place pour lutter contre le réchauffement climatique.
Construire une usine sur un volcan dormant et à 50 kilomètres d'un autre en éruption semble contre-intuitif, pourtant cette vallée de lave solidifiée est idéale: la centrale géothermique de Hellisheidi, près de Reykjavik, alimente les ventilateurs de Mammoth et de sa petite sœur voisine, Orca.
Elle permet aussi de chauffer les filtres chimiques à l'intérieur pour en extraire le CO2 grâce à de la vapeur d'eau.
Ce gaz, principal responsable du réchauffement climatique, est ensuite séparé de la vapeur et compressé dans un hangar où se croisent d'immenses tuyaux.
Il est enfin dissous dans de l'eau, pompée dans le sous-sol et réutilisée au maximum, grâce à une "sorte de machine à soda géante", sourit Bergur Sigfusson, responsable de la société Carbfix qui a développé ce procédé.
Un puits, percé sous un petit dôme futuriste, permet d'injecter à 700 mètres de profondeur cette eau qui, au contact du basalte volcanique constituant environ 90% du sous-sol islandais, va réagir avec le magnésium, le calcium et le fer contenus dans la roche pour créer des cristaux, véritables réservoirs solides de CO2.
Pour atteindre la "neutralité carbone" d'ici 2050, "il faudra retirer 6 à 16 milliards de tonnes de CO2 de l'air par an, dont une grande partie grâce à des solutions technologiques", a déclaré mercredi Jan Wurzbacher, cofondateur et codirigeant de Climeworks à l'inauguration des 12 premiers conteneurs-ventilateurs de Mammoth.
"Pas nous seuls, d'autres entreprises doivent participer", a-t-il ajouté, fixant à sa start-up de 520 employés l'objectif de dépasser les millions de tonnes en 2030 et d'approcher le milliard en 2050.
- Du kilo à la gigatonne -
Après l'ouverture d'Orca en septembre 2021, Climeworks compte passer de 4.000 à 40.000 tonnes de CO2 captées par an courant 2025 quand Mammoth atteindra sa pleine capacité, même si cela ne représente toujours que quelques secondes des émissions mondiales actuelles.
Pour le Giec, les experts climat mandatés par l'ONU, les techniques d'élimination du CO2 seront nécessaires pour respecter l'accord de Paris, mais la priorité reste d'abord de réduire massivement les émissions.
Le rôle du captage direct dans l'air avec stockage (DACCS) reste mineur dans les différents scénarios tant son coût est élevé et son déploiement à grande échelle dépendant de la disponibilité d'énergie renouvelable.
Climeworks est pionnier avec les deux premières usines au monde à avoir dépassé le stade de pilote pour un coût d'environ 1.000 dollars par tonne captée, que Jan Wurzbacher espère réduire à 300 dollars en 2030.
Une vingtaine de nouvelles infrastructures, développées par différents acteurs et alliant captage direct et stockage, devraient être opérationnelles d'ici 2030 dans le monde avec une capacité d'une dizaine de millions de tonnes, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
"Il nous faudra 10 milliards de dollars sur la prochaine décennie pour nous déployer" aux États-Unis, au Canada, en Norvège, à Oman mais aussi au Kenya, affirme à l'AFP Christoph Gebald, fondateur et codirigeant de Climeworks, soit 10 fois ce que l'entreprise a déjà levé.
- Crédits carbone -
"Notre première usine Orca a presque l'air d'une construction en Lego par rapport à Mammoth", plaisante à moitié Jan Wurzbacher, puisque Lego a acheté des crédits carbone générés par Climeworks pour chaque tonne de CO2 stockée.
Un moyen pour faire connaître ces solutions au grand public, selon Christoph Gebald, qui n'exclut pas de vendre aussi ces crédits à des "gros pollueurs".
Les détracteurs de la technologie souligne le risque de leur donner ainsi un "permis de polluer" ou de détourner des milliards qui seraient mieux investis dans des technologies à portée de main (renouvelables, électrification des transports, isolation des logements...).
Climeworks assure viser les émissions "incompressibles" après réduction.
La recette est complexe: optimisation des coûts sans entrer en compétition avec les besoins croissants en énergie renouvelable, plus d'innovation, de financements privés et publics, avec des infrastructures de stockage qui suivent.
"Nous testons l'injection en dissolvant le CO2 dans de l'eau de mer", explique à l'AFP Sandra Osk Snaebjörnsdottir, responsable scientifique de Carbfix.
Ce procédé permettra d'utiliser l'eau de mer pour la minéralisation à proximité d'un port construit par l'entreprise islandaise pour accueillir le CO2 d'autres pays, avec la Suisse comme cobaye.
H.Meyer--CPN