-
Route du Rhum : une course aux sponsors plus disputée que jamais
-
Santé : le changement climatique doit être déclaré "urgence sanitaire mondiale", dit un rapport de référence
-
Mbappé toujours critiqué sur les réseaux sociaux chinois malgré ses excuses
-
En faillite, le BHV Marais demande son placement en redressement judiciaire
-
Budget britannique : un peu d'air promis aux ménages, sous l'œil des marchés
-
SK hynix : nouveau bond des bénéfices au troisième trimestre porté par l'IA
-
Taux directeurs : la Fed tentée par l'abstention avant les élections de mi-mandat aux États-Unis
-
Au début de sa visite dans les Caraïbes, Charles III reconnaît les "souffrances du passé"
-
Charles III, pressé sur l'esclavage, entame une visite dans les Caraïbes
-
Wall Street clôture en hausse avant la Fed
-
Wall Street clôture en hausse, prises de bénéfices avant la Fed
-
Plus de 2.500 commerces touchés par les violences dont un millier fortement dégradés, selon CCI France
-
Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique ou le capitalisme industriel tambour battant
-
Les Houthis disent avoir frappé la plus grande raffinerie saoudienne
-
Wall Street ouvre en hausse, attend la Fed
-
Jeu vidéo : les fans se mobilisent pour sauver la saga de science-fiction Mass Effect
-
Vente de SFR: le CSE de l'opérateur débouté d'une action en référé
-
L'UE veut renforcer Frontex et élargir ses pouvoirs d'expulsion de migrants
-
Le patron de Coopérative U évoque un "véritable effondrement de la consommation de carburant"
-
Eurovision : les Pays-Bas se retirent en raison de la question "sensible" d'Israël
-
Appels à réparations pour l'esclavage: Charles III en visite délicate aux Caraïbes
-
Dans une usine centenaire anglaise, Safran prépare l'aile de l'avion de demain
Un rapport gouvernemental appelle à un "changement radical" dans la gestion des futures sécheresses
Le "pire" a été évité lors de la sécheresse de l'été 2022 en termes de rupture d'approvisionnement en eau potable et des "mesures fortes" s'imposent pour éviter un tel scénario à l'avenir, souligne une mission interministérielle dans un rapport.
La mission constate une "prise de conscience" qui "appelle un changement radical dans nos modes de gestion de l'eau et nos pratiques", dans ce rapport commandé par le gouvernement et consulté par l'AFP, dont le journal Libération s'est fait l'écho samedi. La publication officielle est prévue mardi.
Cette mission interministérielle note que "le pire a été évité lors de la gestion de la sécheresse 2022 grâce d'une part à la mobilisation exceptionnelle de l'ensemble des acteurs, et d'autre part à un niveau de remplissage élevé des nappes et des retenues à la sortie de l'hiver 2021-2022".
"De telles conditions pourraient ne plus être réunies si un phénomène similaire se reproduisait dans les prochaines années, voire dès 2023", poursuit-elle.
Et de préciser: "la période de plus d'un mois sans pluie début 2023 en France et l'organisation d'événements exceptionnels, susceptibles d'agir sur la pointe de consommation d'eau potable dans plusieurs grandes villes à la même période, comme à l'été 2023 la coupe du monde de rugby, puis en 2024, les jeux Olympiques et Paralympiques, imposent une vigilance particulière quant au risque de rupture d'approvisionnement en eau potable."
L'administration formule 18 recommandations destinées à mieux connaître l'étendue du problème, anticiper et informer.
Les auteurs s'attaquent notamment à l'épineuse question de la sobriété, rappelant l'objectif d'une réduction de 10% des prélèvements d'ici 2024 - un objectif désormais repoussé à 2030 par le président Emmanuel Macron lors de la présentation récente du "plan eau".
"La mission recommande aux ministères en charge de chaque filière d'inviter les acteurs à élaborer des feuilles de route nationales d'économies d'eau".
- Pour arroser les golfs, les eaux usées ? -
Concernant l'agriculture, à l'origine de 58% de la consommation nationale d'eau pour irriguer les cultures ou abreuver les bêtes, la mission estime que "la récurrence des sécheresses met en lumière la fragilité de notre modèle agricole et l'impérieuse nécessité d'un effort collectif massif pour en accélérer la transformation".
Les auteurs suggèrent aussi un "cadrage national plus précis" pour aider des préfets submergés de demandes de dérogation en cas de restrictions de prélèvement, et face à des mesures perçues par le public comme trop sévères (fermeture des stations de lavage automobile) ou trop laxistes (arrosage des golfs).
Ils se penchent d'ailleurs sur cette question symbolique des pratiques sportives et font allusion, sans citer de nom, à une "dérogation obtenue par un club de football de niveau national" pour arroser sa pelouse. Et estiment que la dérogation dont bénéficient les golfs pour arroser en période de crise n'est "pas compréhensible".
La réutilisation d'eaux usées traitées "peut être une solution pour les golfs", affirme le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu dans une interview à Libération.
Selon lui, la plupart des recommandations de la mission sont déjà reprises dans le plan Eau gouvernemental annoncé fin mars par le président Emmanuel Macron ou "font l'objet de consignes aux préfets ou aux services ministériels".
Un chantier "nécessite un peu plus de temps", celui d'un éventuel durcissement des sanctions "en cas de non-respect des arrêtés interdisant l'irrigation par exemple", dit M. Béchu, notant que ces arrêtés, l'été dernier, "n'ont pas toujours (été) suivis d'effets ou d'amendes" chez les contrevenants.
Dans l'agriculture, "les acteurs ne prennent pas tous le chemin de la sobriété", a regretté le ministre.
M.Davis--CPN