-
Au G7, Trump imposera son humeur et son calendrier
-
La Suède célèbre les noces d'or du couple royal
-
Rheinmetall n'exclut pas un retrait de Paris du char franco-allemand du futur
-
Téhéran et Washington sur le point de finaliser un accord, annonce le médiateur pakistanais
-
L'accusation de "narcoterroriste" a remplacé celle de "communiste" estime la Nobel de la paix Rigoberta Menchú
-
Budget: Lecornu demande à ses ministres de "corriger" les demandes des services
-
Washington invoque la sécurité nationale et force Anthropic à suspendre son IA la plus puissante
-
L'Iran et les Etats-Unis jugent un accord proche
-
Les Bourses mondiales terminent en hausse, saluent les débuts de SpaceX à Wall Street
-
SpaceX, l'entreprise qui promet Mars, en cinq moments forts
-
Wall Street en hausse, table sur un accord USA-Iran et salue l'entrée en Bourse de SpaceX
-
Adopter l'IA: à Lille, entreprises et chercheurs échangent sur ses usages concrets
-
Foot: la médaille de Pelé au Mondial-1958, mise aux enchères, devrait atteindre les 500.000 livres
-
SpaceX décolle au Nasdaq après la clôture en hausse des Bourses en Europe
-
La fortune d'Elon Musk franchit le seuil symbolique de mille milliards de dollars
-
Le monde politique et du spectacle aux obsèques de Bernadette Chirac à Paris
-
Fleurance accompagne Lyhanna jusqu'à sa dernière demeure
-
Les Bourses européennes tirées par la baisse du pétrole sur fond des promesses de SpaceX
-
Venezuela: mines et villages fantômes après l'opération militaire contre des sites contrôlés par les gangs
-
SpaceX prêt à un décollage historique à Wall Street, Elon Musk promet Mars
-
Wall Street en petite hausse, entre SpaceX et espoirs de paix au Moyen-Orient
-
Les marchés mondiaux portés par l'espoir d'un accord imminent entre Washington et Téhéran
-
Un fonds américain pourrait entrer au capital du groupe français Eramet, selon le FT
-
Aux Canaries, le pape réitère son soutien aux migrants et les appelle à s'intégrer
-
En France, l'arrivée d'énormes centres de données bouscule les territoires
-
Décès de Frank Michael, chanteur de charme italo-belge
-
Bac: les élèves de 1ère planchent sur la nouvelle épreuve de mathématiques
-
La Bourse de Paris prend 2,25%, galvanisée par les espoirs de paix au Moyen-Orient
-
Les Bourses mondiales grimpent, saluent les avancées vers un accord au Moyen-Orient
-
IA, robots et souveraineté numérique au cœur des 10 ans de VivaTech
-
Inde: un an après la catastrophe d'Air India, les familles cherchent à faire leur deuil et à comprendre
-
En Afrique, les motos électriques inondent le marché, portées par la guerre au Moyen-Orient
-
A la frontière du Bangladesh et de l'Inde, la "guerre" des migrants a repris
-
À Goussainville, la renaissance d'un village fantôme
-
Drones, missiles: l'expertise ukrainienne s'impose au salon de défense Eurosatory
-
Le New Jersey ouvre un musée célébrant son héros, Bruce Springsteen
-
Une colonie martienne et des datacenters spatiaux: les folles promesses de Musk aux investisseurs
-
Mondial-2026: à 15.000 km de Buenos Aires, un Indonésien fan inconditionnel de Messi
-
Téhéran dit ne pas avoir tranché sur un accord brandi par Trump après l'annulation de frappes
-
Les obsèques de Bernadette Chirac à Paris avant un hommage en Corrèze
-
SpaceX prêt à un décollage historique à Wall Street
-
Royaume-Uni: démissions en cascade au ministère de la Défense, Starmer sous pression
-
Wall Street termine en nette hausse, portée par l'Iran et la tech
-
SpaceX officialise son entrée en Bourse record pour vendredi
-
Le stade Azteca et Shakira lancent le Mondial-2026
-
Besançon: naissance "rarissime" d'un lémurien menacé
-
Trump menace de frapper "très fort" l'Iran, qui le met en garde contre un "bourbier sans fin"
-
Les Bourses européennes terminent en hausse malgré la hausse des taux de la BCE
-
Royaume-Uni: démission surprise du ministre de la Défense, sur fond de désaccord budgétaire
-
La BCE resserre la vis monétaire face au choc inflationniste du Moyen-Orient
Serbie: étudiants et syndicats unis dans une rare action commune
Des milliers de personnes ont manifesté jeudi en Serbie à l'appel des étudiants et de syndicats unis dans une rare action commune, six mois après un accident mortel dans une gare dans le nord du pays qui a catalysé un immense mouvement de contestation contre la corruption.
La tragédie survenue le 1er novembre lorsque l'auvent en béton de la gare de Novi Sad s'est effondré, faisant 16 morts dont deux enfants, a déclenché une vague de manifestations à travers le pays. Ces rassemblements dont la fréquence n'a jamais faibli se sont transformés en une vaste contestation du système et de la corruption, la plus grande en Serbie depuis des décennies, avec les étudiants en fer de lance.
Plusieurs milliers de personnes -- familles, retraités et des jeunes, ont convergé à Belgrade dans un concert de sifflets, devant les bureaux du gouvernement. Dans la foule, quelques drapeaux serbes et d'organisations syndicales, notamment des secteurs automobiles ou de l'énergie, et de nombreux badges tagués "Pumpaj" (mets de la pression, ndlr), l'un des cris de ralliement du mouvement.
Le rassemblement a réuni 18.000 personnes selon les estimations d'un organisme de comptage indépendant, 6.200 selon les autorités, avant de se dissoudre en début de soirée.
"Les cinq plus grands syndicats se sont unis, pour la première fois dans l'histoire, et ont organisé ensemble avec les étudiants cette manifestation" du 1er mai, indique dans le cortège Zeljko Veselinovic, leader du syndicat Sloga (Unité).
Dans la foule, une manifestante affiche son soutien aux étudiants. "Il est important que les étudiants et les travailleurs agissent ensemble et se battent pour un meilleur avenir", dit à l'AFP Milica Petrovic, une économiste de 46 ans.
Aux revendications initiales - poursuites contre les responsables de l'accident de la gare, abandon des charges contre les étudiants arrêtés lors de manifestations, s'ajoutent désormais des demandes sur la législation du droit de grève.
- "Victimes de la corruption" -
"Le message principal est destiné au gouvernement serbe pour adopter d'urgence une nouvelle loi sur le travail et une nouvelle loi sur la grève (...)", explique Zeljko Veselinovic. De nombreux enseignants qui soutiennent les étudiants se retrouvent sans salaire depuis des mois, en raison de lois vagues permettant aux proviseurs de ne pas les payer, quand bien même ils ne sont pas en grève.
En écho au représentant syndical, une étudiante évoque aussi une union des forces dans la durée.
"Nous ne sommes pas fatigués et nous n'allons pas (nous) arrêter", assure Anja Despotovic. Ce rassemblement conjoint est, selon l'étudiante, "la première étape vers le renforcement de cette coopération" entre étudiants et syndicats, "et vers une certaine radicalisation future".
"Cela fait six mois depuis l'effondrement de l'auvent (à Novi Sad)", a lancé depuis une tribune un représentant des étudiants. "Nous réclamons justice pour les morts et les blessés, pour ces victimes des mensonges et de la corruption".
- "terreur sans précédent"-
En déplacement aux Etats-Unis, le président serbe Aleksandar Vucic a déclaré devant des médias serbes depuis Miami que l’Etat avait fait "tout ce qui était possible" en matière de "responsabilité criminelle, morale et politique", évoquant notamment la démission du Premier ministre Milos Vucevic.
"Au cours des six derniers mois (…) nous avons assisté au crime de destruction de la Serbie sans précédent, à une terreur sans précédent", a-t-il déclaré en référence aux manifestants, qualifiant de "triste" le rassemblement de jeudi.
"Le temps" des manifestants est "passé", a-t-il prévenu, vient celui de "la responsabilité (...) pour des crimes qu’ils ont commis contre notre pays".
Plus tôt dans la journée, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Novi Sad pour rendre hommage aux victimes, a rapporté l'agence Beta. Les manifestants ont inauguré devant la gare une plaque commémorative où est inscrit: "Novi Sad se souvient, 1er novembre 2024, 11h52".
Depuis cet accident, la Serbie a connu presque une manifestation par jour, de Belgrade, où des centaines de milliers de personnes ont défilé, jusque dans des villages isolés où seuls sont accessibles les médias proches du pouvoir ou auprès d'instances européennes à Strasbourg ou Bruxelles.
Ch.Lefebvre--CPN