-
Route du Rhum : une course aux sponsors plus disputée que jamais
-
Santé : le changement climatique doit être déclaré "urgence sanitaire mondiale", dit un rapport de référence
-
Mbappé toujours critiqué sur les réseaux sociaux chinois malgré ses excuses
-
En faillite, le BHV Marais demande son placement en redressement judiciaire
-
Budget britannique : un peu d'air promis aux ménages, sous l'œil des marchés
-
SK hynix : nouveau bond des bénéfices au troisième trimestre porté par l'IA
-
Taux directeurs : la Fed tentée par l'abstention avant les élections de mi-mandat aux États-Unis
-
Au début de sa visite dans les Caraïbes, Charles III reconnaît les "souffrances du passé"
-
Charles III, pressé sur l'esclavage, entame une visite dans les Caraïbes
-
Wall Street clôture en hausse avant la Fed
-
Wall Street clôture en hausse, prises de bénéfices avant la Fed
-
Plus de 2.500 commerces touchés par les violences dont un millier fortement dégradés, selon CCI France
-
Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique ou le capitalisme industriel tambour battant
-
Les Houthis disent avoir frappé la plus grande raffinerie saoudienne
-
Wall Street ouvre en hausse, attend la Fed
-
Jeu vidéo : les fans se mobilisent pour sauver la saga de science-fiction Mass Effect
-
Vente de SFR: le CSE de l'opérateur débouté d'une action en référé
-
L'UE veut renforcer Frontex et élargir ses pouvoirs d'expulsion de migrants
-
Le patron de Coopérative U évoque un "véritable effondrement de la consommation de carburant"
-
Eurovision : les Pays-Bas se retirent en raison de la question "sensible" d'Israël
-
Appels à réparations pour l'esclavage: Charles III en visite délicate aux Caraïbes
-
Dans une usine centenaire anglaise, Safran prépare l'aile de l'avion de demain
En Hongrie, la majorité pro-UE commence à supprimer les lois anti-LGBT+ d'Orban
La nouvelle majorité pro-européenne arrivée en mai en Hongrie a commencé mardi à supprimer des lois anti-LGBT+ qui avaient été adoptées par le nationaliste Viktor Orban et condamnées par la justice européenne.
Le Parlement a adopté par 139 voix pour et 51 contre le texte qui abolit la législation interdisant depuis 2021 au nom de la "protection de l'enfance" l'évocation de l'homosexualité et de l'identité de genre auprès des mineurs.
Il s'agit du premier signe clair d'un changement de politique concernant les droits LGBT+ en Hongrie depuis l'arrivée au pouvoir du conservateur Peter Magyar.
L'Union européenne a salué mardi un "signal important d'engagement en faveur de nos valeurs communes". "Les droits des personnes LGBT+ sont des droits fondamentaux au sein de l'UE", ont souligné les commissaires Hadja Lahbib et Michael McGrath dans une déclaration commune.
Peter Magyar affirme que ces modifications permettront à la Hongrie de se conformer au droit européen.
Il a toutefois présenté ces changements non comme un rétablissement des droits LGBT+, mais comme un renforcement des règles existantes de protection de l'enfance, "indépendamment de l'orientation sexuelle".
Son parti Tisza dispose d'une confortable majorité des deux tiers lui permettant de se passer du soutien du parti Fidesz de Viktor Orban, qui avait annoncé qu'il voterait contre.
"Le fait que les restrictions d'accès aux contenus LGBT+ soient supprimées est certainement une avancée importante et positive", a déclaré Tamas Dombos du groupe de défense des droits Hatter Society.
- "Homophobes et transphobes" -
Viktor Orban avait progressivement restreint les droits LGBT+ en Hongrie, à commencer en 2020 par l'interdiction de la reconnaissance juridiq
ue des personnes transgenres.
La législation anti-LGBT+ avait été introduite l'année suivante sous la forme d'un ajout aux règles existantes de protection de l'enfance, officiellement destiné à lutter contre la pédocriminalité.
Elle interdisait l'évocation auprès des moins de 18 ans de l'homosexualité et d'une identité de genre différente du sexe assigné à la naissance.
Le texte avait suscité l'indignation des militants et de nombreux dirigeants de l'UE, qui dénonçaient la stigmatisation des personnes LGBT+ et l'amalgame établi entre relations homosexuelles et pédocriminalité.
L'an dernier, la législation avait été encore durcie pour servir de fondement à l'interdiction des marches des fiertés.
En avril, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), la plus haute juridiction de l'UE, a estimé que la loi de 2021 violait "l'identité même" du bloc.
À la suite de cet arrêt, la police a autorisé cette année les marches des fiertés.
Les modifications votées mardi vont supprimer les "dispositions homophobes et transphobes" de la loi afin de se conformer à la décision de la CJUE, souligne Tamas Dombos.
À la place, la loi va prohiber la pornographie, l'exploitation sexuelle et autres contenus jugés susceptibles de "compromettre gravement le développement physique, intellectuel, émotionnel ou moral de l'enfant".
"Mais il reste encore beaucoup à faire", estime M. Dombos.
"Et nous ne savons pas si le gouvernement travaille là-dessus", a ajouté le militant des droits LGBT+, citant par exemple l'impossibilité pour les personnes transgenres d'obtenir une reconnaissance légale, même après une transition, ou pour les couples de même sexe d'adopter.
X.Cheung--CPN