-
"Il faut nous aider", lancent les pompiers après les incendies précoces dans le sud
-
Les prix alimentaires reculent, mais El Niño menace
-
Nuñez "inquiet" de la précocité des feux, celui de l'Aude enfin fixé
-
Allemagne: coup d'envoi d'une mobilisation sociale dans l'automobile
-
Contrôle aux frontières: l'UE reconnaît qu'il y a "beaucoup à faire" pour mettre fin aux queues dans les aéroports
-
Tensions commerciales : le dialogue avec la Chine "doit porter ses fruits", prévient l'UE
-
Campings incendiés et vacanciers sinistrés: "On a un short et des claquettes"
-
Retrait provisoire de Jimmy Mohamed de France Télé
-
GPA: la Cour de cassation décrète qu'une filiation établie par un tribunal étranger doit être reconnue
-
Inflation: le reflux des prix de l'énergie "facilite la tâche" de la BCE, selon le gouverneur
-
Madonna, retour en grâce et en club avec "Confessions II"
-
En Inde, haro sur deux applications accusées de paralyser les tricycles électriques
-
La centrale nucléaire de Golfech reconnectée au réseau après un arrêt pendant la canicule
-
Fibre Excellence: Matthieu Pigasse a déposé une offre de reprise
-
Pendragon, "le coup d'après" des robots terrestres de combat
-
Canicule: le ministre du Travail souhaite des mesures pour protéger les livreurs
-
La dette française, plutôt pour financer les missiles que le social, dit le patron de Bpifrance
-
La Bourse de Paris en retrait malgré les anticipations d'une Fed moins restrictive
-
Au Parlement, l'IA fera-t-elle bientôt la loi?
-
La canicule de juin a causé au moins 2.000 décès, en majorité des personnes âgées, selon un premier bilan
-
Course à l'IA: les objectifs climatiques de Google et Amazon s'éloignent encore
-
La Fonderie de Bretagne placée en redressement judiciaire
-
Le réseau électrique français se rafraichit en vue des futures canicules
-
"Le prince de Dubaï", nouveau visage de l'escroquerie sentimentale
-
Les incendies dans le Sud marquent le pas, Nuñez attendu dans l'Aude
-
Donald Trump au pied du Mont Rushmore pour lancer les festivités des 250 ans
-
GPA: la Cour de cassation se prononce sur la reconnaissance de la filiation
-
Le Sud en proie à des feux prématurés, violents, attisés par les "événements climatiques"
-
A New York, mariage imminent pour Taylor Swift et Travis Kelce
-
La SNCF de nouveau interpellée après la mort d'un chat sur des voies en gare de Lyon
-
Pas de cigarettes pour les nouvelles générations: l'Assurance maladie dégaine une mesure choc
-
Les canicules, une "hécatombe invisible" dans les écosystèmes marins
-
Le Sud en proie à des feux prématurés, violents, boostés par les "événements climatiques"
-
Jérôme Chapuis reprend la direction de La Croix après l'approbation de la rédaction
-
La SNCF de nouveau interpellée après la mort d'un animal domestique sur des voies en gare
-
Royaume-Uni: excuses officielles pour un scandale d'adoptions forcées sur plusieurs décennies
-
L'Assurance maladie plaide pour interdire la vente de cigarettes aux personnes nées après 2009
-
Wall Street dans le vert, portée par l'emploi américain
-
Albanie: affrontements lors d'une manifestation contre un projet immobilier lié à la famille Trump
-
Les pompiers luttent contre des incendies dans le Sud, où est attendu le Premier ministre
-
Flotte fantôme russe: le pétrolier Tagor autorisé à lever l'ancre contre un million d'euros
-
Transport maritime: CMA CGM inaugure le "Notre-Dame", plus grand porte-conteneurs français
-
A l'hôpital, exsangue après la canicule, la crainte d'une nouvelle vague de chaleur
-
Thaïlande : huit moines bouddhistes tués après qu'un enfant a foncé en camion dans un cortège
-
Fiscalité, retraite, compétitivité: le chancelier allemand annonce un vaste ensemble de réformes
-
Chère et incertaine, l'électrification bouscule les PME énergivores allemandes
-
"Il y aura toujours du boulot": les métiers manuels recherchés, sur fond de montée de l'IA
-
Aux Etats-Unis, les boissons au cannabis de plus en plus populaires
-
Les pompiers luttent contre des incendies dans le Sud, avant une visite du Premier ministre
-
La Bourse de Paris en hausse avant l'emploi américain
La flambée historique des cours du pétrole secoue les marchés mondiaux
La flambée des prix du pétrole lundi au-dessus des 100 dollars le baril au dixième jour de la guerre au Moyen-Orient fait plonger les marchés boursiers et grimper les taux d'emprunt des Etats avec les craintes d'un choc inflationniste mondial.
"Les marchés financiers ont été brutalement secoués alors que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient s'intensifient, provoquant l'une des plus fortes hausses du prix du pétrole de l'histoire et obligeant les investisseurs à réévaluer les perspectives économiques mondiales", commente Daniela Hathorn, analyste de Capital.com.
Durant le week-end, "de nouvelles frappes ont visé des infrastructures énergétiques clés dans la région du Golfe, entraînant d'autres fermetures d'installations de production de pétrole et de gaz", commente Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.
Pendant la séance asiatique, le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du marché, s'est envolé de plus de 28% et le WTI, son équivalent américain, de plus de 31%, sa plus forte hausse journalière jamais enregistrée. Même l'invasion de l'Ukraine par la Russie, qui avait vu le baril grimper jusqu'à 130,50 dollars début mars 2022, n'avait pas provoqué de mouvements aussi violents.
La flambée du brut s'est ensuite modérée "après des informations selon lesquelles les pays du G7 se réuniraient pour discuter d'un recours aux réserves stratégiques", poursuit Mme Hathorn.
Il s'agit d'une "option envisagée" qui devrait être discutée par les ministres des Finances du G7, qui se réunissent lundi sous présidence française par visioconférence pour se pencher sur les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient, a confirmé lundi une source au sein de l'exécutif français.
Le quotidien britannique Financial Times évoque "une libération conjointe comprise entre 300 et 400 millions de barils, soit environ 25% à 30% des 1,2 milliard de barils détenus en réserve", souligne Lee Hardman, analyste de MUFG.
"Le détroit d'Ormuz transporte normalement entre 17 et 20 millions de barils de pétrole brut et de produits raffinés. Ainsi, une libération des réserves stratégiques compenserait environ deux à trois semaines de flux normaux transitant par le détroit d'Ormuz s'il reste effectivement fermé", explique M. Hardman.
Vers 11H40 GMT, le baril de Brent grimpait de 13,36% à 105,07 dollars, et le WTI bondissait de 13,73%, à 103,38 dollars. Côté gaz naturel, la référence européenne, le TTF néerlandais, prenait 16,24% à 62,05 euros le mégawattheure, après avoir flambé de 30% à l'ouverture.
Les marchés de l'énergie restent suspendus aux développements au Moyen-Orient, où le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20% de l'offre mondiale de pétrole et gaz naturel liquéfié (GNL), reste quasi-paralysé.
- Les Bourses flanchent, les taux d'intérêt bondissent -
"Tant que le conflit se prolonge, les marchés de l'énergie devraient rester sous tension, avec des implications bien au-delà du seul pétrole", souligne Mme Hathorn.
"Dans ces conditions, la question du retour des pressions inflationnistes et de leurs conséquences économiques s'impose à nouveau comme l'un des principaux sujets d'inquiétude pour les investisseurs", explique John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank, les pays européens important massivement leurs hydrocarbures.
Sur les marchés actions européens très sensibles aux coûts de l'énergie, la Bourse de Paris perdait 2,01%, Francfort 1,59%, Londres cédait 1,10% et Milan 1,41% vers 11H45 GMT.
A Wall Street, les contrats à terme des trois principaux indices laissaient présager une ouverture dans le rouge.
A Tokyo, l'indice vedette Nikkei a terminé en repli de 5,19%, et à Séoul, l'indice Kospi a fini en chute de 5,96%.
L'Asie est également très exposée, la Corée du Sud étant le quatrième plus gros importateur de brut, suivie du Japon, et l'économie coréenne reposant sur une industrie tech très énergivore.
Par ailleurs, le marché de la dette "en Europe et au Royaume-Uni commencent à intégrer une probabilité réduite de nouvelles baisses de taux — et dans certains cas même des hausses — alors que la hausse des prix de l'énergie menace de relancer l'inflation", note Mme Hathorn.
Le rendement de l'emprunt français à échéance 10 ans évoluait à 3,58% vers 11H40 GMT contre 3,51% vendredi à la clôture, une forte variation pour ce marché. Son équivalent britannique s'établissait à 4,74% contre 4,63% vendredi, et l'italien à 3,69% contre 3,62%.
P.Kolisnyk--CPN