-
Canicule en Europe: l'ONU juge "possible" qu'il s'agisse d'une vague de chaleur record
-
En RDC, des mines géantes et une course mondiale aux minerais critiques
-
La CFDT adopte sa feuille de route pour les quatre ans à venir
-
L'exécution du budget 2026 "va être compliquée", estime Roland Lescure
-
La Bourse de Paris prudente face à la défiance sur la tech
-
Privées d'alpages français à cause de la dermatose, les vaches suisses étouffent en plaine
-
Dans les zoos, les animaux "équipés" pour supporter la canicule
-
Dans les serres de tomates, ouvriers et bourdons à l'épreuve de la canicule
-
Canicules extrêmes, sécheresses intenses: une pépinière expérimentale prépare la forêt de demain
-
努莎·奧貝爾與迪特馬爾·沃伊德克 波茨坦如何辜負一名重度殘障幼兒
-
Contre la Russie et pour leur droits, le double front des soldats LGBT+ ukrainiens
-
Plus de 850.000 collégiens passent le brevet en pleine canicule
-
Charles III révèle avoir payé plus de 30 millions de livres d'impôts depuis 2022, une première
-
Le changement climatique, coupable "sans équivoque" de l'intense canicule en Europe
-
L'insupportable canicule de New Delhi, surtout à l'intérieur des maisons
-
La présidente du Mexique et le roi d'Espagne scellent la réconciliation
-
Deux tiers de la France encore en alerte canicule maximale, décrue des températures à l'horizon
-
Wall Street termine sans direction claire, la tech toujours à la peine
-
Canicule: 11 départements quittent la vigilance rouge, des hôpitaux "saturés"
-
Le centre de rétention "Alcatraz des alligators" de Trump a fermé
-
Marylise Léon, le réformisme radical conforté à la tête de la CFDT
-
Chantre du made in France, Le Slip français prépare son entrée en Bourse
-
Marylise Léon reconduite à la tête de la CFDT pour un mandat de quatre ans
-
La vigilance rouge canicule à son pic jeudi, l'impact sanitaire redouté
-
La canicule, un ennemi sournois pour les chiens et les chats
-
Macron accueille Meloni sur la Côte d'Azur pour un sommet de la bonne entente
-
A Athènes, 81 ans après, des familles de déportés retrouvent leurs effets personnels
-
La volatilité gagne Wall Street après les résultats de Micron
-
Canicule: le système de soins en gestion de crise, de premiers décès constatés en France
-
Gérard Brémond, fondateur du groupe touristique Pierre & Vacances, est mort à 88 ans
-
Wall Street ouvre en hausse, soulagée par les performances de Micron
-
Des salariés de Renault rassemblés contre la fermeture d'un site d'ingénierie dans les Yvelines
-
IBM dévoile une nouvelle technologie qui augmente de 50% la puissance des puces
-
La France arraisonne un cinquième pétrolier de la flotte fantôme russe
-
A Gaza, la "Smile Kitchen Academy" renaît de ses cendres malgré les pénuries
-
Les Etats-Unis ne veulent pas d'un accord avec l'Iran "à n'importe quel prix"
-
Au Cambodge, caméras, micros et IA dévoilent la faune cachée des montagnes
-
Tempête dans le cloud: l'UE veut serrer la vis à Amazon et Microsoft
-
Double séisme au Venezuela: au moins 32 morts, d'importantes destructions
-
Canicule en France: les acteurs du tourisme s'adaptent, sans craindre de coup de froid sur la fréquentation
-
Présidentielle: Benjamin Duhamel va animer une émission politique le dimanche sur France Inter et France 2
-
La dette française dépasse les 3.500 milliards d'euros, en pleine préparation du budget 2027
-
Au pays du yaourt, les producteurs de lait bulgares perdent pied
-
Canicule: les feux de forêt gagnent de nouveaux territoires
-
Le tube des Spice Girls "Wannabe" fête ses 30 ans, sur fond de rumeurs de retrouvailles
-
Auroville ou la fin d'une utopie dans l'Inde de Modi
-
L'Iran met en garde contre toute traversée d'Ormuz sans son autorisation
-
Double séisme au Venezuela, destructions et panique à Caracas
-
Réformes cubaines: un virage à la chinoise ou un capitalisme oligarchique ?
-
Adieu la CPME: la 2e organisation patronale devient Les Entrepreneurs, pour une nouvelle ère
Au salon du tourisme à Berlin, les stands orientaux désertés mais confiants
La guerre au Moyen-Orient a beau paralyser une partie des vols, Santhosh Kanakandath a réussi à atterrir à Berlin depuis Oman pour représenter son agence de voyage et rassurer ses clients européens.
Mais il craint les conséquences pour ses affaires si la guerre perdure, explique-t-il à l'AFP au salon du tourisme de Berlin ITB qui s'est ouvert lundi, dans un contexte géopolitique inédit.
Depuis les frappes américano-israéliennes en Iran samedi, suivies des représailles de la République islamique contre des monarchies du Golfe et Israël, plusieurs pays de la région ont fermé leurs espaces aériens.
Des dizaines de milliers de voyageurs restent bloqués, dans l'attente de vols spéciaux affrétés par les gouvernements et les tour-opérateurs. Quelque 19.000 liaisons ont été annulées en quatre jours, et des avions commerciaux ont recommencé à voler en faible nombre depuis mardi.
En quatre jours, l'agence de M. Kanakandath, As'saraya Travel&Tourism, spécialisée dans les expéditions en jeep dans le désert omanais, a perdu 1.500 réservations pour le printemps, soit un cinquième de son activité annuelle, à l'approche de Pâques et de la fin du Ramadan.
Avril est un mois de forte affluence touristique en raison de la chaleur encore supportable dans les pays du Golfe avant les étés torrides où les températures peuvent dépasser les 50 degrés.
Mais le gérant, qui travaille depuis 43 ans dans le tourisme à Oman, en a vu d'autres, citant l'attentat du 11 septembre 2001, "qui avait freiné les voyageurs à prendre l'avion", jusqu'à la pandémie de Covid, en passant par les multiples conflits qui ont touché la région.
- Un "carrefour aérien" à l'arrêt -
Installé dans l’espace réservé aux pays du Golfe, inhabituellement silencieux, M. Kanakandath multiplie les explications auprès de ses partenaires européens. À Oman, les vols sont pour l’heure maintenus malgré les tensions dans le détroit d’Ormuz, qui le sépare au nord de l'Iran.
"On me demande surtout comment quitter le pays rapidement en cas de problème. Nous avons une procédure prête à envoyer par mail", explique-t-il.
La crise dépasse la région, car le Golfe constitue un "carrefour aérien" mondial : l’Asie, l’Australie dépendent de ses hubs, explique un visiteur slovène, Andrej Lenic, fondateur d’une agence.
"Si vous voyagez vers l'est, vous devez passer par le Moyen-Orient", explique le professionnel.
En attendant, il oriente ses clients vers d'autres destinations plus à l'ouest: Méditerranée, Europe occidentale, Caraïbes...
Martin Lutterjohann, un Munichois de 82 ans, s'est précipité au salon de Berlin pour obtenir des réponses au comptoir des compagnies aériennes du Golf.
Il devait se rendre en Ouzbékistan en mai via Charjah, aux Émirats arabes unis. "Pour l’instant, rien de fonctionne", lui a-t-on dit.
- Situation inédite -
Les professionnels interrogés par l'AFP à l'ITB se disent habitués aux crises locales et résilients. Mais cette fois, l’onde de choc touche toute la région simultanément.
100% des réservations sont annulées pour les jours à venir, les voyages suivants sont reportés à la saison prochaine ou mis en stand-by en attendant une issue au conflit.
"En Jordanie ou au Liban, on vit pratiquement ce genre de crise chaque année, mais dans toute la région, c'est la première fois", témoigne Dani Nader, directeur de l'agence libanaise TLB.
L'ensemble de ses 60 touristes présents au Moyen-Orient au début des frappes ont pu rentrer. Reste désormais à négocier remboursements et indemnisations avec partenaires et assurances.
Mais pour la saison prochaine, M. Nader reste confiant: les touristes n'auront pas peur et seront "au contraire curieux de visiter la région", selon lui.
Sur les stands, tous ont les yeux rivés sur leur téléphone, scrutant les informations et communiqués diplomatiques, espérant la réouverture des espaces aériens.
H.Cho--CPN