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Au salon du tourisme à Berlin, les stands orientaux désertés mais confiants
La guerre au Moyen-Orient a beau paralyser une partie des vols, Santhosh Kanakandath a réussi à atterrir à Berlin depuis Oman pour représenter son agence de voyage et rassurer ses clients européens.
Mais il craint les conséquences pour ses affaires si la guerre perdure, explique-t-il à l'AFP au salon du tourisme de Berlin ITB qui s'est ouvert lundi, dans un contexte géopolitique inédit.
Depuis les frappes américano-israéliennes en Iran samedi, suivies des représailles de la République islamique contre des monarchies du Golfe et Israël, plusieurs pays de la région ont fermé leurs espaces aériens.
Des dizaines de milliers de voyageurs restent bloqués, dans l'attente de vols spéciaux affrétés par les gouvernements et les tour-opérateurs. Quelque 19.000 liaisons ont été annulées en quatre jours, et des avions commerciaux ont recommencé à voler en faible nombre depuis mardi.
En quatre jours, l'agence de M. Kanakandath, As'saraya Travel&Tourism, spécialisée dans les expéditions en jeep dans le désert omanais, a perdu 1.500 réservations pour le printemps, soit un cinquième de son activité annuelle, à l'approche de Pâques et de la fin du Ramadan.
Avril est un mois de forte affluence touristique en raison de la chaleur encore supportable dans les pays du Golfe avant les étés torrides où les températures peuvent dépasser les 50 degrés.
Mais le gérant, qui travaille depuis 43 ans dans le tourisme à Oman, en a vu d'autres, citant l'attentat du 11 septembre 2001, "qui avait freiné les voyageurs à prendre l'avion", jusqu'à la pandémie de Covid, en passant par les multiples conflits qui ont touché la région.
- Un "carrefour aérien" à l'arrêt -
Installé dans l’espace réservé aux pays du Golfe, inhabituellement silencieux, M. Kanakandath multiplie les explications auprès de ses partenaires européens. À Oman, les vols sont pour l’heure maintenus malgré les tensions dans le détroit d’Ormuz, qui le sépare au nord de l'Iran.
"On me demande surtout comment quitter le pays rapidement en cas de problème. Nous avons une procédure prête à envoyer par mail", explique-t-il.
La crise dépasse la région, car le Golfe constitue un "carrefour aérien" mondial : l’Asie, l’Australie dépendent de ses hubs, explique un visiteur slovène, Andrej Lenic, fondateur d’une agence.
"Si vous voyagez vers l'est, vous devez passer par le Moyen-Orient", explique le professionnel.
En attendant, il oriente ses clients vers d'autres destinations plus à l'ouest: Méditerranée, Europe occidentale, Caraïbes...
Martin Lutterjohann, un Munichois de 82 ans, s'est précipité au salon de Berlin pour obtenir des réponses au comptoir des compagnies aériennes du Golf.
Il devait se rendre en Ouzbékistan en mai via Charjah, aux Émirats arabes unis. "Pour l’instant, rien de fonctionne", lui a-t-on dit.
- Situation inédite -
Les professionnels interrogés par l'AFP à l'ITB se disent habitués aux crises locales et résilients. Mais cette fois, l’onde de choc touche toute la région simultanément.
100% des réservations sont annulées pour les jours à venir, les voyages suivants sont reportés à la saison prochaine ou mis en stand-by en attendant une issue au conflit.
"En Jordanie ou au Liban, on vit pratiquement ce genre de crise chaque année, mais dans toute la région, c'est la première fois", témoigne Dani Nader, directeur de l'agence libanaise TLB.
L'ensemble de ses 60 touristes présents au Moyen-Orient au début des frappes ont pu rentrer. Reste désormais à négocier remboursements et indemnisations avec partenaires et assurances.
Mais pour la saison prochaine, M. Nader reste confiant: les touristes n'auront pas peur et seront "au contraire curieux de visiter la région", selon lui.
Sur les stands, tous ont les yeux rivés sur leur téléphone, scrutant les informations et communiqués diplomatiques, espérant la réouverture des espaces aériens.
H.Cho--CPN