-
Manipulation de cours et corruption: décision jeudi pour l'ex-PDG de Casino Jean-Charles Naouri
-
Boualem Sansal aux portes de l'Académie française
-
L'Allemagne veut mieux protéger ses infrastructures face à la menace russe
-
Minneapolis: Trump durcit le ton, deux policiers suspendus
-
Le bénéfice net de Samsung bondit d'un tiers en 2025, tiré par l'IA
-
Le vol pour l'ISS avec l'astronaute française Sophie Adenot aura lieu au plus tôt le 11 février, annonce la Nasa
-
Wall Street pas surprise par la Fed, en attendant les résultats des géants de la tech
-
La Fed gèle ses taux et assure pouvoir travailler indépendamment des pressions politiques
-
"Comic strip", cheval et vichy rose: une messe à Paris en hommage à Brigitte Bardot
-
RATP: le nouveau PDG axe sa feuille de route sur la lutte contre la violence dans les transports
-
Mélenchon veut que les gazoducs Nord Stream soient "remis en route"
-
L’Allemagne moins optimiste sur la croissance en 2026
-
La Fed gèle ses taux contre l'avis de deux responsables
-
Peur dans une ville sicilienne balafrée par un glissement de terrain
-
Aide à mourir, soins palliatifs: que contiennent les textes sur la fin de vie ?
-
La Bourse de Paris termine en nette baisse, plombée par le luxe
-
Charles III s'inquiète du "recul" du combat contre le changement climatique
-
Climat: jugement "historique" aux Pays-Bas, ordonnés de mieux protéger une île
-
La tempête Kristin fait au moins quatre morts au Portugal
-
Un pas de plus dans l'interprétation du génome grâce à l'IA
-
Pour financer son appétit pour l'IA, Amazon va supprimer 16.000 postes dans le monde
-
Violences en ligne: les streamers Naruto et Safine jugés en juillet
-
Trump attaque le maire de Minneapolis, la "désescalade" fragilisée
-
Wall Street portée par la tech avant les résultats de grands noms du secteur
-
Recherche en ligne: Londres veut permettre aux sites internet de refuser l'IA de Google
-
Hauts-de-France: une ONG alerte sur une pollution de l'eau au fongicide
-
Amazon annonce la suppression de 16.000 postes dans le monde
-
Municipales: les transports gratuits, une promesse à la mode et variable
-
Israël: funérailles nationales pour le dernier otage à Gaza
-
Contre la "biopiraterie", le Brésil défend son açai d'Amazonie
-
Neil Young répond à Trump en offrant son catalogue au Groenland
-
Les murs du BHV vendus par Galeries Lafayette au canadien Brookfield
-
En Ouganda, le Quidditch d'Harry Potter fait des émules
-
Greenpeace dénonce la poursuite d'un commerce nucléaire "insupportable" entre France et Russie
-
La vente des murs du BHV est "finalisée" (Galeries Lafayette)
-
ASML annonce un bond de son bénéfice 2025 mais 1.700 suppressions de postes
-
Delta Air Lines commande 31 avions long-courrier à Airbus
-
L'ONG Care alerte sur dix "crises humanitaires oubliées" en 2025, l'Afrique surreprésentée
-
Au moins 12 morts dans une vague de frappes russes en Ukraine
-
Taux d'intérêt de la Fed: une nouvelle phase glaciaire se profile aux Etats-Unis
-
Minneapolis: Trump promet une "petite désescalade" après l'arrivée d'un de ses conseillers
-
Wall Street termine contrastée, nouveau record de l'indice S&P 500
-
Combien de microplastiques avons-nous dans le corps ? Des chercheurs veulent cadrer le débat
-
Le poste-frontière de Rafah bientôt rouvert, "porte vers la vie" des Gazaouis
-
L'assurance vie fait le plein en 2025 avec plus de 50 milliards d'euros de surplus
-
Mort d'un streamer en direct en France: ouverture d'une information judiciaire visant la plateforme Kick
-
La France est en droit d'interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, assure Bruxelles
-
Immigration: plus de titres de séjour, moins de régularisations en France en 2025
-
Honduras: Nasry Asfura, nouvel allié de Trump, investi nouveau président
-
La Bourse de Paris termine en légère hausse, avant la Fed et les résultats d'entreprises
Japon: dissolution du Parlement, l'inflation au coeur des débats
L'inflation ralentit mais reste élevée au Japon, selon des chiffres publiés vendredi à quelques heures d'une dissolution du Parlement: le défi économique s'annonce central dans la campagne électorale à venir, où la Première ministre Sanae Takaichi défendra un ambitieux allègement fiscal.
Devenue en octobre la première femme cheffe de gouvernement dans l'archipel, Mme Takaichi a annoncé qu'elle allait dissoudre vendredi la chambre basse du Parlement nippon, avant des élections législatives anticipées le 8 février.
La dirigeante ultra-nationalise mise sur ses bons sondages d'opinion pour doper les scores de son Parti libéral-démocrate (PLD, droite nationaliste). Celui-ci est impopulaire et la coalition gouvernementale n'est majoritaire que de justesse au Parlement.
Juste avant cette dissolution, des chiffres officiels ont fait état d'un ralentissement de l'inflation (hors produits frais) à 2,4% sur un an en décembre, en-deçà des 3% enregistrés en novembre.
Un essoufflement qui s'explique essentiellement par les subventions énergétiques accordées en décembre, tandis que les prix alimentaires continuent eux de bondir, le riz s'envolant encore de 34% sur un an.
Alors que l'archipel a longtemps été hanté par la déflation, il est confronté depuis trois ans et demi à la flambée du coût de la vie et à la faiblesse chronique du yen qui renchérit les produits importés.
Le riz est même devenu un symbole: son prix avait plus que doublé mi-2025, avant que la hausse ne se tempère ces derniers mois. Le mécontentement populaire pour l'inflation a largement contribué à faire tomber Shigeru Ishiba, prédécesseur de Sanae Takaichi.
Soucieuse de rassurer, cette dernière a dévoilé en novembre un plan de relance équivalant à 117 milliards d'euros pour soulager ménages et entreprises, avec subventions et allocations.
Et le sujet sera au coeur de ses engagements de campagne: la dirigeante a promis lundi de supprimer la taxe de 8% sur les ventes de produits alimentaires pendant deux ans. Les partis d'opposition réclament aussi cet allègement, avec d'autres mesures comme le réexamen des cotisations d'assurance sociale.
"Ce qui préoccupe le public, ce sont les mesures pour faire face à l'inflation", confirme à l'AFP Hidehiro Yamamoto, professeur de sciences politiques à l'université Tsukuba.
"Il n'est pas certain non plus que le fort soutien populaire à l'administration Takaichi se traduise réellement par un appui au PLD" tempère-t-il, citant de récents scandales liés aux fonds politiques.
- Dette sous pression -
Certes, le gouvernement vient d'approuver un nouveau budget record pour l'exercice 2026 commençant en avril, promettant d'obtenir promptement l'aval du Parlement afin de soutenir les ménages.
Mais Jun Azumi, secrétaire-général du principal parti d'opposition, le Parti démocrate constitutionnel (PDC), juge que la dissolution risquait de retarder l'adoption du budget en "sacrifiant" les besoins des ménages.
"Nous proposerons de sabrer les taxes sur la consommation de sorte à contrer de façon visible l'inflation", a-t-il martelé.
Plus généralement, Mme Takaichi entend avec ce scrutin conforter son mandat pour poursuivre sa politique budgétaire accommodante.
Au risque de gonfler l'endettement déjà pharaonique du pays, qui devrait dépasser 230% du PIB sur l'exercice 2025.
La perspective d'allègements fiscaux a affolé cette semaine le marché obligataire, déjà échaudé par le colossal plan de relance de 2025 et inquiet de dérapages budgétaires financés par la dette. Les rendements des obligations souveraines nippones se sont envolés à des sommets inédits, signe de défiance des investisseurs.
La Banque du Japon (BoJ) doit justement annoncer vendredi une décision de politique monétaire. Depuis début 2024, elle a relevé à plusieurs reprises ses taux directeurs pour juguler l'inflation. L'institution devrait maintenir le statu quo vendredi, mais ses déclarations sur les perturbations du marché seront surveillées.
- Enjeu des jeunes -
Face au PLD, puissante formation qui dirige le Japon presque sans discontinuer depuis 1955, et à son partenaire de coalition, le Parti de l'innovation, des forces de l'opposition s'organisent.
Le Parti démocrate constitutionnel (PDC, centre-gauche) et le petit parti bouddhiste Komeito (centre-droit) s'unissent au sein d'une "Alliance centriste pour la réforme".
Les analystes estiment que l'élection pourrait être serrée selon le degré de succès de cette alliance, mais les chances que l'opposition l'emportent restent minces.
"L'enjeu déterminant sera le comportement électoral des groupes de jeunes et de personnes d'âge moyen", estime Mizuho Research dans une note. Le gouvernement Takaichi recueillait quelque 90% de soutien chez les moins de 30 ans dans un sondage publié fin décembre.
D.Philippon--CPN