-
Bombardement sur un hôpital de Kaboul: préparation des funérailles, lourd bilan, confirme une ONG
-
Le loueur d'avions AerCap commande 100 monocouloirs A320 et A321 à Airbus
-
La Bourse de Paris dans le vert, avec la baisse des prix du pétrole
-
Pour les fans de BTS, un retour de bâton... lumineux
-
A Dijon, sur les traces de Gaulois enterrés assis
-
La guerre ravive l'inflation et la perspective d'un gel des taux prolongé aux Etats-Unis
-
Faste royal au premier jour de la visite d'Etat du président nigérian au Royaume-Uni
-
Le système ne "fera jamais partie" des discussions, dit une diplomate cubaine
-
Le Premier ministre irlandais tient courtoisement tête à Trump
-
Les marchés boursiers reprennent leur souffle, malgré la hausse du pétrole
-
Wall Street termine en hausse malgré les tensions géopolitiques
-
Inquiétudes autour d'un vide juridique sur la pédocriminalité en Europe
-
Israël affirme avoir tué le chef de la sécurité en Iran Ali Larijani
-
Les Bourses européennes clôturent en hausse, les yeux tournés vers les banques centrales
-
Visage des opérations anti-immigration de Trump, le policier Greg Bovino part à la retraite
-
Etienne Davignon ou les tourments de l'histoire belge
-
Wall Street résiste au rebond du pétrole
-
Logement: les expulsions ont atteint un niveau record en 2025
-
Hôpitaux publics: l'activité est restée "très dynamique" en 2025
-
Un survivant de la bombe atomique d’Hiroshima, enlacé par Obama en 2016, meurt à 88 ans
-
Près des trois quarts des Français disent avoir renoncé à un soin ces 5 dernières années
-
Frappes d'envergure sur l'Iran et le Liban, Trump déçu par ses alliés
-
Nvidia présente des puces conçues pour les centres de données dans l'espace
-
Trump insiste auprès d'alliés réticents pour aider les Etats-Unis à sécuriser le détroit d'Ormuz
-
Un juge suspend la refonte de la politique vaccinale américaine par l'administration Trump
-
Trump déplore le manque d'enthousiasme de ses alliés à venir sécuriser le détroit d'Ormuz
-
Moyen-Orient: le pétrole recule, les marchés mondiaux reprennent leur souffle
-
Pris à son tour par la fièvre OpenClaw, Nvidia lance sa plateforme d'agents IA
-
Wall Street reprend des couleurs avec le recul du pétrole
-
Les dugongs, tortues et poissons du Golfe menacés par la guerre
-
Cuba annonce que ses émigrés, notamment résidant aux Etats-Unis, vont pouvoir investir
-
Un risque de stagflation "assez élevé" aux États-Unis, assure l'économiste Joseph Stiglitz
-
Aux Oscars, la victoire surprise de "Mr Nobody contre Poutine"
-
Toutes les bases de l'ADN détectées sur un nouvel astéroïde
-
Wall Street ouvre en hausse, aidée par la détente du pétrole
-
Climat: la France menace de bloquer des fonds européens pour l'Inde
-
Reprise graduelle des vols à l'aéroport de Dubaï après une attaque de drone, un mort à Abou Dhabi
-
La Bourse de Paris reste prudente face au risque géopolitique
-
Israël annonce un assaut terrestre contre le Hezbollah au Liban
-
Attaque de drone sur l'aéroport de Dubaï, reprise graduelle des vols
-
Des Sud-Coréens jubilent après les Oscars de "Kpop Demon Hunters"
-
"Une bataille après l'autre" démarre fort aux Oscars, "Sinners" réplique
-
Les Oscars débutent pour un duel serré entre "Une bataille après l'autre" et "Sinners"
-
Milan Cortina referme la page des Jeux d'hiver 2026, la France prend le relais
-
Pétrole: des stocks stratégiques débloqués "immédiatement" en Asie et en Océanie
-
L'épave d'un méthanier russe se rapproche de Malte
-
Bruno Salomone, acteur dans "Fais pas ci, fais pas ça", est décédé à 55 ans
-
"Une bataille après l'autre" ou "Sinners"? C'est l'heure du verdict aux Oscars
-
Troisième semaine de guerre au Moyen-Orient, entrée dans sa "phase décisive", selon Israël
-
En Pologne, ces jeunes joailliers 2.0 qui réinventent l'artisanat de l'ambre
Crimes en RDC: condamnation "historique" à 30 ans de réclusion de l'ex-rebelle congolais Lumbala
L'ex-rebelle congolais Roger Lumbala a été condamné lundi à Paris à 30 ans de réclusion criminelle pour complicité dans les atrocités commises par ses soldats en 2002-2003, "un verdict historique" qui, selon les ONG, "met fin à des décennies d'impunité" dans l'est de la République démocratique du Congo en proie à des conflits incessants.
Après avoir boycotté les débats devant une cour à qui il a d'emblée dénié toute légitimité pour le juger, Roger Lumbala est revenu dans le box écouter, impassible, le verdict de la cour d'assises de Paris le déclarant coupable de complicité des crimes commis par ses troupes, "par ordre" ou "par aide ou assistance".
Après son arrestation il y a cinq ans à Paris où il résidait, cet ancien agent d'assurance, éphémère ministre dans son pays en 2004, avait contesté toute responsabilité durant l'enquête. Il a dix jours pour faire appel.
Viols utilisés comme armes de guerre, esclavage sexuel, travail forcé, tortures, mutilations, exécutions sommaires, pillage systématique, racket, captation des ressources (diamants, coltan...): durant un mois, la cour a écouté le récit d'exactions commises lors de l'offensive "Effacer le tableau", menée contre une faction rivale dans le nord-est du pays par le RCD-N, le groupe rebelle de Lumbala. Soutenu par l'Ouganda voisin, celui-ci était allié au MLC de l'actuel ministre congolais des Transports, Jean-Pierre Bemba.
A l'instar de procès passés sur le génocide des Tutsi au Rwanda, la première guerre civile au Liberia ou les exactions du régime syrien de Bachar al-Assad, Roger Lumbala a été jugé au titre de la compétence universelle que s'octroie sous certaines conditions la France pour les crimes contre l'humanité.
Les organisations de défense des droits humains espèrent que ce verdict mettra à mal le sentiment d'impunité de belligérants qui, depuis 30 ans, guerroient dans l'est de la RDC, avec l'implication de pays voisins comme le Rwanda ou l'Ouganda, et avec comme objectif principal le contrôle des ressources minières et naturelles.
Ces guerres, dont le bilan est impossible à établir, ont fait des millions de morts et de déplacés. Au moment où tombe le verdict Lumbala, l'accord "pour la paix" entériné début décembre à Washington demeure lettre morte et la région reste le théâtre d'affrontements entre le M23, groupe soutenu par Kigali, et l'armée congolaise, appuyée par les forces burundaises.
Trois chefs de guerre, Thomas Lubanga, Germain Katanga et Bosco Ntaganda, ont certes été condamnés entre 2012 et 2021 par la Cour pénale internationale. Mais aucune cour nationale d'un pays s'octroyant la compétence universelle n'a jusqu'à présent condamné pour des atrocités commises dans l'est de la RDC, relèvent les ONG.
- "Une des têtes pensantes" -
"Aujourd'hui, la cour a clairement établi une chose: les architectes de violences de masse devront rendre des comptes", a mis en garde Daniele Perissi de TRIAL International dans un communiqué des cinq ONG parties civiles.
L'opération "Effacer le tableau" s'inscrit dans cette longue succession de combats entre multiples factions. Selon Hervé Cheuzeville, un travailleur humanitaire venu témoigner, elle fut "un paroxysme d'horreur".
Durant le procès, un homme a ainsi expliqué comment son frère avait été amputé de l'avant-bras puis exécuté après avoir été incapable de manger son oreille sectionnée; des femmes ont livré le récit de viols par des soldats, souvent collectifs et sous les yeux de parents, d'époux, d'enfants.
Les victimes étaient pour la plupart nande ou pygmées bambuti, groupes ethniques accusés par les assaillants de pencher du côté d'une faction rivale.
Et Roger Lumbala avait "une position d'autorité" sur ses troupes, selon le parquet national antiterroriste (Pnat), compétent pour ces crimes, qui avait requis la réclusion à perpétuité, peine maximale, après avoir balayé l'autoportrait d'un simple politique sans prise sur les combattants, brossé par l'accusé pendant l'enquête.
Selon les avocats généraux, cet "opportuniste", qui posait volontiers en uniforme et se vantait dans la presse des conquêtes de ses soldats, les a non seulement laissé commettre leurs crimes mais y a "directement participé", certes pas sur le front mais en leur fournissant notamment munitions et armes, financées par le racket de la population. Il fut bien "l'une des têtes pensantes" de cette offensive sanglante, selon l'accusation.
J.Bondarev--CPN