-
La Bourse de Paris finit en léger retrait, entre le Golfe et la BCE
-
Israël tue une autre figure iranienne, un immense champ gazier visé
-
"Rien ni personne ne nous fera oublier ce qui se passe en Ukraine", dit Pedro Sánchez à Zelensky
-
Avec la guerre au Moyen-Orient, le gel des taux directeurs de la Fed parti pour durer
-
Prix du pétrole et indicateur d'inflation minent Wall Street
-
IA: le gouvernement américain juge "inacceptable" le risque que lui fait courir Anthropic
-
Une bizarrerie de plus chez l'ornithorynque
-
Leboncoin réduit le télétravail et affronte à la première grève de son histoire
-
Bombardement sur un hôpital de Kaboul: préparation des funérailles, lourd bilan, confirme une ONG
-
Le loueur d'avions AerCap commande 100 monocouloirs A320 et A321 à Airbus
-
La Bourse de Paris dans le vert, avec la baisse des prix du pétrole
-
Pour les fans de BTS, un retour de bâton... lumineux
-
A Dijon, sur les traces de Gaulois enterrés assis
-
La guerre ravive l'inflation et la perspective d'un gel des taux prolongé aux Etats-Unis
-
Faste royal au premier jour de la visite d'Etat du président nigérian au Royaume-Uni
-
Le système ne "fera jamais partie" des discussions, dit une diplomate cubaine
-
Le Premier ministre irlandais tient courtoisement tête à Trump
-
Les marchés boursiers reprennent leur souffle, malgré la hausse du pétrole
-
Wall Street termine en hausse malgré les tensions géopolitiques
-
Inquiétudes autour d'un vide juridique sur la pédocriminalité en Europe
-
Israël affirme avoir tué le chef de la sécurité en Iran Ali Larijani
-
Les Bourses européennes clôturent en hausse, les yeux tournés vers les banques centrales
-
Visage des opérations anti-immigration de Trump, le policier Greg Bovino part à la retraite
-
Etienne Davignon ou les tourments de l'histoire belge
-
Wall Street résiste au rebond du pétrole
-
Logement: les expulsions ont atteint un niveau record en 2025
-
Hôpitaux publics: l'activité est restée "très dynamique" en 2025
-
Un survivant de la bombe atomique d’Hiroshima, enlacé par Obama en 2016, meurt à 88 ans
-
Près des trois quarts des Français disent avoir renoncé à un soin ces 5 dernières années
-
Frappes d'envergure sur l'Iran et le Liban, Trump déçu par ses alliés
-
Nvidia présente des puces conçues pour les centres de données dans l'espace
-
Trump insiste auprès d'alliés réticents pour aider les Etats-Unis à sécuriser le détroit d'Ormuz
-
Un juge suspend la refonte de la politique vaccinale américaine par l'administration Trump
-
Trump déplore le manque d'enthousiasme de ses alliés à venir sécuriser le détroit d'Ormuz
-
Moyen-Orient: le pétrole recule, les marchés mondiaux reprennent leur souffle
-
Pris à son tour par la fièvre OpenClaw, Nvidia lance sa plateforme d'agents IA
-
Wall Street reprend des couleurs avec le recul du pétrole
-
Les dugongs, tortues et poissons du Golfe menacés par la guerre
-
Cuba annonce que ses émigrés, notamment résidant aux Etats-Unis, vont pouvoir investir
-
Un risque de stagflation "assez élevé" aux États-Unis, assure l'économiste Joseph Stiglitz
-
Aux Oscars, la victoire surprise de "Mr Nobody contre Poutine"
-
Toutes les bases de l'ADN détectées sur un nouvel astéroïde
-
Wall Street ouvre en hausse, aidée par la détente du pétrole
-
Climat: la France menace de bloquer des fonds européens pour l'Inde
-
Reprise graduelle des vols à l'aéroport de Dubaï après une attaque de drone, un mort à Abou Dhabi
-
La Bourse de Paris reste prudente face au risque géopolitique
-
Israël annonce un assaut terrestre contre le Hezbollah au Liban
-
Attaque de drone sur l'aéroport de Dubaï, reprise graduelle des vols
-
Des Sud-Coréens jubilent après les Oscars de "Kpop Demon Hunters"
-
"Une bataille après l'autre" démarre fort aux Oscars, "Sinners" réplique
L'intelligence artificielle au service de la procréation médicalement assistée
Sélectionner l’embryon le plus prometteur, mieux prévoir les réponses aux traitements hormonaux, raccourcir les délais d’accès à la procréation médicalement assistée: l’intelligence artificielle ouvre de nouvelles perspectives dans l'aide personnalisée à la conception.
Près de 50 ans après la naissance du premier enfant conçu par fécondation in vitro en 1978, "l'intelligence artificielle est là pour nous aider à mieux sélectionner les embryons, en tout cas à mieux déterminer leur potentiel implantatoire", résume Nathalie Massin, cheffe du service de PMA de l’hôpital américain de Paris.
Comme d'autres centres de PMA, l'établissement qui revendique plus de 2.300 fécondations in vitro par an, est équipé d'un embryoscope (ou time-lapse) pour filmer en continu le développement de l'embryon sans le sortir de son incubateur.
"Dans les centres équipés de ces systèmes d'observation en continu, on acquiert des données qui n'étaient pas forcément observables auparavant", note la responsable du pôle d’assistance médicale à la procréation de l’Agence de la biomédecine, Anne-Claire Leprêtre.
Les données de cette vidéosurveillance de l'embryon (morphologie, symétrie, rythme de division cellulaire) n'étaient jusqu'ici utilisées que de manière limitée.
Intégrer des modules d’intelligence artificielle doit aider les spécialistes à choisir celui qui a le plus de chances de s'implanter ou d'être congelé et réduire ainsi le nombre de tentatives conclues par un échec en écartant les embryons les plus susceptibles de présenter une anomalie et d'aboutir à des fausses couches. Cela sans manipulation sur l'embryon.
- Décision "humaine" -
"C'est l'humain qui va continuer de décider mais avec cet outil supplémentaire", insiste Frida Entezami, coresponsable du centre de PMA de l'hôpital américain de Paris.
L'établissement s'est doté d'une IA de la startup israélienne AIVF (pour AI-powered In Vitro Fertilization) en cours de validation en interne, dans le but de "diviser par deux le nombre de cycles nécessaires pour obtenir une grossesse".
"Ce que va m’apporter AIVF, c’est une probabilité de 70% que l’embryon qu’elle recommande soit dépourvu d’anomalie génétique", explique Mme Entezami, "un progrès" sachant qu'actuellement il est admis que la moitié des embryons préimplantatoires sont génétiquement anormaux.
Cela soulève des questions. Que faire des embryons bien notés pour une implantation mais présentant selon l'algorithme, une anomalie chromosomique ? Peut-on refuser la prise en charge d'une femme dont les chances de parvenir à une grossesse sont jugées extrêmement faibles ? Comment valider les modèles sur lesquels la communauté scientifique pourra s'appuyer pour fonder sa décision ?
L’IA peut aussi aider à ajuster le moment et la dose des injections hormonales pour optimiser la stimulation avant le prélèvement des ovules ou augmenter les chances de trouver un spermatozoïde dans un échantillon où ils sont extrêmement rares.
- Limiter le "yoyo émotionnel" -
Les algorithmes sont testés "pour vérifier si les critères d’observation sur lesquels les décisions s'appuient aujourd'hui restent pertinents et si d’autres données pourraient affiner l’analyse", souligne Mme Lepêtre. L'enjeu ? "Diminuer le nombre de tentatives" et "prendre en charge plus de patientes".
Et comme, "malheureusement, la PMA ne marche pas toujours du premier coup", le fait de renouveler les cycles apporte son lot d'informations nouvelles: examens biologiques, échographies, réaction aux traitements hormonaux variable d'une femme à l'autre constituent autant de données accumulées pour nourrir les modèles d'IA.
"L'analyse de toutes ces informations et de tous ces cycles, de toutes ces femmes prises en charge avec les paramètres de leur conjoint ou du donneur (...) pourraient apporter des réponses personnalisées" et "éviter aussi ce yoyo émotionnel" dans ces parcours "longs, complexes et souvent psychologiquement difficiles".
Dans le choix de l'embryon, "c'est toujours un expert qui prendra la décision", assure Mme Leprêtre.
"Il y a beaucoup de communication autour de l’IA. Mais l'IA aujourd'hui n'est pas capable de tout faire", tempère Michaël Grynberg, gynécologue obstétricien spécialiste de la fécondation in vitro, qui exerce à l’AP-HP. "On a besoin de marqueurs plus pertinents car ceux relatifs à la morphologie d’un ovule ou d’un spermatozoïde ne suffisent pas."
En 2023, 164.670 tentatives de PMA ont eu lieu, soit 3% de plus qu'en 2022, selon l’Agence de la biomédecine.
P.Gonzales--CPN