-
La Bourse de Paris termine dans le vert grâce à une détente des prix du pétrole
-
Les Bourses européennes terminent dans le vert, sauf Londres
-
Wall Street repart de l'avant, l'optimisme règne
-
Macron et Pachinian scellent un accord renforçant les liens entre Paris et Erevan
-
Voiture-bélier en Allemagne: le suspect avait un passé psychiatrique, pas de mobile révélé
-
L'Académie de médecine recommande l'obligation vaccinale contre la grippe pour les soignants
-
Mort de l'actrice Chantal Nobel, star des années 1980 au destin brisé
-
Économies, neutralité, retour du politique : ce que propose Charles Alloncle dans son rapport
-
Voiture-bélier en Allemagne: la presse évoque le passé psychiatrique du suspect
-
Au Canada, le camp séparatiste en Alberta se rapproche d'un référendum
-
Moyen-Orient: la Bourse de Paris repasse la barre des 8.000 points
-
Alloncle pointe un audiovisuel public en "crise", son rapport sous le feu des critiques
-
L'UE en sommet avec l'Arménie, pour l'éloigner de la Russie
-
Décès de Doris Fisher, fondatrice de la marque Gap
-
En Centrafrique, le défi de la réintégration des enfants soldats
-
Suisse: Sherlock Holmes retrouve les chutes du Reichenbach, 135 ans après
-
Virginie Grimaldi, numéro un avec des romans "au plus près de la vie"
-
Le phénomène "Super El Niño" ravive les craintes pour une Asie déjà éprouvée par la guerre en Iran
-
Nuit des Molières: le combat de Gisèle Halimi et Muriel Robin à l'honneur
-
Dolly Parton annule encore des concerts à Las Vegas, pour raisons de santé
-
Bond du pétrole avec les tensions à Ormuz, la nervosité gagne les Bourses
-
Netflix accorde une large diffusion en salles au "Narnia" de Greta Gerwig
-
Wall Street en baisse, le conflit au Moyen-Orient pèse
-
Les Emirats visés à nouveau par l'Iran au lancement d'une opération américaine à Ormuz
-
Festival de Cannes: Demi Moore et Chloé Zhao pour un jury au grand complet
-
Habitat indigne à Marseille: quatre ans de prison requis contre un investisseur à la tête d'un "empire immobilier"
-
Amazon lance sa propre offre logistique, concurrente des géants du secteur
-
Foyer présumé d'hantavirus: identifier le virus pour déterminer s'il y a eu transmission interhumaine
-
Bangladesh: 311 enfants morts de la rougeole depuis mars
-
La Bourse de Paris termine en nette baisse, préoccupée par la situation au Moyen-Orient
-
Les marchés mondiaux suspendus aux informations sur le détroit d'Ormuz, bond du pétrole et chute des Bourses européennes
-
Au-delà de Pluton, un monde mystérieux semble doté d'une atmosphère
-
Publicités pour des anti-obésité: Novo Nordisk et Eli Lilly mis à l'amende
-
Wall Street sur la retenue avant de nouveaux résultats
-
Episode d'hantavirus à bord d'une croisière: aucune raison de céder à la panique pour l'OMS
-
Abel Quentin, l'écrivain qui appelle à "défendre l'homme" contre l'IA
-
Musk contre Altman: un confondateur d'OpenAI et ses vieux carnets ouvrent la 2e semaine du procès
-
Climat: la lutte contre le méthane, possible solution à la crise énergétique, selon l'AIE
-
Musk contre Altman: le procès sur la mission d'OpenAI entame sa 2e semaine
-
Trump annonce un déblocage du détroit d'Ormuz et des discussions "très positives" avec l'Iran
-
Trois morts liés à un possible foyer de hantavirus sur un bateau de croisière dans l'Atlantique
-
Trois morts liés à un possible foyer de hantavirus sur un bateau de croisière dans l'Atlantique (OMS)
-
Bangkok, paradis de la street food, donne un coup de balai parmi les vendeurs de rue
-
Le boom des véhicules électriques protège le Népal de la crise énergétique
-
Rio en mode Shakira: concert géant de la star latine sur la plage de Copacabana
-
Australie: un homme inculpé pour le meurtre d'une fillette aborigène
-
Le secteur aérien se mobilise après l'arrêt immédiat de la compagnie américaine Spirit Airlines
-
Allemagne: baisse des prix des carburants moins forte qu'attendu après le rabais fiscal
-
TotalEnergies: taxation des surprofits si le plafonnement des prix n'est pas suffisant (Le Pen)
-
Alex Zanardi, les multiples vies d'un sportif adulé de l'Italie
"Il faut que ça s'arrête": à Marseille une foule compacte face au narcobanditisme
Une foule de Marseillais, soutenus par une kyrielle de politiques, a rendu un hommage poignant à Mehdi Kessaci samedi, sa famille appelant à "prendre la mesure" de "ce monstre" du narcotrafic "qui s'est infiltré partout" et leur a enlevé un 2e fils.
Son frère Amine Kessaci, militant anti-drogue et écologiste désormais placé sous protection policière, est arrivé avec sa mère sous les applaudissements des plus de 6.200 personnes réunies. Elle avait déjà perdu Brahim, dans un narchomicide en 2020.
"Assassins, vous m'avez déjà tuée. Mais vous ne tuerez jamais mon amour", a lancé Ouassila Benhamdi, tout en blanc, avec la photo de Mehdi sur son tee-shit. "On parle de vous comme des bêtes sauvages, sans coeur" mais "vous avez pensé à vos mères? Sont-elles fières de vous?"
S'adressant au gouvernement, elle a demandé "de prendre la mesure de tout ce qui se passe" car "il faut que ça s'arrête". Brisée par l'émotion, c'est l'ex-secrétaire d'Etat et proche du couple Macron, Sabrina Agresti-Roubache, qui a repris sa feuille pour finir son texte à sa place.
"Nous avons besoin de justice sociale, d'engagement de l'État et des collectivités, de soutien aux associations qui font le boulot" face à "un monstre qui s'est infiltré partout", a-t-il poursuivi.
Le reste de cet hommage s'est déroulé dans un silence seulement interrompu par les cris des mouettes ou des "Justice pour Mehdi". Une dame avait accroché à sa doudoune un coeur qui pleure. Beaucoup portaient des tee-shirts blancs distribués par les organisateurs.
- "on a peur mais on vient" -
"La peur ne peut pas nous gagner": "nous devons leur résister et les combattre, mener une guerre face à ceux qui tuent pour de l'argent", a martelé le maire de Marseille (divers gauche) Benoît Payan, conscient que cet assassinat visait peut-être aussi à "faire peur" aux magistrats, aux policiers, aux journalistes ou aux élus.
"On a besoin d'être soudés, mobilisés", a-t-il plaidé, refusant que l'on parle de Marseille comme d'une "narcoville".
"On a peur mais on vient il le faut, c'est pour nous cette mobilisation", lance Aïcha, 20 ans, qui vit à Frais-Vallon, la cité où a grandi la famille Kessaci.
Une impressionnante foule d'élus, souvent vêtus de blanc et portant, comme l'a demandé la famille, leur écharpe tricolore avait fait le déplacement. Beaucoup ont déposé des fleurs blanches à l'endroit même où le jeune Mehdi, 20 ans, qui voulait devenir policier, a été assassiné par deux hommes à moto, toujours en fuite, le 13 novembre.
Marine Tondelier, cheffe des Ecologistes, le parti d'Amine Kessaci, le patron du parti socialiste, Olivier Faure, les députés François Ruffin (Debout!), Manuel Bompard (LFI) ou Sébastien Delogu (LFI), également candidats aux municipales marseillaises, étaient présents.
La porte-parole du gouvernement Maud Brégeon, comme d'autres, a été bloquée à Paris après l'annulation de son vol. Le député RN Franck Allisio, candidat à la mairie de Marseille, était lui parmi la foule.
Alors que souvent les narchomicides s'affichent à la Une des journaux dans une sorte d'indifférence à Marseille, cet assassinat a tétanisé la 2e ville de France tant ici la violence a franchi un nouveau cap.
Les enquêteurs envisagent la piste du crime d'avertissement, adressé à Amine qui s'est lancé dans le militantisme, après la mort d'un premier frère en 2020, tombé dans le trafic de drogue.
Signe du symbole qu'il est en train de devenir, l'ex-sénateur socialiste Jérôme Durain, un des initiateurs de la loi contre le narcotrafic, a demandé à Emmanuel Macron de décorer Amine Kessaci de la Légion d'honneur.
"Je ne cherche aucun honneur. Je cherche la justice pour mon frère Mehdi" et "ce sont les mamans des quartiers qui méritent une décoration", a répondu Amine.
- Marseille "mérite mieux" -
"Marseille c'est pas ça. C'est une ville qui mérite mieux", explique Anis Chelbi, 50 ans. "On a des enfants et c'est pour eux aussi qu'on est là", renchérit-il, réclamant "de vraies solutions à ce fléau" du narcotrafic.
D'autres rassemblements se sont tenus en France comme à Rennes où 250 personnes étaient mobilisées, contre quelques dizaines seulement à Clermont-Ferrand.
"Nous sommes ici en signe de solidarité avec Marseille, pour Mehdi Kessaci et contre le narcotrafic", glisse Maryme Biffaud, 68 ans.
"C'est important mais je m'étonne qu'il y ait si peu de monde. Il faut montrer qu'on n'a pas peur, plus on est nombreux plus on est forts".
tgg-we-jp-rl-cca/san/swi
M.Anderson--CPN