-
Après la polémique, Capgemini met en vente sa filiale travaillant pour l'ICE
-
La part des voitures électriques au plus haut en France dans un marché déprimé
-
Pour des Afghans chassés d'Iran, le soulagement d'une maison, mais si loin de tout
-
Bangladesh: des millions de chômeurs dans l'incertitude avant les élections
-
Avec les records de l'or, des Chinois fondus d'automates qui changent leurs bijoux en cash
-
Au Soudan, le vieux port de Suakin rêve de renaissance et de tourisme
-
Sur l'île d'Oléron, un "rempart" contre l'érosion côtière près d'une station d'épuration
-
Une tempête de neige perturbe les transports dans le sud des États-Unis, la vague de froid s'étend
-
A Minneapolis, une juge refuse de bloquer les opérations de la police de l'immigration
-
Des milliers de manifestants à Saint-Gaudens contre la fermeture de l'usine Fibre Excellence
-
"CPE XXL", "CPE déguisé" : la proposition du Medef suscite l'ire de la CGT et de l'Unef
-
En Haute-Marne, les éleveurs en détresse tentent de se protéger du loup
-
Cinq choses à savoir sur le Costa Rica
-
Grammy Awards: Bad Bunny tutoie les sommets aux Etats-Unis... et gêne les trumpistes
-
Accablés par la crise, les Cubains prônent le dialogue face aux menaces de Trump
-
A Prague, une péniche pour accueillir des sans-abri de plus en plus nombreux
-
Chine: l'activité manufacturière perd son élan en janvier
-
Keir Starmer conclut sa visite en Chine sous les reproches de Trump
-
Les Etats-Unis en paralysie budgétaire, mais une fin rapide espérée
-
Découverte d'une nouvelle espèce de petit rongeur dans les Andes péruviennes
-
Le Sénat américain adopte un texte qui devrait écourter la paralysie budgétaire
-
Le chef de l'ONU alerte sur son "effondrement financier imminent"
-
L'astronaute Sophie Adenot espère inspirer les générations à venir
-
Wall Street cale, le choix de Trump pour diriger la Fed dans toutes les têtes
-
En Algérie, Ségolène Royal tente d'amorcer un dégel
-
Biogaran sous contrôle britannique, "l'Etat veille"
-
Lait infantile: Nestlé réfute les accusations de Foodwatch
-
Le ministère de la Justice publie des masses de documents du dossier Epstein
-
Le départ de la mission lunaire Artémis 2 légèrement retardé par la météo, annonce la Nasa
-
Syrie: Damas et les Kurdes annoncent un accord, salué par Washington et Paris
-
La Bourse de Paris conclut la semaine dans le vert
-
En Tunisie, le célèbre village bleu et blanc de Sidi Bou Saïd fragilisé par des pluies intenses
-
Cuba accuse Donald Trump de vouloir "asphyxier" l'économie de l'île
-
Wall Street recule, sans être surprise par le candidat de Trump pour diriger la Fed
-
Le Congrès américain s'échine à éviter une longue paralysie budgétaire
-
Minneapolis: une responsable de l'UE indignée par des images "terrifiantes", un "choc"
-
En Syrie, la facture d'électricité plus élevée que les salaires
-
Aux JO-2026, deux "pompiers de la psy" pour épauler les Bleus
-
Kevin Warsh, du cercle de Trump aux portes de la Fed
-
Derrière les lunettes du président Macron, les défis d'un savoir-faire français
-
Budget: un ultime 49.3 dégainé en 13 secondes, épilogue lundi
-
Zone euro: le taux de chômage en légère baisse en décembre
-
Zelensky accepte le principe d'une trêve énergétique avec la Russie
-
La Bourse de Paris s'affiche en petite hausse dans un environnement incertain
-
Somfy envisage une réorganisation, près de 350 postes menacés en France
-
Des rayons vides au G20 en une génération: le "miracle" polonais
-
Le filtrage des contenus IA se développe face à l'irritation d'une partie des internautes
-
Gifi, en difficulté, écarte son patron cinq mois après sa nomination
-
Cancer du sein: l'IA améliore le dépistage humain, affirme une vaste étude suédoise
-
Procès Casino: l'ex-PDG Jean Charles Naouri, l'entreprise et Nicolas Miguet condamnés pour corruption
Présidentielle en Bolivie: duel à droite dans un pays en crise
Les Boliviens élisent dimanche leur prochain président entre deux candidats de droite, dans un pays miné par une profonde crise économique qui a eu raison de vingt ans de gouvernements socialistes.
Ancien chef d'Etat par intérim (2001-2002) et figure de la droite bolivienne, Jorge "Tuto" Quiroga, 65 ans, affronte Rodrigo Paz, 58 ans, sénateur de centre droit, issu d'une influente dynastie politique.
Le vainqueur succédera le 8 novembre à l'impopulaire Luis Arce, qui a renoncé à se représenter et quittera le pouvoir au terme d'un mandat de cinq ans marqué par la pire crise économique qu'ait connu le pays en 40 ans.
"La situation est terrible... Tout est cher, l'argent ne suffit plus", se plaint Felicidad Flores, une vendeuse ambulante de 67 ans, en descendant d'une cabine du téléphérique de La Paz, symbole de l'époque où le boom du gaz faisait pleuvoir les dollars.
La chute des exportations de gaz -due au manque d'investissements- a tari les réserves en dollars et rendu intenable la couteuse politique de subventions des carburants. Faute de devises pour les importer, la pénurie d'essence et de diesel s'aggrave et les prix s'envolent.
L'inflation annuelle dépasse désormais 23% et les longues files de véhicules attendant un hypothétique réapprovisionnement des stations-service sont devenues banales dans ce pays presque deux fois plus grand que la France, mais avec 11,3 millions d'habitants.
"Il n'y a pas beaucoup d'espoir, on attend de voir s'il y aura des solutions ou non", note avec résignation Javier Quispe, 40 ans, au volant de son camion immobilisé dans une longue file pour faire le plein, à la Paz, la capitale administrative perchée à 3.600 mètres d'altitude.
"La patience des Boliviens s'épuise", observe Daniela Osorio du German Institute of Global and Area Studies (GIGA). "Si le vainqueur ne prend pas de mesures en faveur des plus vulnérables, cela pourrait déboucher sur un soulèvement social", prévient-elle, en rappelant que les décisions économiques à venir "auront un coût social élevé".
- "facteur de déstabilisation" -
Les deux candidats prônent des politiques similaires, fondées sur une forte réduction des dépenses publiques -notamment des subventions aux carburants- et une plus grande ouverture au secteur privé.
Jorge Quiroga plaide pour une ouverture totale aux marchés internationaux et le recours à de nouveaux crédits, tandis que Rodrigo Paz défend un "capitalisme pour tous" fondé sur la décentralisation et la rigueur budgétaire avant tout nouvel endettement.
Rodrigo Paz disposera du groupe parlementaire le plus important, suivi de près par celui de Jorge Quiroga. Cependant, "aucun des deux n'aura de majorité (...), ils devront donc chercher des accords", observe la sociologue bolivienne Maria Teresa Zegada.
La chute du Mouvement vers le Socialisme (MAS), le parti de l'ancien président Evo Morales (2006-2019) a profondément marqué la campagne: son candidat n'a obtenu que 3,1% des voix au premier tour.
Visé par un mandat d'arrêt pour une affaire de traite de mineure qu'il conteste, Evo Morales n'a pas pu se présenter, la justice ayant limité à deux les mandats présidentiels.
Longtemps symbole d'émancipation pour les populations indigènes, Evo Morales a finalement encouragé le vote nul. Les bulletins invalides ont atteint 19,8% des suffrages, un record depuis 2002.
Réfugié dans son bastion cocalero du Chapare, dans le centre du pays, il demeure protégé par ses partisans.
"Même affaibli, Morales reste un facteur de déstabilisation potentielle", avertit Daniela Osorio.
Selon un dernier sondage Ipsos-Ciesmori diffusé dimanche, Jorge Quiroga recueille 44,9% des intentions de vote contre 36,5% pour Rodrigo Paz.
Une avance fragile, alors que Rodrigo Paz avait créé la surprise en arrivant en tête du premier tour malgré des enquêtes qui le reléguaient entre la troisième et la cinquième place.
Près de huit millions d'électeurs sont appelés aux urnes dimanche, lors d'un vote obligatoire.
A.Leibowitz--CPN