-
Trump se dit prêt à entrevoir une fin de la guerre, Téhéran et Beyrouth frappés
-
Moyen-Orient: les Bourses mondiales en nette baisse, les inquiétudes ne faiblissent pas
-
Wall Street clôture dans le rouge, emportée par la guerre au Moyen-Orient
-
Méningite B: transmission et vaccins disponibles
-
Blue Origin prépare une constellation géante pour des centres de données en orbite
-
Un nouveau pétrolier de la flotte fantôme russe arraisonné par la marine française en Méditerranée
-
La Bourse de Paris termine en baisse aspirée par la hausse continue du pétrole
-
Timothée Durand, le patron nordiste qui ramène Arc dans le giron familial
-
La justice valide la reprise du verrier Arc par Timothée Durand
-
Wall Street ouvre en baisse, toujours minée par la guerre au Moyen-Orient
-
Moyen-Orient: les Bourses sur leurs gardes malgré un répit sur les prix du pétrole
-
Villeroy de Galhau souligne que la BCE ne prévoit pas de "récession" en zone euro
-
IA: le patron de Mistral propose une "contribution obligatoire" pour rémunérer les créateurs
-
Génocide des Yazidis: réclusion criminelle à perpétuité requise contre le jihadiste Sabri Essid
-
L'Allemagne veut criminaliser les "deepfakes" à caractère sexuel
-
Japon: à Niseko, le paradis du ski face aux tensions du succès international
-
La Bourse de Paris avance prudemment avec la baisse des prix de l'énergie
-
Derrière le retour de BTS, la face sombre de la K-Pop
-
Washington songe à lever ses propres sanctions sur le pétrole iranien, en pleine guerre avec Téhéran
-
Le groupe sud-coréen phénomène BTS ressort un album, avant son grand retour sur scène
-
IA: le géant chinois Xiaomi va investir 7,5 milliards d'euros sur trois ans
-
Le live-shopping, grand bazar numérique à portée de clic
-
En Inde, la fin d'un brevet va doper la lutte contre l'obésité et son juteux marché
-
La reprise du verrier Arc sur le point d'être actée
-
A la veille des législatives, Kolding ville miroir des défis du Danemark
-
A Grandpuits, TotalEnergies vante le recyclage plastique chimique malgré les critiques
-
Wall Street termine dans le rouge, lestée par le pétrole
-
Attaqué, Accor "dément fermement" être impliqué dans "la traite d’êtres humains ou d'enfants"
-
Le Royaume-Uni et le Nigeria concluent un accord pour faciliter les expulsions de migrants
-
La Bourse de Paris termine en forte baisse, emportée par les prix de l'énergie
-
"Autorévélation": quand les entreprises se dénoncent à la justice pour corruption
-
TikTok, premier réseau social pour s'informer chez les adolescents
-
Norvège : la défense plaide l'acquittement pour les viols dont est accusé le fils de la princesse héritière
-
Prêt à l'Ukraine : le sommet européen échoue à rallier Orban
-
Wall Street ouvre en baisse, craint une escalade du conflit au Moyen-Orient
-
Les eurodéputés posent leurs conditions pour valider l'accord commercial avec Washington
-
Moyen-Orient: les Bourses européennes accentuent leur repli, peur d'une "guerre énergétique totale"
-
Les hydrocarbures s'envolent après des attaques contre des sites énergétiques du Golfe
-
La Bourse de Paris en repli, soucieuse de l'énergie et de la BCE
-
Le pétrole bondit après les attaques d'infrastructures énergétiques, repli des Bourses en Asie
-
La BCE bousculée par le choc énergétique au Moyen-Orient
-
Ormuz: l'idée d'un couloir maritime sécurisé devant l'agence maritime de l'ONU
-
Trump reçoit la Première ministre japonaise, qu'il presse de l'aider sur Ormuz
-
Wall Street termine en baisse, l'inflation en ligne de mire
-
Face à la guerre, la Fed prédit une inflation tenace aux Etats-Unis
-
Royaume-Uni: Kevin Spacey conclut un accord avec trois hommes l'accusant d'agressions sexuelles
-
La Bourse de Paris finit en léger retrait, entre le Golfe et la BCE
-
Israël tue une autre figure iranienne, un immense champ gazier visé
-
"Rien ni personne ne nous fera oublier ce qui se passe en Ukraine", dit Pedro Sánchez à Zelensky
-
Avec la guerre au Moyen-Orient, le gel des taux directeurs de la Fed parti pour durer
Cédric Jubillar résiste au feu roulant de son interrogatoire
Bien qu'agité de tics nerveux, Cédric Jubillar, accusé du meurtre de sa femme Delphine, a résisté vendredi au feu roulant de quatre heures de questions devant la cour d'assises du Tarn, réaffirmant avec aplomb ne pas avoir "fait de mal" à l'infirmière disparue.
Debout dans son box vitré, le peintre-plaquiste de 38 ans, vêtu d'un pull gris, a été interrogé tous azimuts, notamment sur les menaces de mort rapportées par sa propre mère et deux amis, qu'il a reconnu avoir prononcées, pour partie, avant la disparition de Delphine née Aussaguel, fin 2020.
"C'est une expression que j'utilise fréquemment", a-t-il affirmé, droit comme un I, en réponse à une question de la présidente de la cour, Hélène Ratinaud, qui lui rappelait ces propos, "Je vais la tuer", rapportés par un de ses amis. C'est "comme quand je dis des gros mots, c'est exactement pareil", a-t-il déclaré, mettant ça sur le compte de son "tempérament".
Des "signes avant-coureurs", comme dans un "séisme"?, lui a demandé l'avocat général Pierre Aurignac: "non", a-t-il répondu fermement, estimant plus tard que "tout le monde cherche à m'incriminer".
"Je n'ai jamais fait de mal à Delphine", a martelé l'accusé, comme il n'a eu de cesse de le répéter lors des trois premières semaines de son procès.
- "Mal au coeur" -
Au début de cet interrogatoire très attendu, ce père de deux enfants a affirmé n'avoir "jamais levé la main" sur sa femme, déclarant: "Je l'aime encore et je l'aimerai toujours".
Enumérant les éléments établissant l'adultère de son épouse, qu'il avait découverts les semaines précédant sa disparition, Me Mourad Battikh, avocat des parties civiles, le presse de s'exprimer sur son état d'esprit de l'époque: "Le Cédric Jubillar, impulsif, nerveux, qu'est-ce qu'il ressent à ce moment-là?". "De la trahison, du mensonge, rien de plus", rétorque l'accusé.
"De la colère, de la haine?, relance l'avocat. "Non pas du tout", répond le peintre-plaquiste. "Un désir de vengeance?, essaie encore Me Battikh. "Non pas du tout", répète M. Jubillar. "Ça fait mal au cœur, mais c'est tout", minimise l'homme, rigide.
Un autre avocat des parties civiles tente aussi de questionner le ressenti de l'accusé à l'époque, alors que les preuves de la relation extraconjugale de son épouse s'accumulent: les achats de lingerie, les locations de voiture pour aller retrouver son amant, le récit de Louis, le fils du couple, qui dit avoir vu "l'ami de maman" en visio.
"Chaque jour, vous découvrez quelque chose et vous ne montez pas en température? Vous restez stoïque?", l'interroge Me Laurent Nakache-Haarfi. "Exactement", déclare simplement M. Jubillar.
Souvent agité de mouvements nerveux et de tics, se grattant le crâne et le cou, il a reconnu que oui, il traitait Delphine de "salope", mais "c'est un mot que j'emploie souvent, j'ai toujours été un vulgaire personnage", énonce-t-il comme une évidence.
Ce "côté bad boy a dû lui plaire au début, mais à la fin, ça l'a saoulée", a estimé M. Jubillar qui, à propos de la volonté de séparation exprimée par son épouse, a déclaré: "Je ne voulais pas divorcer, mais je n'avais pas le choix."
- "Spontané -
La présidente a relaté les mois qui ont précédé la disparition de Delphine Jubillar dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, revenant par exemple sur les échanges de messages entre elle et son mari, où transparaissent la tension au sein du couple, mais aussi les tentatives de l'accusé de reconquérir sa compagne.
"Ça va, M. Jubillar? Je vois que vous transpirez", lui lance un moment Hélène Ratinaud. "Oui, ça va", lui répond-il.
A la sortie de l'audience, l'un de ses avocats, Me Alexandre Martin, l'a trouvé "sincère et spontané" tandis que son autre conseil, Me Emmanuelle Franck, a insisté: "On a quand même quelqu'un qui reconnaît assez facilement un certain nombre de choses qui sont loin de lui être avantageuses, mais qui continue à dire +Par contre, dans la nuit du 15 au 16 décembre, je n'ai rien fait à Delphine+".
La présidente de la cour a défini une dizaine de thèmes pour l'interrogatoire de l'accusé et entend le poursuivre "une grosse partie de la journée de lundi". Verdict attendu le 17 octobre.
P.Schmidt--CPN