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Chiches en logements sociaux, les territoires ruraux voient les besoins grimper
La crise du logement ne s'arrête pas aux frontières des villes et touche les communes rurales qui appellent de plus en plus les bailleurs sociaux à investir leurs territoires, moins fournis en logements sociaux.
En Loire-Atlantique par exemple, il n'y a "quasiment plus aucun maire qui ne veuille pas de logement social" en zone urbaine comme rurale, estime Michel Ménard, président du conseil départemental de ce territoire, interrogé par l'AFP en marge du congrès HLM qui se termine ce jeudi à Paris.
Les maires ruraux n'ont pourtant aucune obligation de construire des logements sociaux, à la différence des communes de plus de 3.500 habitants en agglomération.
Selon les données de l'Union sociale pour l'habitat, qui fédère les bailleurs sociaux, le ratio entre demandeurs de logement social et habitants est particulièrement élevé dans certaines grandes villes ou zones frontalières ou littorales, très prisées, où les prix explosent.
Mais la tension est tout aussi forte dans d'autres collectivités plus petites, comme c'est le cas dans les communautés de communes autour de Bonneville (Haute-Savoie), de La Londe-des-Maures (Var) ou encore à Miribel, proche de Lyon, où les demandes de logement social représentent plus de 16% du nombre d'habitants.
"Les élus de ruralité sont confrontés aux mêmes problèmes que les élus de zones tendues et de métropoles", observe Michel Gontard, président de la coopérative HLM Grand Delta Habitat, mais les situations sont diverses selon les communes et les causes du manque de logement aussi.
- "Gentrification" du rural -
Bertrand Serp, conseiller municipal à Toulouse délégué au logement et également président du bailleur social de la ville, constate auprès de l'AFP une "gentrification aussi dans les communes rurales, avec l'arrivée d'habitants des grandes villes qui vont déménager dans le rural car ils n'ont plus les moyens de se loger en ville".
Ce constat a poussé Toulouse métropole habitat à créer 34 logements en réhabilitant un corps de ferme dans une commune de la deuxième couronne de Toulouse, Labarthe-sur-Lèze (6.500 habitants), où "les locaux ont du mal à se loger", rapporte Bertrand Serp.
Ce genre d'opérations qui se chiffrent en millions d'euros pour seulement une poignée de logements n'attirent cependant pas tous les bailleurs sociaux.
"Le revenu moyen des ménages est souvent en dessous des moyennes nationales, donc on ne peut pas mettre des loyers prohibitifs", assure Sébastien Gouttebel, maire de Murol (Puy-de-Dôme) et chargé d'urbanisme au sein de l'Association des maires ruraux de France (AMRF). Alors que faire sortir de terre ces projets coûte au minimum 5.000, voire 20.000 euros plus cher, selon l'expérience de Michel Gontard.
"Il arrive que des bailleurs sociaux réorientent les communes vers nous", affirme Anne Nissole, directrice de Soliha Seine-et-Marne, antenne francilienne d'une fédération d'associations d'aide au logement et à l'insertion.
Dans ce département, Soliha a notamment réhabilité un vieux bâtiment communal pour en faire trois logements pour des ménages à revenus très modestes.
L'un des habitants, qui n'a pas souhaité être identifié, a emménagé en 2023 après presque cinq ans d'attente d'un logement social adapté à son handicap. "Tout ce qu'on me proposait, c'était des rez-de-chaussée au pied des tours, je ne voulais pas aller y vivre", raconte-t-il à l'AFP.
"Impossible" pour lui de "déménager hors du parc social". "Je ne travaillais plus depuis mon handicap, donc j'avais des refus directs" de bailleurs privés locatifs, explique-t-il.
Les bénéfices sont triples dans ce type de projet : des logements à loyers bas sont créés, la commune gagne de nouveaux habitants et un vieux bâtiment, souvent vide, retrouve un usage.
"Attraper un bailleur social en milieu rural reste très, très compliqué", déplore Sébastien Gouttebel, réclamant un "Anru rural", c'est-à-dire un plan et des moyens pour aménager le territoire rural et réhabiliter le bâti.
M.Mendoza--CPN