-
BCE: l'euro fort et l'inflation au ralenti en ligne de mire jeudi
-
Le crooner Barry Manilow annule ses concerts à Las Vegas
-
La fumée des feux de forêt tue plus de 24.000 Américains par an, selon une étude
-
Wall Street: le désintérêt pour la tech profite aux secteurs traditionnels
-
La CGT alerte sur des libertés syndicales "en danger"
-
Maroc: plus de 100.000 personnes évacuées préventivement face aux intempéries
-
La Russie "plus liée" par le traité moribond New Start
-
L'envoi d'astronautes autour de la Lune pas avant mars, annonce la Nasa
-
Le Commerce Equitable veut plus de transparence dans nos tasses de thé
-
Un documentaire revient sur l'histoire de Lucy Letby, l’infirmière britannique tueuse de nouveaux-nés
-
Bourses: Paris et Londres terminent en hausse, Francfort en retrait
-
Canal de Panama : CK Hutchison va en justice après l'annulation de sa concession
-
Washington inaugure la diplomatie du minerai
-
Wall Street sur une note contrastée, scrute les résultats d'entreprises
-
Serbie : procès du ministre de la Culture dans le cadre d'un projet hôtelier lié au gendre de Trump
-
Arnaud Rousseau candidat à un deuxième mandat à la tête de la FNSEA
-
Après le rejet du Sénat, les députés valident en commission le "droit à l'aide à mourir"
-
Zone euro: l'inflation ralentit à 1,7% en janvier
-
La bataille d'un universitaire américain pour purger ses "deepfakes" générés par IA
-
Keir Starmer sur la défensive dans l'affaire liant Mandelson à Epstein
-
Affaire Epstein: Jack Lang exclut de démissionner de l'IMA et plaide la "naïveté"
-
E-cigarette: vapoter, c'est aussi prendre des risques pour sa santé, avertit l'agence de sécurité sanitaire
-
A Washington, la diplomatie du minerai
-
Fin de vie: après le rejet du Sénat, la loi sur l'aide à mourir revient à l'Assemblée
-
Les Etats-Unis tournent la page de la paralysie budgétaire
-
Le président de la Colombie affirme que Trump a accepté de jouer les médiateurs avec l'Equateur
-
Wall Street en recul, pénalisée par la tech
-
Après une année 2025 "record", Santander va acquérir la banque américaine Webster Bank pour plus de 10 mds EUR
-
Prêt-à-porter enfant: le groupe IDKIDS (Okaïdi) placé en redressement judiciaire
-
La fin de la paralysie budgétaire aux Etats-Unis attendue au Congrès
-
La Bourse de Paris termine à l'équilibre, en pleine semaine de résultats d'entreprises
-
Le constructeur de véhicules électriques chinois BYD prévoit un modèle spécifique pour l'Inde
-
"Production, préservation, protection": Macron veut rassurer les agriculteurs avant leur Salon
-
Norvège: jugé pour viols, le fils de la princesse Mette-Marit invoque des rapports consentis
-
Le groupe Disney choisit Josh D'Amaro, responsable des parcs d'attractions, comme futur patron
-
TikTok, X, Kick ou Telegram: ces plateformes visées par la justice française
-
La justice française met la pression sur X, avec perquisition et convocation d'Elon Musk
-
Le Kremlin dit que l'Inde n'a donné aucune indication sur un éventuel arrêt des achats de pétrole russe
-
Accord commercial avec les Etats-Unis: en Inde, un vrai répit mais encore des questions
-
La Bourse de Paris dans le vert, entre soulagement sur le budget et rebond des métaux précieux
-
Nintendo: la Switch 2 fait s'envoler le bénéfice, pénurie de puces à l'horizon
-
Nintendo: le bénéfice net s'envole entre avril et décembre 2025, dopé par la Switch 2
-
A Biscarrosse, une partie de la promenade s'est effondrée avec la tempête
-
Netflix va diffuser en direct le concert de retour de BTS
-
Prêt à porter enfant: Okaïdi en difficulté, demande son placement en redressement judiciaire
-
Japon: des chutes de neige exceptionnelles font 30 morts
-
Après les invectives, le dialogue? Trump reçoit le président colombien
-
Norvège: le fils de la princesse Mette-Marit jugé pour viols
-
Le Congrès américain va voter pour lever la paralysie budgétaire
-
Wall Street en territoire positif pour débuter février
Aux Etats-Unis, la police de l'immigration cristallise peurs et colères
Dans le crépuscule de Los Angeles, une cinquantaine de personnes génèrent un vacarme inhabituel à l'aide de casseroles métalliques et de cornes de brume, devant un hôtel censé abriter des agents de la police de l'immigration américaine.
Pendant des années, cette force nommée "ICE" est restée largement inconnue du grand public. Mais depuis que Donald Trump a transformé lors de son premier mandat cette agence fédérale en bras armé de sa politique anti-immigration, l'acronyme est rentré dans le langage courant aux Etats-Unis.
La manifestation arbore ainsi un slogan provocateur : "Pas de sommeil pour ICE".
"Ils terrorisent notre communauté toute la journée. Pourquoi peuvent-ils dormir tranquillement la nuit ?", confie à l'AFP Nathanael Landaverde, en frappant sur une poêle à frire.
Comme de nombreux Californiens, ce diplômé en psychologie est indigné par la vague d'interpellations musclées d'immigrés en situation irrégulière ordonnée à Los Angeles par l'administration Trump depuis début juin.
Les images des agents d'ICE, souvent masqués et parfois munis de fusils d'assaut, coursant des migrants et les menottant dans des tribunaux, des exploitations agricoles ou des lavages auto, sèment la peur et provoquent la colère.
La polémique enfle d'autant plus que la police de l'immigration interpelle parfois ces derniers jours des citoyens américains, en les accusant d'avoir fait obstruction à leur action. Cela est arrivé à Los Angeles, mais aussi à un candidat à la mairie de New York cette semaine.
"S'ils ne dorment pas, ils ne pourront pas faire leur travail efficacement. Ils attraperont moins de gens", espère M. Landaverde.
Autour de lui, des dizaines de personnes dansent dans une cacophonie assourdissante devant l'hôtel. Une femme hurle dans un mégaphone, pendant qu'un homme doté d'un casque anti-bruit diffuse des grésillements à fond sur une enceinte.
Sur le carrefour, les manifestants agitent des pancartes "Pas de repos pour ICE" et "ICE hors de Los Angeles". De nombreuses voitures klaxonnent en signe de soutien.
"Ils déchirent des familles, et c'est horrible à voir dans ma communauté. Ils ne peuvent pas dormir s'ils font ça ici", peste Juliet Austin, une professeure de 22 ans qui se déchaîne sur un petit accordéon bleu.
- "Police secrète" -
Donald Trump a été réélu en martelant sa promesse d'expulser des millions d'immigrés en situation irrégulière aux Etats-Unis.
Mais son offensive anti-migrants est loin de faire l'unanimité, dans un pays où des pans entiers de l'économie reposent sur la main d'oeuvre bon marché offerte par les sans-papiers.
Le style musclé promu par son administration fait également débat. Les agents d'ICE ont ainsi fait du port du masque une habitude, pour dissimuler leur identité. Légale, la pratique n'en est pas moins inhabituelle.
"À quel moment notre nation se retrouvera-t-elle avec une police secrète ?", s'interrogeait le mois dernier Walter Olson, chercheur au Cato Institute, un groupe de réflexion libertarien habituellement marqué à droite.
"Pour l'administration Trump, faire des descentes en masques une pratique courante s'inscrit dans un effort plus large visant à échapper à toute responsabilité pour des actions potentiellement illégales et inconstitutionnelles", dénonçait-il.
En Californie, une proposition de loi sous le mot d'ordre "pas de police secrète" vient d'être introduite au Parlement et propose d'interdire le port du masque par les forces de l'ordre, y compris les agents fédéraux.
Un projet dénoncé par l'administration Trump, qui assure que les masques sont nécessaires pour protéger les agents d'ICE d'éventuelles représailles.
L'agence bénéficie d'un soutien indéfectible du milliardaire républicain, qui a salué il y a quelques jours "l'incroyable force, la détermination et le courage" de ses agents.
Mais à Los Angeles, certains habitants promettent de ne rien céder face à ICE.
"Je pense que c'est une Gestapo moderne ici en Amérique", insiste Mme Austin, la professeure de danse.
"Cette ville n'est pas celle avec laquelle on peut jouer", estime-t-elle. "Nous ne laisserons pas cela se produire. Nous ne sommes pas fatigués."
P.Kolisnyk--CPN