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L'industrie aérospatiale américaine mobilisée pour échapper aux droits de douane
Compagnies aériennes et industriels de l'aérospatial aux Etats-Unis s'inquiètent des droits de douane envisagés par l'administration Trump sur les avions commerciaux et les pièces détachées, craignant pour leur compétitivité et pour leur secteur qui affiche un confortable excédent commercial depuis plus de 70 ans.
"Imposer des droits de douane généralisés ou des obstacles non douaniers aux échanges commerciaux sur l'importation de technologies de l'aviation civile risquerait d'annihiler des décennies de progrès industriels et de nuire à la chaîne d'approvisionnement nationale", a prévenu l'Association des industries aérospatiales (AIA), dans un courrier adressé début juin au ministre du Commerce Howard Lutnick obtenu par l'AFP.
Le ministère a lancé le 1er mai, à la demande du président Donald Trump, une enquête pour déterminer l'opportunité d'instaurer des droits de douane - de l'ordre de 10% à 20% - sur les avions civils et les pièces détachées, y compris les moteurs.
Les parties intéressées avaient jusqu'au 3 juin pour communiquer leur avis.
Dès le lendemain, lors d'une audition au Sénat, M. Lutnick indiquait que les Etats-Unis devraient imposer de "nouveaux standards" en matière de droits de douane sur les pièces d'avion "d'ici la fin du mois".
"Il est essentiel de protéger notre industrie et de nous assurer que ceux qui font du commerce avec nous nous traitent avec équité. Je pense que nous utiliserons ces outils pour permettre l'amélioration de l'industrie américaine", avait-il ajouté.
Or, pour l'AIA comme pour l'association Airlines for America (A4A), le secteur n'a pas besoin de cette mesure qui pourrait, en réalité, avoir un effet inverse à celui recherché.
"Contrairement à d'autres industries, l'industrie manufacturière de l'aviation civile donne la priorité à la production sur le territoire national de composants de haute valeur et d'assemblage final", a relevé l'AIA.
Selon elle, les exportations du secteur aérospatial et défense ont atteint 135,9 milliards de dollars en 2023, dont 113,9 milliards uniquement pour l'aviation civile.
Il a généré un excédent commercial de 74,5 milliards de dollars et investi 34,5 milliards uniquement dans la recherche et développement.
- Près de 550 milliards -
Le secteur emploie plus de 2,2 millions de personnes aux Etats-Unis, pour une base industrielle de plus de 100.000 entreprises ayant produit pour près de 545 milliards de dollars en 2023 et une contribution de 284 milliards au Produit intérieur brut (PIB).
Il bénéficie depuis près de cinquante ans d'un Accord international sur le commerce de l'aviation commerciale (ATCA), qui a réduit à néant les droits de douane et barrières commerciales, a rappelé l'A4A, dans sa réponse au ministre.
"L'industrie américaine de l'aviation commerciale incarne la réussite que le président Trump recherche", a-t-elle insisté, soulignant que 84% de la production était d'ores et déjà américaine et que Washington n'avait "pas besoin d'intervenir sur les 16%" restants.
"Le dispositif commercial actuel a renforcé notre sécurité économique et nationale et constitue un élément crucial pour maintenir notre sécurité nationale dans le futur", a-t-elle argué.
Pour les industriels, ces potentiels droits de douane constitueraient un grain de sable venant gripper une machine bien huilée depuis des décennies, et déséquilibreront une chaîne d'approvisionnement ultrasensible et toujours convalescente après la pandémie de Covid-19.
"Pour éviter d'aggraver encore la situation, nous exhortons à épargner le secteur aérospatial des guerres commerciales", a plaidé lundi Willie Walsh, directeur général de l'Association internationale du transport aérien (Iata).
"Les avions et pièces détachées sont déjà en forte demande et l'offre est limitée", a prévenu l'AIA, précisant qu'intégrer de nouveaux fournisseurs implique un processus "complexe, long et coûteux" pouvant durer jusqu'à dix ans à cause des certifications nécessaires.
La compagnie aérienne Delta Air Lines a également donné son avis, plaidant pour un statu quo car ces surtaxes "entraveraient la capacité de Delta à conserver sa trajectoire de groupe mondial".
Elle souffrirait d'un "désavantage compétitif" en ayant à payer les pièces détachées plus cher que ses concurrents étrangers.
Si ces droits de douane étaient instaurés, cela "infligerait une taxe inattendue sur les achats d'avions de Delta conclus depuis plusieurs années".
Ed Bastian, son patron, avait affirmé fin avril qu'il était "clair" que le groupe n'allait "pas payer des droits de douane sur une quelconque livraison d'avion", indiquant "travailler étroitement avec Airbus" pour "minimiser" l'impact.
"Delta serait probablement forcée d'annuler des contrats existants et de renoncer à des contrats en cours de négociation", a prévenu la compagnie dans son courrier au ministre, soulignant avoir actuellement 100 avions en commande chez Boeing et exiger que ses A220 d'Airbus soient produits en priorité à Mobile (Alabama).
Y.Ibrahim--CPN