-
Wall Street ouvre sans entrain, attend la décision de la Fed
-
Lancement du meeting d'hiver jeudi à Vincennes avec l'élite du trot mondial
-
Wall Street ouvre en petite hausse, attend la décision de la Fed
-
Au Sri Lanka, le combat pour la terre après la guerre civile
-
En Grèce, un musée d'histoire contemporaine se fait toujours attendre
-
Attal veut une économie "libérale" mais "planifiée" pour financer un "capitalisme de l'innovation"
-
Commerces vandalisés et pillés: un fonds d'urgence de 13 millions d'euros de la région et de Paris
-
"Pas d'air pur sous un gouvernement corrompu" : manifestations en Indonésie
-
"Un sentiment de désespoir": de jeunes Canadiens témoignent dans un procès climatique inédit
-
Après le froid du Brexit, le réchauffement franco-britannique dans l’aéronautique et la défense
-
Avec le retour de millions d'Afghans, rude lutte pour un emploi ou un logement
-
Eiji Aonuma insuffle "le plaisir de l'exploration" de la saga Zelda depuis 25 ans
-
La Chine affirme prendre "au sérieux" les excuses de Mbappé
-
Route du Rhum : une course aux sponsors plus disputée que jamais
-
Santé : le changement climatique doit être déclaré "urgence sanitaire mondiale", dit un rapport de référence
-
Mbappé toujours critiqué sur les réseaux sociaux chinois malgré ses excuses
-
En faillite, le BHV Marais demande son placement en redressement judiciaire
-
Budget britannique : un peu d'air promis aux ménages, sous l'œil des marchés
-
SK hynix : nouveau bond des bénéfices au troisième trimestre porté par l'IA
-
Taux directeurs : la Fed tentée par l'abstention avant les élections de mi-mandat aux États-Unis
-
Au début de sa visite dans les Caraïbes, Charles III reconnaît les "souffrances du passé"
-
Charles III, pressé sur l'esclavage, entame une visite dans les Caraïbes
-
Wall Street clôture en hausse avant la Fed
-
Wall Street clôture en hausse, prises de bénéfices avant la Fed
-
Plus de 2.500 commerces touchés par les violences dont un millier fortement dégradés, selon CCI France
-
Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique ou le capitalisme industriel tambour battant
-
Les Houthis disent avoir frappé la plus grande raffinerie saoudienne
"Nous l'avons fait!": le cri du cœur de Ketanji Brown Jackson, première femme noire à la Cour suprême
"Il a fallu 232 ans (...) avant qu'une femme noire ne soit choisie pour servir à la Cour suprême des Etats-Unis, mais nous l'avons fait!" Ovationnée, Ketanji Brown Jackson a livré vendredi à la Maison Blanche un puissant message d'espoir dans une Amérique divisée.
L'éminente juriste et magistrate bardée de diplômés, dont le visage s'illumine le plus souvent d'un immense sourire, s'est faite grave pour conclure le discours que l'avait invitée à prononcer le président Joe Biden, au lendemain de la confirmation par le Sénat de sa nomination à la plus haute juridiction américaine.
"Tous les Américains peuvent être fiers de ce moment", a dit cette femme de 51 ans, vêtue de sombre comme pour rappeler la robe noire des juges, reçue avec les honneurs dans les jardins du 1600 Pennsylvania Avenue.
Derrière elle, de multiples drapeaux américains agités par la brise d'une radieuse matinée de printemps, et la blancheur éclatante de la demeure du président des Etats-Unis, une mise en scène comme le pouvoir politique américain excelle à en inventer.
Et devant elle, des élus et de nombreuses figures de la communauté afro-américaine, au total des centaines de personnes qui se sont plusieurs fois levées pour l'acclamer ou qui, comme elle, ont parfois essuyé quelques larmes.
"Dans ma famille, il n'a fallu qu'une génération pour passer de la ségrégation à la Cour suprême", a dit Ketanji Brown Jackson, aux côtés de qui se tenait Kamala Harris, première femme, et première Afro-Américaine à être vice-présidente.
Sa voix s'est étranglée, quand, pour rendre hommage aux militants des droits civiques et à leurs combats passés, elle a dit ces lignes de la grande poétesse et militante Maya Angelou.
"Apportant les présents que mes ancêtres m’ont donnés, je suis le rêve et l'espérance de l’esclave", a dit la magistrate, dont la nomination était une promesse de campagne de Joe Biden.
Le président démocrate, savourant chaque moment d'une cérémonie qui est aussi pour lui une indéniable victoire politique, a lui rendu hommage à la "force" de Ketanji Brown Jackson et à ses parents, tous deux présents, qui ont connu "l'inhumanité de la ségrégation".
"Cette force a remonté le moral des millions d'Américains qui vous ont vue, juge Jackson, et en particulier des femmes de couleur", a-t-il dit.
Mais Joe Biden, qui doit en grande partie son élection à l'électorat afro-américain, a aussi rappelé qu'au-delà de cette journée de fête et d'unité, les clivages partisans étaient plus profonds que jamais aux Etats-Unis.
Il a estimé que sa candidate avait été la cible de la part des sénateurs républicains, lors d'auditions interminables et parfois tendues, "d'affirmations méprisables et sans fondement".
A.Leibowitz--CPN