-
Budget britannique : un peu d'air promis aux ménages, sous l'œil des marchés
-
SK hynix : nouveau bond des bénéfices au troisième trimestre porté par l'IA
-
Taux directeurs : la Fed tentée par l'abstention avant les élections de mi-mandat aux États-Unis
-
Au début de sa visite dans les Caraïbes, Charles III reconnaît les "souffrances du passé"
-
Charles III, pressé sur l'esclavage, entame une visite dans les Caraïbes
-
Wall Street clôture en hausse avant la Fed
-
Wall Street clôture en hausse, prises de bénéfices avant la Fed
-
Plus de 2.500 commerces touchés par les violences dont un millier fortement dégradés, selon CCI France
-
Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique ou le capitalisme industriel tambour battant
-
Les Houthis disent avoir frappé la plus grande raffinerie saoudienne
-
Wall Street ouvre en hausse, attend la Fed
-
Jeu vidéo : les fans se mobilisent pour sauver la saga de science-fiction Mass Effect
-
Vente de SFR: le CSE de l'opérateur débouté d'une action en référé
-
L'UE veut renforcer Frontex et élargir ses pouvoirs d'expulsion de migrants
-
Le patron de Coopérative U évoque un "véritable effondrement de la consommation de carburant"
-
Eurovision : les Pays-Bas se retirent en raison de la question "sensible" d'Israël
-
Appels à réparations pour l'esclavage: Charles III en visite délicate aux Caraïbes
-
Dans une usine centenaire anglaise, Safran prépare l'aile de l'avion de demain
-
L'optimisation fiscale, possible piste pour financer les mesures sur les lycées, selon Amiel
-
Chine: Mbappé, accusé d'offense aux sentiments nationaux, fait face à une levée de boucliers
Japon: nouvelles règles sur la succession impériale, l'idée d'une femme empereur toujours exclue
Le Parlement japonais a adopté vendredi une révision de la loi sur la succession impériale, mais a maintenu l'impossibilité pour une femme de devenir empereur, alors même que les sondages d'opinion suggèrent que l'idée est populaire auprès du public.
L'avenir de la maison impériale, qui selon la tradition descend de la déesse du soleil du shintoïsme, Amaterasu, repose actuellement sur le prince Hisahito, neveu de 19 ans de l'empereur Naruhito, âgé de 66 ans.
Si Hisahito n'a pas de fils, il n'aura alors aucun héritier et la lignée s'éteindrait, selon les règles en vigueur jusqu'ici.
Le trône du Chrysanthème a été occupé par des femmes à huit reprises dans l'histoire du Japon, la dernière ayant régné il y a environ 250 ans. Mais leur passage au pouvoir a souvent été temporaire.
Et l'ancienne loi sur la maison impériale de 1889 stipulait que seuls les hommes pouvaient devenir empereur, et uniquement par la lignée paternelle.
Cette disposition a été reprise en 1947 dans l'actuelle loi sur la maison impériale.
Elle exclut de facto la populaire princesse Aiko, 24 ans, fille de Naruhito, ainsi que les deux sœurs aînées du prince Hisahito, de toute possibilité de devenir empereur.
Le monarque n'a plus aucun rôle politique au Japon depuis 1947, mais est d'une haute importance symbolique.
- "Scandaleux" -
Le texte adopté vendredi autorise le retour dans la famille impériale, par adoption, de parents masculins éloignés âgés de plus de 15 ans, à condition qu'ils soient célibataires.
Ils appartiennent à 11 branches de la famille impériale qui ont quitté le registre impérial après la défaite du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale.
Leur ancêtre commun avec l'empereur actuel remonte au XVe siècle, selon l'Agence de la maison impériale.
Les nouvelles règles mettent également fin à la pratique selon laquelle les femmes perdaient leur statut royal lorsqu'elles épousaient un roturier.
En 2021 l'ancienne princesse Mako Komuro, nièce de Naruhito et l'une des deux soeurs aînées de Hisahito, a ainsi officiellement quitté la famille après avoir épousé un camarade d'université.
La législation a été adoptée après d'importantes tractations au sein du parti conservateur au pouvoir dirigé par Sanae Takaichi, première femme Premier ministre du Japon, qui s'oppose à la succession féminine.
Seiichiro Murakami, vétéran du Parti libéral-démocrate au pouvoir, a déclaré après l'adoption du texte par la Chambre basse le 10 juillet qu'il était "tout à fait scandaleux" d'écarter la possibilité de voir la princesse Aiko devenir empereur.
- "Risque d'affaiblir le soutien public" -
Un ancien membre de la famille impériale, Asahiro Kuni, 81 ans, a déclaré qu'il serait irréaliste d'adopter des parents masculins éloignés, affirmant qu'il conseillerait à ses petits-enfants de refuser une telle proposition.
"A l'âge de 15 ans, une personne a grandi en respirant l'air de la liberté", a-t-il déclaré. "Je pense qu'il serait difficile de s'adapter à la vie au sein de la famille impériale", a-t-il ajouté dans le quotidien Asahi.
Un sondage réalisé le mois dernier par le quotidien Mainichi a montré que seulement 23% des Japonais étaient favorables à ce que les fils de membres réintégrés de la famille impériale puissent devenir empereur, contre 34% qui y étaient opposés.
En revanche, plus de 70% soutenaient l'idée d'une femme empereur, et 40% celle d'un empereur issu d'une lignée maternelle.
La famille impériale compte désormais 16 membres au total, dont cinq hommes.
Hideya Kawanishi, professeur à l'université de Nagoya et spécialiste du système impérial japonais, a déclaré à l'AFP que ce nouveau texte "ne reflète pas l'opinion publique".
Pour le PLD et ses alliés, "l'objectif est de préserver une succession au trône exclusivement masculine, et c'est précisément pour cette raison qu'ils ne veulent pas entendre la voix du peuple", a-t-il déclaré.
"Cela s'explique par le fait que leur solide base conservatrice nourrit des attitudes proches du chauvinisme masculin, et cette mesure était probablement nécessaire pour s'assurer leurs voix lors des élections", a-t-il ajouté.
"Je pense que ces amendements risquent d'affaiblir le soutien du public au système de l'empereur symbolique."
A.Mykhailo--CPN