-
En Gironde, optimisme et vigilance face au mégafeu "stabilisé"
-
Air France-KLM compense presque la hausse des prix du carburant avec sa croissance
-
En Corée du Sud, des enquêtrices du web pour contrer les deepfakes pornographiques
-
Décès lors d'un soin esthétique clandestin : deux femmes en détention provisoire
-
Fibre Excellence : dernier sursis avant liquidation pour l'usine de Saint-Gaudens
-
La zone euro a renoué avec la croissance au printemps, malgré le "choc énergétique"
-
Société Générale affiche un deuxième trimestre record
-
Stellantis confirme son retour dans le vert au deuxième trimestre, ventes en hausse de 13%
-
BMW confirme une restructuration de ses effectifs après un deuxième trimestre en net recul
-
Les Bourses européennes ouvrent prudemment après une série de résultats d'entreprises
-
BMW: le bénéfice net trimestriel chute plombé par le recul des ventes en Chine
-
La folle jeunesse de la Voie lactée racontée par une "archéologue galactique" auréolée d'un prix
-
Le long d'un Danube asséché, bateaux échoués et pêcheurs sans travail
-
Nouvelles frappes américaines en Iran après les avertissements de Trump
-
Wall Street en forte baisse après le statu quo de la Fed, les taux obligataires s'envolent
-
Les ventes de Renault soutenues par les partenariats et l'électrique au 1er semestre
-
Wall Street clôture en forte baisse après le statu quo de la Fed
-
La Russie réclame l'arrestation du patron de Telegram, accusé de "complicité de terrorisme"
-
Fibre Excellence: les salariés de Tarascon en colère après la liquidation de l'usine
-
Airbus retrouve de l'élan, la crise des moteurs Pratt & Whitney s'atténue
-
Malgré une inflation élevée, la Fed fait le choix de temporiser
-
Le mégafeu de Gironde attisé par la chaleur mais "net rafraîchissement" attendu jeudi
-
Personnes dénudées par l'IA sur Hugging Face: la Haute-commissaire à l'enfance saisit la Commission européenne
-
La Bourse de Paris finit en baisse, entre résultats, Moyen-Orient et tech en recul
-
Airbus retrouve de l'élan après un début d'année poussif dans les livraisons d'avions
-
Chikungunya: un premier cas autochtone identifié cette saison en France
-
Le gouvernement souhaite créer une "filière" des industriels impliqués dans la lutte contre les incendies
-
Les marchés encaissent une flambée des prix du pétrole et une vague de ventes dans la tech
-
Levée de boucliers contre la Fifa, sommée de renoncer aux investissements privés
-
Wall Street ouvre en baisse, minée par l'envolée du pétrole
-
La canicule est de retour, jusqu'à 42°C dans le Sud-Ouest
-
Au coeur du centre européen qui orchestre la lutte contre les incendies
-
Vent et chaleur attisent le mégafeu en Gironde
-
Corps de bébés retrouvés à Orange: la mère et son compagnon placés en garde à vue
-
La population de tigres continue d'augmenter au Népal, avec 429 individus
-
La Bourse de Paris orientée à la baisse
-
Bourse: chute de l'IA à Séoul, l'Europe entre bons résultats et hausse du pétrole
-
Mégafeu en Gironde: nuit calme, mais vent et chaleur menacent
-
SK hynix: le bénéfice net bondit de 1.242% au 2T à 56 milliards d'euros, porté par le boom de l'IA
-
Reprise des frappes au Moyen-Orient, le pétrole repart à la hausse
-
Séisme au Japon: cinq morts, des personnes toujours piégées dans un centre commercial effondré
-
Wall Street clôture en ordre dispersé, les semi-conducteurs délaissés
-
Séisme au Japon : de nombreuses personnes sans doute ensevelies après l'effondrement d'un centre commercial
-
Kering, en pleine transformation, renoue avec la croissance au deuxième trimestre
-
La Bourse de Paris au bonheur des valeurs sûres face aux remous de l'IA
-
Les Bourses misent sur les valeurs sûres face à la chute des puces
-
Zelensky a rencontré Trump à la Maison Blanche
-
Incident OpenAI: Sam Altman évoque un ralentissement volontaire du développement de l'IA
-
Marchés: après le Moyen-Orient, les doutes sur l'IA perturbent les Bourses
-
Wall Street mise sous pression par les semi-conducteurs
L'Afrique du Sud s'efforce de protéger les oiseaux des éoliennes
Le vent souffle à faire vibrer le toit en plastique de ce poste d'observation où deux contrôleuses balayent l'horizon aux jumelles, au coeur du parc éolien d'Excelsior, à 200 kilomètres à l'est du Cap.
Emmitouflées dans leurs écharpes et bonnets, elles scrutent, depuis ce cabanon au sommet d'une colline, les champs de l'Overberg qui ondulent au gré des bourrasques, jusqu'à ce qu'une petite silhouette sombre se dessine dans le ciel.
"Arrêtez l'éolienne 11, s'il vous plaît. Vautour chassefiente, adresse l'une d'elles au talkie-walkie.
— J'arrête l'éolienne 11", entend-on à la radio.
Les pales de l'engin de 150 mètres de hauteur ralentissent immédiatement et s'arrêtent.
"Il faut environ 43 secondes pour stopper une éolienne", explique la conservatrice Clarissa Mars, responsable du protocole d'arrêt sur demande mis en place sur le site opéré par l'énergéticien français Engie.
De quatre postes d'observation, des contrôleurs surveillent le passage d'oiseaux. Quand un oiseau jugé "prioritaire" est à moins d'un kilomètre d'une éolienne, ils appellent les opérateurs du centre de contrôle qui arrêtent les pales.
- 6.000 oiseaux tués par an -
Le site se trouve près d'habitats d'espèces menacées comme le busard maure, susceptible d'être fauché en vol par les pales allant jusqu'à 280 km/h.
Selon l'organisation de protection des oiseaux BirdLife South Africa, plus de 6.000 volatiles sont tués chaque année dans les 33 parcs éoliens sud-africains.
Dont 10% d'espèces menacées d'extinction. Développé à la fin des années 2010, notamment au Kenya, le protocole d'arrêt sur demande est désormais mis en place dans le monde entier.
A Excelsior, les treize éoliennes qui fournissent de l'électricité à 40.000 foyers chaque jour sont régulièrement stoppées pour laisser passer sans risque les oiseaux.
Depuis 2020, huit oiseaux "prioritaires" ont été tués par les pales d'éoliennes, selon Clarissa Mars qui assure que le protocole a largement limité la mortalité des espèces menacées: "Cette année, aucun oiseau n'a été tué. J'en suis très heureuse."
Les chercheurs et défenseurs du busard maure sont moins enthousiastes.
La population de ces petits rapaces noirs aux ailes et à la queue striées de blanc est aujourd'hui estimée à 1.300 individus, essentiellement en Afrique du Sud.
- L'extinction par l'éolien ? -
Après la disparition de l'habitat causée par l'agriculture et le réchauffement climatique, les chocs avec les éoliennes sont une cause majeure de mortalité du busard maure.
Si le protocole d'arrêt sur demande a réduit de 100% la mortalité de certains oiseaux à Excelsior, comme le vautour chassefiente, ce n'est pas le cas du busard maure, plus petit et donc moins visible pour les observateurs.
"C'est l'une des premières espèces dont l'extinction peut être directement causée par l'éolien", alerte Rob Simmons, professeur à l'Université du Cap.
"Si on tuait trois à cinq busards maures adultes de plus par an à cause des parcs éoliens, la population disparaîtrait d'ici 75 à 100 ans", estime ce biologiste et ornithologue.
Il appelle à explorer de nouvelles techniques de protection comme celle consistant à peindre les pales des éoliennes.
"Les oiseaux ne voient pas les contrastes en noir et blanc aussi bien que nous, explique-t-il. Ils ne voient pas une pale blanche qui tourne dans un ciel nuageux. C'est très certainement pour cela qu'ils ne l'évitent pas."
Le chercheur a mené une expérimentation dans le parc éolien de Hopefield, au nord du Cap.
En 2023, l'entreprise sud-africaine Umoya a fait peindre des bandes rouges sur les pales de quatre éoliennes. Deux ans plus tard, la mortalité des oiseaux a baissé de 87%. La recherche pour rendre l'éolien plus respectueux de la biodiversité accélère depuis dix ans.
Mais, en pleine urgence climatique, est-ce un procès juste fait à cette source d'énergie renouvelable ? Pour Rob Simmons, c'est un cas d'école de "dilemme vert-vert".
"On ne peut pas sacrifier de nombreux oiseaux sur l'autel des énergies renouvelables et on ne peut pas continuer à brûler des carburants fossiles", observe le comportementaliste. Car au-delà du danger des pales: "certaines espèces comme le busard maure ne survivront pas au réchauffement climatique".
P.Petrenko--CPN