-
Budget britannique : un peu d'air promis aux ménages, sous l'œil des marchés
-
SK hynix : nouveau bond des bénéfices au troisième trimestre porté par l'IA
-
Taux directeurs : la Fed tentée par l'abstention avant les élections de mi-mandat aux États-Unis
-
Au début de sa visite dans les Caraïbes, Charles III reconnaît les "souffrances du passé"
-
Charles III, pressé sur l'esclavage, entame une visite dans les Caraïbes
-
Wall Street clôture en hausse avant la Fed
-
Wall Street clôture en hausse, prises de bénéfices avant la Fed
-
Plus de 2.500 commerces touchés par les violences dont un millier fortement dégradés, selon CCI France
-
Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique ou le capitalisme industriel tambour battant
-
Les Houthis disent avoir frappé la plus grande raffinerie saoudienne
-
Wall Street ouvre en hausse, attend la Fed
-
Jeu vidéo : les fans se mobilisent pour sauver la saga de science-fiction Mass Effect
-
Vente de SFR: le CSE de l'opérateur débouté d'une action en référé
-
L'UE veut renforcer Frontex et élargir ses pouvoirs d'expulsion de migrants
-
Le patron de Coopérative U évoque un "véritable effondrement de la consommation de carburant"
-
Eurovision : les Pays-Bas se retirent en raison de la question "sensible" d'Israël
-
Appels à réparations pour l'esclavage: Charles III en visite délicate aux Caraïbes
-
Dans une usine centenaire anglaise, Safran prépare l'aile de l'avion de demain
-
L'optimisation fiscale, possible piste pour financer les mesures sur les lycées, selon Amiel
-
Chine: Mbappé, accusé d'offense aux sentiments nationaux, fait face à une levée de boucliers
Pour les Ukrainiens, les femmes, les enfants... et les animaux d'abord !
Eux aussi ont fui la guerre avec les Ukrainiens: chiens et chats se retrouvent désormais par dizaines dans les centres d'accueil pour réfugiés, où ils posent un défi "inédit" et inattendu à la chaîne de l'accueil en France.
Anastasia Radchenko vient tout juste d'arriver de Pologne, avec sa fille et son fils, en ce vendredi de la mi-mars. A ses pieds, dans la salle d'attente du centre dédié aux déplacés du conflit ukrainien, à Paris, tout ce qu'elle a pu emmener dans une fuite précipitée: un sac à dos, un sac de voyage à roulettes et la niche de Lucky, un caniche blanc.
"On a dû tout quitter en 25 minutes", explique à l'AFP cette mère qui a fui le territoire séparatiste de Donetsk (est) "avec l'essentiel". Son mari est resté au combat.
"Comment pourrait-on laisser un ami si fidèle sous les bombardements ? Ce n'est pas possible", s’agace Anastasia Radchenko, surprise qu'on puisse seulement questionner cette présence canine.
Dans le centre, des dizaines de bêtes à poil accompagnent chaque jour les réfugiés, prenant parfois place dans des poussettes pendant que les enfants recommencent timidement à jouer.
Une population qui fuit vers la France avec autant d'animaux, "c'est inédit, on n'avait jamais vu ça auparavant", convient Sara Daneshvar, responsable pour l'association France terre d'asile des orientations du centre vers des hébergements.
- "Plus jamais seule" -
A tel point que le dispositif d'accueil sans précédent mis en place par l'Etat pour les Ukrainiens s'enraye, par endroits.
"Cela peut poser des problèmes, parce que certains hôtels n'acceptent pas les chiens. Ceux qui ont deux chiens doivent même aller dans des centres de transit, le temps qu'on se réorganise. Vers la province, on ne précise même plus aux hôtels qu'il y a des chiens, sinon on ne s'en sort plus", explique-t-elle.
Pour beaucoup, hors de question pour autant de se séparer de leurs boules de poils.
Ainsi d'Olga (elle a refusé de donner son patronyme), une mère de famille de 38 ans qui porte son bichon maltais blanc dans les bras.
Elle en avait fait la promesse le jour du premier bombardement tombé près de chez elle à Mykolaïv (sud). "On était descendus à l'abri en laissant la chienne à l'appartement. Quand on est remontés, elle pleurait, sa réaction était telle que je me suis dit que je ne la laisserais plus jamais seule", explique-t-elle sous les léchouilles du chiot de six mois.
C'est finalement le lundi 14 mars qu'elle a quitté la ville avec sa fille, après qu'une frappe russe eut raflé "une file d'attente pour du pain", assure-t-elle.
"On est parties en deux heures. On ne savait même pas dans quel pays on allait, on a juste fui", dit-elle, tandis que son amie Katja est "restée sous les bombes à Kharkiv pour ne pas abandonner ses chiens".
- Brigitte Bardot et SPA -
Le nombre d'animaux, lui, perturbe jusqu'aux évacuations des zones frontalières.
"Le problème ? c'est que les bus ne voulaient pas charger les animaux. C'est devenu un vrai sujet et il a fallu expliquer au Quai d'Orsay que les chiens aussi méritaient d'être sauvés", déplore Alice Barbe, qui coordonne depuis l'éclatement du conflit le 24 février des "convois citoyens" entre la France et la frontière ukraino-polonaise.
Dans le centre parisien, la SPA (société protectrice des animaux) a livré des croquettes, pour gérer l'urgence.
"En Pologne et en Allemagne, il y a beaucoup plus de soins pour les animaux. Ici, rien n'est préparé", remarque Ludmila Mirochnyk, 55 ans, dont l'appartement a été détruit à Kharkiv (nord) et qui a essuyé un refus d'hôtel à cause de son terrier gris.
Lundi, la Fondation Brigitte Bardot a annoncé sur Twitter un partenariat avec Vétérinaires pour tous, avec le soutien du ministère de l'Agriculture, "pour prendre en charge le coût du protocole sanitaire et les soins vétérinaires des animaux de compagnie des réfugiés ukrainiens".
Une prise en charge qui doit "alléger un peu" la "détresse de milliers de réfugiés qui ont tout perdu et dont la compagnie de leur animal est plus que précieuse dans ces temps difficiles".
A.Leibowitz--CPN