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ONU: la rencontre de Bachelet avec la princesse Latifa remonte à novembre
C'est en novembre que la princesse Latifa, fille du souverain de Dubaï qui avait affirmé l'an dernier être détenue en otage, a rencontré la Haute-Commissaire aux droits de l'homme à Paris, a indiqué l'ONU lundi.
Par ailleurs, dans une déclaration obtenue lundi par l'AFP, la princesse affirme "avoir eu un entretien long, positif et privé à Paris" avec Michelle Bachelet "pour faire valoir son droit à une vie privée, suite aux spéculations persistantes des médias à son sujet".
Elle "tient à dire clairement qu'elle vit comme elle le souhaite, qu'elle voyage comme elle le souhaite, qu'elle se porte parfaitement bien et qu'elle aimerait que les médias lui permettent de vivre en paix".
Vendredi, l'ONU avait fait état de cette rencontre avec Michelle Bachelet, sans en préciser la date, et avait indiqué dans un tweet que la princesse "a fait savoir à la Haute Commissaire qu'elle allait bien et (...) a exprimé le souhait que l'on respecte sa vie privée".
"La réunion a eu lieu fin novembre à Paris, alors que la Haute-Commissaire était en route vers le Burkina Faso et le Niger pour des visites officielles", a indiqué lundi à l'AFP une porte-parole du Haut-Commissariat, Elizabeth Throssell.
Cette rencontre a eu lieu "à la demande" de la princesse qui avait dit, dans des vidéos diffusées mi-février 2021 par des médias britanniques, être retenue en "otage" et craindre pour sa vie.
"Sa situation avait suscité de sérieuses inquiétudes au début de l'année 2021, et nous avions publiquement demandé des preuves de vie. Cette rencontre en tête-à-tête, qui s'est tenue en privé dans un hôtel à Paris, satisfait notre demande", a indiqué Mme Throssell.
"M. Niri Shan, du cabinet d'avocats Taylor Wessing, a assisté à la première partie de la réunion. Sheikha Latifa a dit à la Haute-Commissaire qu'il était son conseiller juridique", a-t-elle détaillé, en indiquant que la majeure partie de la réunion s'est déroulée en privé.
La photo accompagnant le tweet de vendredi montre les deux femmes côte à côte devant une bouche du métro parisien à la station Chaussée d'Antin, dans le 9ème arrondissement de la capitale française. Elles esquissent chacune un léger sourire.
Ce tweet a été publié "avec l'accord" de la princesse, a indiqué Mme Throssell.
La princesse, fille de Mohammed ben Rached al-Maktoum, dirigeant de l'émirat de Dubaï et Premier ministre des Emirats arabes unis, avait en vain tenté de s'évader en bateau de cette cité-Etat du Golfe en 2018, avant d'y être ramenée de force.
Ses proches ont ensuite transmis des vidéos dans lesquelles elle dit être enfermée dans une "villa transformée en prison" aux fenêtres condamnées et gardée par des policiers. Les services de Mme Bachelet, mais aussi des ONG dont Amnesty International ou encore le ministère britannique des Affaires étrangères avaient demandé des preuves de vie.
La Cour Royale avait alors assuré que la princesse était en sécurité et qu'elle n'avait jamais été arrêtée ou détenue.
J.Bondarev--CPN