-
La Mostra de Venise récompense "Woman Unknown" et remet les femmes en haut de l'affiche
-
Angleterre: des centaines de manifestants anti-migrants défilent à Portsmouth
-
Le patron d'Anthropic veut ralentir sur l'IA, Musk et Altman le soutiennent
-
Zelensky prêt à rencontrer Poutine au G20 à Miami, le Kremlin refuse
-
"Encore un soir": Céline Dion s'apprête à remonter sur scène, devant des fans bouillants
-
Le patron d'Anthropic appelle à ralentir la vitesse de développement de l'IA
-
Capgemini vend sa filiale critiquée pour son contrat avec la police américaine de l'immigration
-
"Encore un soir": Céline Dion à quelques heures de son grand retour sur scène
-
Le conseil de surveillance de Meta demande de ne pas remplacer le fact-checking par les notes de contexte
-
Ukraine: quatre morts dans des frappes russes nocturnes, dont deux dans une usine ArcelorMittal
-
Xi est arrivé en Inde pour le sommet des Brics en plein conflit au Moyen-Orient
-
"Widow's Bay" et "The Pitt" favoris pour les Emmy Awards
-
Venezuela : la province accuse Caracas de lui prendre son électricité
-
En Californie, l'érosion côtière conduit à l'annulation d'un festival de musique
-
Le Bhoutan parie sur la noisette pour l'avenir de son agriculture
-
Crimes de guerre, journalisme et oppression des femmes : fin d'une édition très politique pour la Mostra de Venise
-
Lady Gaga a eu son premier enfant, selon des médias américains
-
Le bilan de l'incendie dans l'est de la RDC monte à 26 écoliers tués
-
Wall Street se ressaisit, poussée par le répit sur l'énergie
-
Du Yémen à la Centrafrique, l'IA d'Anthropic prisée pour surveillance, propagande ou armement
-
Jeux vidéo: Roblox va permettre de jouer hors de l'application et mieux payer les créateurs
-
BHV Marais : 150 personnes rassemblées vendredi contre la direction et "ses mensonges"
-
Les députés britanniques refusent de légaliser l'aide à mourir
-
60 millions de consommateurs: Niel "ne peut garantir l'indépendance éditoriale", dénoncent élus et associations
-
La Bourse de Paris termine en hausse, le "spread" franco-allemand au plus haut depuis 2012
-
Toujours trop d'inflation aux États-Unis, une hausse des taux de la Fed se profile
-
Spatial: l'Américain Vast mise sur l'Europe pour briser le monopole d'Elon Musk
-
Les Houthis du Yémen s'emparent du stratégique détroit de Bab el-Mandeb
-
"Impossible de lancer le ballon": quand la tête parasite le mouvement
-
Philippines : 30 corps découverts à bord de l'épave d'un ferry
-
Wall Street repart en avant, peu impressionnée par l'inflation américaine
-
En Inde, Poutine et Pezeshkian ouvrent les échanges des dirigeants des Brics
-
Norvège: la soeur du roi Harald meurt deux semaines après son frère
-
Duralex: trois candidats repreneurs confirmés à la clôture des offres
-
Un quart de siècle après, New York commémore le 11-Septembre
-
L'inaction en matière climatique risque d'avoir un coût majeur sur le PIB, prévient Bercy
-
L'Italienne Emma Bonino, figure du féminisme, est morte
-
Polémique après la suppression par France Télévisions du replay de propos d'Adèle Haenel sur Israël
-
Enquête élargie sur les risques d'une carrière d'Imerys accusée de pollution
-
La Bourse de Paris prend un peu de hauteur avant l'inflation américaine
-
Trains à batterie: Alstom décroche un contrat de 1,2 milliard d'euros au Royaume-Uni
-
"Pour que tu m'aimes encore" et "Notre Père": ces grands événements qui vont doper le tourisme en France
-
La croissance britannique soutenue par l'IA en juillet, coup de pouce pour le gouvernement
-
Les Bourses européennes naviguent en hausse dans un contexte agité
-
Derrière l'impuissance des politiques sur le pouvoir d'achat, une colère sourde
-
Captures de dauphins: un nouveau mois sans pêche début 2027 dans le golfe de Gascogne
-
Des chercheurs entrevoient une "révolution" des prévisions grâce à l'IA et aux données climatiques
-
"Ça devrait inquiéter chaque ministre des Finances": la surchauffe des océans, l'autre menace
-
Canicules, orages: "l'été le plus chaud" va forcer l'adaptation du train
-
Elon Musk menace de poursuites les producteurs d'un documentaire qui lui est consacré
Pour Thomas Pesquet, le spatial ne doit pas être "une tour de verre"
Le secteur spatial "ne doit pas être une tour de verre" mais montrer qu'il est un "service public", estime l'astronaute Thomas Pesquet dans un entretien à l'AFP à l'occasion de la remise des prix de la Space Game Jam 99 à Paris.
Ce concours de création de jeux vidéos autour des enjeux spatiaux et environnementaux a été créé par la Fondation de l'Espace qu'il préside et qui a pour vocation de rapprocher le monde du spatial de la société.
QUESTION : Pourquoi y a-t-il un besoin de rendre visibles les bénéfices du spatial au grand public?
REPONSE: Le spatial est de plus en plus chaque jour dans la vie des gens: les smartphones, le GPS, internet, la météo... Mais quelque part, on se sent assez distant, c'est quelque chose qu'on ne peut pas toucher du doigt.
On veut dire aux gens: +regardez, le spatial, ce n'est pas un truc dans une tour de verre fait par des ingénieurs du Cnes (l'agence spatiale française, ndlr). C'est un service public, quelque chose qu'on fait pour vous+.
Q : Un important volet de la Fondation porte sur l'éducation. Y a-t-il a un déficit de vocation des jeunes par rapport aux besoins ?
R : Dans le monde de demain, dans l'Europe de demain, on va avoir besoin de répondre à des challenges techniques, technologiques, scientifiques. On se demande si on aura assez d'ingénieurs. Peut-être que les gens ont un peu plus de mal à se tourner vers ces filières au détriment d'autres par exemple dans des quartiers qui sont un peu plus défavorisés, ou parmi les filles alors qu'elles sont aussi bonnes, sinon meilleures, que les garçons.
Q : L'espace peut-il encore être un lieu de collaboration internationale ?
R : C'est justement quand les choses deviennent difficiles qu'il faut serrer les rangs. Il faut porter une vision du spatial qui soit raisonnée, raisonnable, multilatérale. Et en Europe, on est un peu les champions de cette histoire-là. On veut s'occuper des débris spatiaux, on veut s'occuper du réchauffement climatique depuis l'espace. Au moment où ces voix-là sont peut-être un peu moins entendues dans le monde, c'est à nous de les porter encore plus fort.
Q : Vous êtes envoyé spécial du sommet spatial international qui se tiendra à Paris en septembre. En quoi consiste ce rôle ?
R : Etre une force de proposition, notamment dans mon domaine: l'exploration. Aujourd'hui, on sent bien qu'on aimerait avoir une position plus européenne sur beaucoup de sujets: Artemis (le programme de retour sur la Lune, ndlr), l'accès à l'espace, Ariane... Ce qu'on essaie de préparer en amont, ce sont des positions communes. Evidemment, ça se passe au niveau des chefs d'État et de gouvernement. Mais moi, ce que j'appelle de mes voeux, c'est de retrouver, surtout au niveau européen, une unité qui nous permettra d'aller de l'avant.
Q : Vous venez de réussir l'examen pour être pilote d'essai. C'était une corde qui manquait à votre arc?
R: Pour le programme Artemis, la Nasa a mis beaucoup l'accent sur la qualification de pilote d'essai, d'ingénieur d'essai, parce qu'on se dit, c'est du matériel nouveau, des missions qui sont un peu différentes que ce qu'on a eu l'habitude de faire pendant 20 ans. Il va falloir retrouver un peu cet esprit pionnier qu'on avait dans les années 60-70. Ca me permet d'augmenter un petit peu ma liste de compétences. Après, je ne suis pas le seul et tout le monde est très compétent, notamment en France. C'est sûr qu'on en a tous envie, mais ce qui compte, c'est que collectivement, on y aille.
Q : Que représenterait, que ce soit vous ou quelqu'un d'autre, qu'un Français aille sur la Lune ?
R : Le symbole, c'est qu'on peut rêver de tout. Imaginez un peu la puissance, la confiance, le rêve que ça peut donner aux gens. C'est insuffler du dynamisme dans une société.
A.Agostinelli--CPN