-
Budget britannique : un peu d'air promis aux ménages, sous l'œil des marchés
-
SK hynix : nouveau bond des bénéfices au troisième trimestre porté par l'IA
-
Taux directeurs : la Fed tentée par l'abstention avant les élections de mi-mandat aux États-Unis
-
Au début de sa visite dans les Caraïbes, Charles III reconnaît les "souffrances du passé"
-
Charles III, pressé sur l'esclavage, entame une visite dans les Caraïbes
-
Wall Street clôture en hausse avant la Fed
-
Wall Street clôture en hausse, prises de bénéfices avant la Fed
-
Plus de 2.500 commerces touchés par les violences dont un millier fortement dégradés, selon CCI France
-
Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique ou le capitalisme industriel tambour battant
-
Les Houthis disent avoir frappé la plus grande raffinerie saoudienne
-
Wall Street ouvre en hausse, attend la Fed
-
Jeu vidéo : les fans se mobilisent pour sauver la saga de science-fiction Mass Effect
-
Vente de SFR: le CSE de l'opérateur débouté d'une action en référé
-
L'UE veut renforcer Frontex et élargir ses pouvoirs d'expulsion de migrants
-
Le patron de Coopérative U évoque un "véritable effondrement de la consommation de carburant"
-
Eurovision : les Pays-Bas se retirent en raison de la question "sensible" d'Israël
-
Appels à réparations pour l'esclavage: Charles III en visite délicate aux Caraïbes
-
Dans une usine centenaire anglaise, Safran prépare l'aile de l'avion de demain
-
L'optimisation fiscale, possible piste pour financer les mesures sur les lycées, selon Amiel
-
Chine: Mbappé, accusé d'offense aux sentiments nationaux, fait face à une levée de boucliers
Pour Thomas Pesquet, le spatial ne doit pas être "une tour de verre"
Le secteur spatial "ne doit pas être une tour de verre" mais montrer qu'il est un "service public", estime l'astronaute Thomas Pesquet dans un entretien à l'AFP à l'occasion de la remise des prix de la Space Game Jam 99 à Paris.
Ce concours de création de jeux vidéos autour des enjeux spatiaux et environnementaux a été créé par la Fondation de l'Espace qu'il préside et qui a pour vocation de rapprocher le monde du spatial de la société.
QUESTION : Pourquoi y a-t-il un besoin de rendre visibles les bénéfices du spatial au grand public?
REPONSE: Le spatial est de plus en plus chaque jour dans la vie des gens: les smartphones, le GPS, internet, la météo... Mais quelque part, on se sent assez distant, c'est quelque chose qu'on ne peut pas toucher du doigt.
On veut dire aux gens: +regardez, le spatial, ce n'est pas un truc dans une tour de verre fait par des ingénieurs du Cnes (l'agence spatiale française, ndlr). C'est un service public, quelque chose qu'on fait pour vous+.
Q : Un important volet de la Fondation porte sur l'éducation. Y a-t-il a un déficit de vocation des jeunes par rapport aux besoins ?
R : Dans le monde de demain, dans l'Europe de demain, on va avoir besoin de répondre à des challenges techniques, technologiques, scientifiques. On se demande si on aura assez d'ingénieurs. Peut-être que les gens ont un peu plus de mal à se tourner vers ces filières au détriment d'autres par exemple dans des quartiers qui sont un peu plus défavorisés, ou parmi les filles alors qu'elles sont aussi bonnes, sinon meilleures, que les garçons.
Q : L'espace peut-il encore être un lieu de collaboration internationale ?
R : C'est justement quand les choses deviennent difficiles qu'il faut serrer les rangs. Il faut porter une vision du spatial qui soit raisonnée, raisonnable, multilatérale. Et en Europe, on est un peu les champions de cette histoire-là. On veut s'occuper des débris spatiaux, on veut s'occuper du réchauffement climatique depuis l'espace. Au moment où ces voix-là sont peut-être un peu moins entendues dans le monde, c'est à nous de les porter encore plus fort.
Q : Vous êtes envoyé spécial du sommet spatial international qui se tiendra à Paris en septembre. En quoi consiste ce rôle ?
R : Etre une force de proposition, notamment dans mon domaine: l'exploration. Aujourd'hui, on sent bien qu'on aimerait avoir une position plus européenne sur beaucoup de sujets: Artemis (le programme de retour sur la Lune, ndlr), l'accès à l'espace, Ariane... Ce qu'on essaie de préparer en amont, ce sont des positions communes. Evidemment, ça se passe au niveau des chefs d'État et de gouvernement. Mais moi, ce que j'appelle de mes voeux, c'est de retrouver, surtout au niveau européen, une unité qui nous permettra d'aller de l'avant.
Q : Vous venez de réussir l'examen pour être pilote d'essai. C'était une corde qui manquait à votre arc?
R: Pour le programme Artemis, la Nasa a mis beaucoup l'accent sur la qualification de pilote d'essai, d'ingénieur d'essai, parce qu'on se dit, c'est du matériel nouveau, des missions qui sont un peu différentes que ce qu'on a eu l'habitude de faire pendant 20 ans. Il va falloir retrouver un peu cet esprit pionnier qu'on avait dans les années 60-70. Ca me permet d'augmenter un petit peu ma liste de compétences. Après, je ne suis pas le seul et tout le monde est très compétent, notamment en France. C'est sûr qu'on en a tous envie, mais ce qui compte, c'est que collectivement, on y aille.
Q : Que représenterait, que ce soit vous ou quelqu'un d'autre, qu'un Français aille sur la Lune ?
R : Le symbole, c'est qu'on peut rêver de tout. Imaginez un peu la puissance, la confiance, le rêve que ça peut donner aux gens. C'est insuffler du dynamisme dans une société.
A.Agostinelli--CPN