-
Budget britannique : un peu d'air promis aux ménages, sous l'œil des marchés
-
SK hynix : nouveau bond des bénéfices au troisième trimestre porté par l'IA
-
Taux directeurs : la Fed tentée par l'abstention avant les élections de mi-mandat aux États-Unis
-
Au début de sa visite dans les Caraïbes, Charles III reconnaît les "souffrances du passé"
-
Charles III, pressé sur l'esclavage, entame une visite dans les Caraïbes
-
Wall Street clôture en hausse avant la Fed
-
Wall Street clôture en hausse, prises de bénéfices avant la Fed
-
Plus de 2.500 commerces touchés par les violences dont un millier fortement dégradés, selon CCI France
-
Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique ou le capitalisme industriel tambour battant
-
Les Houthis disent avoir frappé la plus grande raffinerie saoudienne
-
Wall Street ouvre en hausse, attend la Fed
-
Jeu vidéo : les fans se mobilisent pour sauver la saga de science-fiction Mass Effect
-
Vente de SFR: le CSE de l'opérateur débouté d'une action en référé
-
L'UE veut renforcer Frontex et élargir ses pouvoirs d'expulsion de migrants
-
Le patron de Coopérative U évoque un "véritable effondrement de la consommation de carburant"
-
Eurovision : les Pays-Bas se retirent en raison de la question "sensible" d'Israël
-
Appels à réparations pour l'esclavage: Charles III en visite délicate aux Caraïbes
-
Dans une usine centenaire anglaise, Safran prépare l'aile de l'avion de demain
-
L'optimisation fiscale, possible piste pour financer les mesures sur les lycées, selon Amiel
-
Chine: Mbappé, accusé d'offense aux sentiments nationaux, fait face à une levée de boucliers
Des funérailles sans corps, une semaine après la crue au Népal et en Chine
Avec des chances de plus en plus faibles de retrouver les corps des milliers de disparus dans la coulée de boue du 26 août au Népal, des familles se résolvent à organiser des cérémonies funéraires symboliques pour "libérer les âmes" de leurs proches dont on n'a pas retrouvé les dépouilles.
Tel est le cas de Dolma Newar Tamang dans la région de Nuwakot, qui s'y est résolue après avoir passé plusieurs jours à fouiller les refuges et les morgues à la recherche de son mari.
"Nous devions le faire pour libérer son âme, afin qu'il soit en paix et heureux où qu'il soit", a-t-elle expliqué à l'occasion de ces funérailles, entourée de son fils en larmes.
Son époux était en route pour la Chine et devait passer par le poste-frontière de Gyirong, épicentre de la catastrophe, lorsque la catastrophe s'est produite.
"J'ai vu les informations et je l'ai appelé", a raconté Dolma Newar Tamang à l'AFP. "J'ai appelé à plusieurs reprises, mais il n'a jamais répondu."
Les secours ont récupéré plus de 1.100 corps sans vie, et près de 4.500 personnes sont portées disparues une semaine après qu'une gigantesque vague d'eau glacée, de roche et de boue a déferlé suite à l'effondrement d'un glacier en haute altitude à la frontière entre le Népal et le Tibet en Chine.
Les secours gardent l'espoir de retrouver des survivants, en particulier dans les nombreux tunnels des centrales hydroélectriques de la région, où ils n'ont pour l'heure retrouvé que des corps inanimés.
"Les miracles existent", a déclaré le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, lors d'une interview à l'AFP mardi, disant ne "pas perdre complètement espoir".
- "Responsabilité mondiale" -
La colère grandit face à l'ampleur des destructions qui ont frappé le Népal, un pays essentiellement rural de 30 millions d'habitants qui contribue peu aux émissions responsables du réchauffement climatique générées par les nations riches et industrialisées, mais en subit de lourdes conséquences.
"Le changement climatique résulte d'une action mondiale, et la réponse aux catastrophes relève également d'une responsabilité mondiale", a asséné le Premier ministre Balendra Shah sur Facebook, rappelant que la région himalayenne est particulièrement vulnérable.
Les scientifiques relèvent que la plus haute chaîne de montagnes du monde se réchauffe plus rapidement que la moyenne, avec à la clé une fonte accélérée des glaciers qui fait planer la menace d'une multiplication des catastrophes.
Le bilan de celle du 26 août s'est encore alourdi mercredi, à 1.114 morts et 3.916 disparus pour le seul côté népalais, où les morgues sont saturées et où les autorités ont dû faire enterrer des centaines de corps non identifiés après avoir procédé à des prélèvements d'ADN.
Il s'agit pour le Népal de la pire catastrophe depuis le séisme de 2015, qui avait fait quelque 9.000 victimes dans la région de Katmandou.
Côté chinois, les médias d'Etat chinois ont fait état de 16 morts et 546 disparus, un bilan que des Tibétains en exil jugent sous-évalué.
Cela porte le total provisoire des victimes de la catastrophe à 1.130 morts et 4.462 disparus. Au moins 17 corps ont été repêchés en Inde, dans des rivières en aval.
Plusieurs pays ont offert leur aide, mais Katmandou a souligné que les coûts de reconstruction pourraient s'élever à "plusieurs milliards de dollars".
Mercredi, après "plusieurs jours de travaux de réparations menés 24 heures sur 24", l'accès routier au poste-frontière de Gyirong a été rétabli côté chinois, ont indiqué les médias d'Etat de ce pays.
Les journalistes étrangers ne sont pas autorisés à travailler au Tibet, territoire chinois, et Pékin contrôle étroitement les sources d'information dans la région.
En réponse aux groupes de défense de la cause tibétaine qui accusent la Chine de largement sous-estimer le bilan des inondations, Pékin a assuré que les informations ont été diffusées de manière "ouverte, transparente et rapide".
burs/hmn/ega/phs
A.Zimmermann--CPN